Tout le Théâtre

Tout le Théâtre

la nouvelle création anthéa du comédien sami bouajila, récompensé au festival de cannes, nommé aux césars et à la mostra de venise...

Sami Bouajila, seul en scène, donne vie au texte poétique et inspiré d’Émilie Frèche qui s’attache sans relâche aux destins brisés par la grande Histoire, celle de l’Algérie et de la France.

Novembre

mardi 3 - 20h30
mercredi 4 - 21h00
jeudi 5 - 20h30
vendredi 6 - 21h00
samedi 7 - 21h00

l’histoire | Un homme seul, dépossédé de tout, un prince... La ville l’a rejeté avec d’autres dans un non-lieu périphérique où il a planté sa tente. Désormais, il ne lui reste plus qu’à chercher à mettre des mots sur son histoire inaboutie. Commence alors un voyage immobile à travers ses fictions car c’est d’elles que vient la connaissance. Les fantômes sur- gissent et en particulier celui du père. Comment choisir entre la trahison et la fidélité au souvenir de cet héritage qui le hante ? Une quête faite de poésie pour retrouver un paradis perdu où tout serait apaisé.
 

ce qu’ils en disent | Si j’ai décidé de m’aventurer dans ce récit en tant qu’in- terprète et coproducteur, c’est avant tout pour sa résonance avec mon histoire, mes doutes existentiels et parce qu’il me renvoie à l’une des préoccupations pre- mières de nombreux comédiens, celle de mettre en jeu dans la fiction des expé- riences profondes, comme il en existe dans la vie à travers des rôles qui ne sont pas des caricatures d’êtres humains. Sami Bouajila

reprise de la dernière création du collectif 8

1984 est-il encore une fiction ? C’est la question que le Collectif 8 estime urgent de poser dans sa nouvelle création à travers une adaptation scénique et vidéo de l’incontournable dystopie d’Orwell.

Novembre

jeudi 12 - 20h30
vendredi 13 - 21h00
samedi 14 - 21h00
dimanche 15 - 16h00
mardi 17 - 20h30
mercredi 18 - 21h00
jeudi 19 - 20h30
vendredi 20 - 21h00

l’histoire | Dans un monde divisé en trois super- puissances qui se disputent une quatrième zone, toutes les vérités sont renversées afin que la population demeure soumise et soit heureuse de l’être. Le langage est vidé de son sens, remplacé par une « novlangue » au service de la « double pensée ». Deux minutes quotidiennes d’hystérie collective cimentent les passions populaires contre un ennemi chimérique tandis que Big Brother, entité omniprésente et désincarnée sur- veille la population à travers des « télécrans ». Winston Smith travaille à la réécriture perma- nente de l’Histoire au ministère de la Vérité. Il noue une liaison clandestine avec une collègue,Julia, qui lui transmet ses rêves de liberté…
 

ce qu’ils en disent | Monter 1984 aujourd’hui est pour nous d’une nécessité artistique vitale : surveillance, manipulation de la pensée et de l’information, reformatage de la pensée, purita- nisme et communautarisme, appauvrissement du langage et de la pensée, restriction des liber- tés d’expression, état d’urgence… Autant de manifestations sociétales de notre temps qui sont prédites dans ce roman visionnaire et qui nous donnent le sentiment profond d’une urgence irrépressible. Gaële Boghossian

albert camus visionnaire, dans un spectacle qui a fait le tour du monde

Avec cette pièce d’Albert Camus, on croyait avoir affaire à une allégorie transparente mais la réalité de la pandémie que nous venons de vivre s’est chargée d’en donner une lecture absolument saisissante d’actualité.

