Les incontournables

Les incontournables

de retour à anthéa avant une reprise parisienne au théâtre des variétés

mardi 4 janvier 2022 à 20h00
mercredi 5 janvier 2022 à 20h30
vendredi 7 janvier 2022 à 20h30

l’histoire |
Harpagon n’aime que son argent et soupçonne tout le monde de vouloir le lui voler. Pour marier ses deux enfants, il a fait le choix d’une riche veuve pour son fils Cléante et pour sa fille, Élise, du seigneur Anselme, un homme mûr, noble et fort riche. Harpagon est pressé de caser ses enfants pour épouser lui-même une jeune fille pauvre, Marianne, dont la beauté l’a charmé...

ce qu’ils en disent |
Une pièce d’une étonnante modernité, psychologiquement fascinante. L’histoire de l’Avare, comme de toutes les autres grandes œuvres de Molière, est l’histoire d’une passion effrénée, sinon folle, qui finit par troubler l’ordre social. À l’inverse de Dom Juan qui existe dans la dépense, il s’agit là d’une passion de la restriction, du retour vers soi, de la retenue, du revenu. Harpagon, pour qui tous les moyens de lutter contre la mort sont bons, cherche avidement ce qui lui semble éternel – l’argent – et ce qui peut lui insuffler une nouvelle vie, la jeunesse de Marianne... L’or, à l’évidence, ne pouvait assouvir sa faim ; extérieur à lui, il ne pouvait que vouer Harpagon à l’échec et à l‘angoisse. Et cet échec a vraiment débuté lorsqu’Harpagon, fasciné par Marianne, comme Arnolphe par Agnès ou Alceste par Célimène, a commencé à désirer passionnément celle qui pourrait être sa petite fille... Alors, tout va se dérégler, les rôles vont s’inverser, les fils vont prendre le pouvoir, les valets trouveront l’or caché et l’avidité d’Harpagon deviendra l’avarice. Daniel Benoin

ce qu’ils en pensent |
On se dit que voilà une mise en scène intelligente, qui ne sollicite pas outre mesure les vains plaisirs de la «  relecture  », sans toutefois se priver, ici ou là, de clins d’yeux malins au goût du jour. Benoin suit la donne classique, sans l’adorner d’un trop de petites trouvailles énervantes. Son travail fait penser aux leçons de Planchon, celui d’avant, qui rajeunit notre vision de Molière sans encore l’égarer sur des chemins de traverse. Jean-Pierre Léonardini, L’Humanité
Daniel Benoin révèle l’humanité grinçante de cette cruelle histoire, où la fougue de la jeunesse ravive un monde abîmé par l’avarice. Avec un remarquable Michel Boujenah. La Terrasse
Comment être surpris par un Avare de plus ? Celui-là émerveille. Il arrive parfois que le théâtre soit inspiré. Le Canard Enchainé

création française de la pièce événement post-11 septembre

mardi 26 avril 2022 à 20h00
mercredi 27 avril 2022 à 20h30
jeudi 28 avril 2022 à 20h00
vendredi 29 avril 2022 à 20h30
samedi 30 avril 2022 à 20h30
mardi 3 mai 2022 à 20h00
mercredi 4 mai 2022 à 20h30
jeudi 5 mai 2022 à 20h00
vendredi 6 mai 2022 à 20h30
samedi 7 mai 2022 à 20h30
mardi 10 mai 2022 à 20h00
mercredi 11 mai 2022 à 20h30
jeudi 12 mai 2022 à 20h00
vendredi 13 mai 2022 à 20h30
samedi 14 mai 2022 à 20h30

L’histoire
Amir avocat en vue au barreau de New York a rejeté son héritage musulman afin de faire carrière dans un milieu où les juifs sont largement majoritaires. Il est marié à Emily, une artiste, belle, blonde, bourgeoise. Amené à défendre un imam local accusé, probablement à tort, de financement de terrorisme, la question de l’appartenance politique d’Amir est soulevée dans la presse. La pièce se déroule à l’occasion d’un dîner avec Isaac, un conservateur d’art, juif, et Jory, sa femme afro-américaine. Ce qui s’annonçait comme une soirée agréable dégénère en affrontement violent autour des thèmes de l’origine ethnique, de la religion et de la politique dans l’Amérique d’aujourd’hui. Le couple formé par Amir et Emily ne devrait pas en sortir indemne.

ce qu’ils en disent
Cette pièce raconte l’histoire d’un personnage qui fait une expérience difficile : perdre sa religion, sa communauté, mais se sentir toujours connecté à ce passé et à ces personnes. Ressentir un amour profond pour ce passé mais avoir l’impression de ne pas en faire partie. Voilà l’histoire que j’ai voulu raconter. Ayad Akhtar
La pièce dépasse la bienséance et les non-dits. Elle échappe à tout manichéisme, car chacun y défend son point de vue, de façon non intellectuelle, selon le vécu de chaque personnage, qu’il soit musulman ou juif, noir ou blanc, homme ou femme. Tout finissant par devenir peu à peu un terrain dangereux. Pierre Laville
Cela fait plusieurs années que je cherchais la possibilité de mettre en scène cette formidable pièce si représentative des tensions du monde d’aujourd’hui. Depuis peu, les droits m’ont été accordés et Sami Bouajila a accepté de l’interpréter au milieu d’une distribution éclatante. C’est pour moi une forme de retour à un théâtre plongé dans le monde contemporain et qui le regarde avec acuité et sans complaisance. Daniel Benoin

anthéa, théâtre d’Antibes
260, avenue Jules Grec 06600 Antibes • 04 83 76 13 00
contact@anthea-antibes.fr • www.anthea-antibes.fr