Novembre
mardi 17 - 20h00
mercredi 18 - 20h30

l’histoire | L’État de siège est une fable politique. Dans une ville tranquille et somnolente où le Gouverneur se félicite qu’il ne se passe rien, un homme est soudain foudroyé sur un marché par un mal inconnu. Aussitôt, surgi de nulle part, un tyran opportuniste nommé la Peste s’empare du pouvoir. Aidé par sa secrétaire (la Mort) il recrute de serviles larbins, nihilistes, corrompus et ambitieux. L’état de siège est proclamé. Toutes les libertés sont suspen- dues, une réglementation répressive et contradictoire musèle la population, la terreur est entretenue par la Peste qui contamine ses sujets au hasard. Victoria et Diego, un jeune couple d’amoureux, choisissent de se révolter…
 

ce qu’ils en disent | Mon but avoué était d’arracher le théâtre aux spéculations psychologiques et de faire retentir sur nos scènes murmurantes les grands cris qui courbent ou libèrent aujourd’hui des foules d’hommes. Albert Camus
Le thème de la pièce est celui de la peur. La pièce se situe dans une ville où les alarmes se déclenchent : on comprend que la peste est présente et qu’elle va se répandre. Un monde d’acceptation et de normalisa- tion va se mettre en place, organisé par la peste. Mais Diego et Victoria résistent. Victoria, la victoire, vainc sa propre peur pour accepter un dialogue avec elle- même ; elle va croire en l’amour, en l’autre ; elle a besoin d’une promesse pour que le monde ne courre pas à sa perte. Emmanuel Demarcy-Mota
 

ce qu’ils en pensent | Une allégorie vertigineuse, un mythe moderne inventé par Albert Camus avec une liberté fascinante. Un théâtre total et choral, à la fois véridique et poétique. Valérie Guédot, France Inter

L’occasion pour beaucoup de découvrir un aspect méconnu de l’auteur du Mythe de Sisyphe et de L’Homme révolté. Jean Chollet, Webthéâtre

On est sorti groggy de cet État de siège tout en recon- naissant l’utilité de monter cette pièce dans l’am- biance nauséabonde de l’époque. Stéphane Capron, sceneweb.fr

éric métayer seul en scène dans son molière 2008

Molière du Seul en scène en 2008, Éric Métayer reprend les commandes de la pièce qu’il a créée en France et accomplit la performance d’être en même temps 32 personnages.

Novembre
mardi 24 - 20h30
mercredi 25 - 21h00
jeudi 26 - 20h30
vendredi 27 - 21h00

l’histoire | Acteur au chômage, Sam a trouvé un emploi de stan- dardiste au service des réservations dans un grand restaurant pour mettre un peu de beurre dans les épinards. Son travail consiste à répondre aux appels incessants de clients impatients et exigeants quand il ne s’agit pas de prendre les communications internes et autoritaires du patron, celles des collègues plus ou moins bienveillants, à quoi s’ajoutent les coups de fil personnels de son père, d’un ami, etc. Bref tout un monde au bout du fil. On assiste à un défilé permanent de silhouettes absentes de scène mais hautes en couleur toutes assumées et incarnées quasi simultanément par un contorsionniste du verbe.
 

ce qu’ils en disent | Le comédien virtuose passe en quelques secondes du burlesque à la tragédie. En artiste caméléon, seul face à une méchante table de bois censée figurer son standard, Éric Métayer est d’une admirable légèreté. Fabienne Pascaud, Télérama

Un record de virtuosité. Ne plus créer un seul personnage mais plusieurs, mais beaucoup, mais une foule, c’est le rêve du comé- dien qui aime aller aux limites de son art et de la comédie. Gilles Costaz, Les Échos

Éric Métayer est un acteur d’une espèce très rare, un animal poly- morphe et polyphonique, doué d’un système moteur extravagant, d’une énergie fabuleuse et d’une élasticité physique peu com- mune. Armelle Héliot, Le Figaro

incroyable mise en scène d’alexandra tobelaim, originaire de cannes et maintenant directrice d’un centre dramatique national

S’emparant du texte bouleversant de Jean-René Lemoine sur l’assassinat de sa mère en Haïti, Alexandra Tobelaim le transcende et parvient à lui donner une dimension universelle

Décembre
mardi 1er - 20h00

l’histoire | Un fils s’adresse à sa mère par-delà la mort violente et soudaine qui l’a frappée. Il cherche à com- bler les manques, tout ce qu’il n’a pas su ou pu lui dire quand elle était encore là, tout ce qui a été remis à un plus tard qui ne s’est jamais présenté. Les images déferlent alors en émotions contradictoires, évoca- tions de l’enfance et d’une relation ambivalente, tou- jours aimante mais conflictuelle, visions fugaces du pays natal… Alexandra Tobelaim y a perçu une polypho- nie qui lui a inspiré l’idée d’un spectacle-concert. Trois comédiens et trois musiciens prennent en charge la voix du fils pour en rendre les diverses nuances et dire l’amour au-delà de la mort.
 

ce qu’ils en disent | La nécessité d’enquêter sur la mort de la mère amène une nécessité encore plus grande qui est de se retourner sur cette vie commune, celle du fils et de la mère, avec tout ce que cela com- porte comme conflits, comme douleur, comme vio- lence dans l’adolescence, et aussi comme amour. C’est un chant d’amour dit après, peut-être dit trop tard, mais peu importe… Car tout le texte fonctionne sur l’idée suivante : peut-on donner un rendez-vous à quelqu’un qui n’est plus là ? Jean-René Lemoine

ce qu’ils en pensent | Alexandra Tobelaim fait de cette élégie à la mère un chant par-delà la mort boulever- sant. Ce cri d’amour livré à retardement, ces mots, que l’on voudrait avoir exprimés à temps, résonnent en chacun de nous, avec une insistance tenace. Parce que vertigineux et universels. Coralie Bonnefoy, La Croix

Face à la mère fait parti de ces textes qui grandissent lorsque vous vous retrouvez seul avec. Des images, des bribes de mots, vous habitent, vous hantent et vous poussent à la réflexion. Alexandra Tobelaim signe avec cette création une pièce que l’on peut qualifier de pièce de la maturité. Laurent Bourbousson, Ouverts aux publics

En ne plaçant que des hommes au plateau, Alexandra prend le parti de ne pas rendre visible la mère. Une fois de plus, elle mobilise le spectateur en lui offrant des surfaces de projection dans lesquelles il est actif, acteur d’une conversation. Marie Anezin, Ventilo n°415

d’après la plus importante tragédie de sophocle

Après son adaptation iconoclaste d’Andromaque, Nelson-Rafaell Madel poursuit son exploration des grandes figures de la tragédie avec un regard neuf et une oreille musicale qui nous éclairent.

Décembre
mardi 8 - 20h30
mercredi 9 - 21h00
jeudi 10 - 20h30

l’histoire | L’histoire d’Antigone a traversé les millé- naires : ses deux frères, Étéocle et Polynice s’étant entretués pour le trône de Thèbes, le roi Créon refuse d’accorder une sépulture à Polynice. Quiconque osera l’enterrer dignement sera puni de mort. Antigone refuse d’obéir. Pour ce spectacle vivant, c’est en musique et en chants qu’Œdipe, Jocaste, Étéocle, Polynice et Ismène, forment avec Antigone un groupe mythique afin de transmettre une légende qui n’en finit pas de poser les bonnes questions.
 

ce qu’ils en disent | Il est difficile de mettre des mots sur ce qui dicte le choix sensible et pulsionnel d’Antigone : une malédiction ancestrale qu’elle ne pourrait pas nom- mer ? Une blessure profonde non cicatrisée ? Une mémoire invisible qui ne saurait se taire ? Les destinées désastreuses de sa mère et son père ? Ou simplement l’amour qu’elle porte à son frère ? Nelson-Rafaell Madel

de la bd à la scène, un époustouflant succès !

Adaptation scénique réjouissante de la bestsellerissime et multiprimée bande dessinée de Fabcaro.

Décembre
vendredi 11 - 20h30
samedi 12 - 20h30

l’histoire | À la caisse d’un supermarché, Fabrice, des- sinateur de BD de son état, se trouve dans l’impossibi- lité de fournir la carte du magasin quand la caissière la lui demande. Il a beau fouiller ses poches, rien. Elle doit être restée dans son autre pantalon. Face à cet oubli, la caissière, paniquée, appelle la sécurité. Notre héros prend la fuite. La machine s’emballe. En quelques heures, il devient l’ennemi public numéro un, son cas divise la France… Alors une question se pose : Ne pour- rait-on pas laisser sa chance à quelqu’un qui a peut- être effectivement laissé sa carte de fidélité dans la poche de son autre pantalon ?
 

ce qu’ils en disent | Nous donnons au spectacle la forme d’une fiction radiophonique en public. C’est un dispositif avant tout sonore qui fait travailler l’imagi- naire du spectateur en suggérant des décors, des inté- rieurs, des extérieurs, des accidents de voitures ou des chorales de gospel qui nous permet d’être aussi libres qu’un dessinateur. Il s’agit d’une partition d’une grande adaptabilité. Il s’agit d’engager les comédiens dans un aller et retour permanent entre incarnation et désin- carnation, de rendre le plus fidèlement possible les deux dimensions du dessin de Fabcaro. Nous souhai- tons exacerber la tension de jeu, la concentration, l’en- gagement des comédiens, et traduire ainsi, avec légè- reté, l’humour de Zaï Zaï Zaï Zaï. Paul Moulin


ce qu’ils en pensent | Dynamiteur talentueux, Fabcaro sait doser au gramme près critique sociale et éclats de rire, décryptages affûtés et trouvailles poétiques. Stéphane Jarno, Télérama

Paul Moulin rend justice à la subtilité du trait et du texte de Fabcaro. À son sens de la dénonciation par l’absurde. Une joie qui touche au cœur. Anaïs Heluin, La Terrasse

Une fiction radiophonique fabriquée à vue, avec un bruiteur et une perche son, quelques micros et une cinquantaine de personnages incarnés par huit (excel- lents) comédiens. Ève Beauvallet, Libération

dr jekyll et mr hyde à la façon du collectif la machine

Au-delà de l’adaptation d’un célébrissime roman, Felicien Chauveau et le Collectif La Machine interrogent le processus créatif de Stevenson qui intervient sur scène, à la fois personnage et maître de ses marionnettes.

Janvier

mercredi 6 - 21h00
jeudi 7 - 0h30
vendredi 8 - 21h00
samedi 9 - 21h00
mercredi 13 - 21h00
vendredi 15 - 21h00
samedi 16 - 21h00
dimanche 17 - 16h00
mercredi 20 - 21h00
vendredi 22 - 21h00
samedi 23 - 21h00

REPRÉSENTATIONS EN TEMPS SCOLAIRE
mardi 5 janvier – 14h30 jeudi 7 janvier – 14h30 mardi 12 janvier – 14h30 vendredi 15 janvier – 14h30 mardi 19 janvier – 14h30 jeudi 21 janvier – 14h30

l’histoire | Londres à la fin du XIXe siècle. Le docteur Jekyll est un médecin connu pour sa philanthropie et sa vertu. Mais il lutte secrètement contre de forts pen- chants au mal. Il décide alors d’isoler la partie de son âme fascinée par le mal et, pour cela, élabore une potion. Mais après l’avoir ingurgitée, il se transforme en un répugnant personnage : Edward Hyde, le mal incarné, avant de redevenir le bon doc- teur Jekyll quand l’effet de la potion disparaît. Une terrible double vie commence pour lui…
 

ce qu’ils en disent | Voilà l’une des fictions qu’il me tardait d’aborder, celle de Harry Jekyll, le médecin militant pour l’éclosion d’un renouveau scientifique empêtré dans une société aux valeurs immobiles. Et Edward Hyde, le prince de la cruauté assoiffé de plaisirs clandestins, mythe de l’étrange et de la fatalité. Faire le lien, voya- ger, entre le récit biographique d’un auteur et le récit fictif des personnages en se demandant sans arrêt lequel fait appel à l’autre, voilà mon objectif en tant que met- teur en scène. L’activité sublimatoire de cet auteur génial peut commencer, nous sommes là pour donner corps à sa méta- morphose. Felicien Chauveau

rémi de vos, le plus drôle des écrivains contemporains français

L’attelage inédit Ribes-De Vos, c’est l’assurance du rire et le triomphe de l’absurde ; ce sont Tati et Kafka qui s’invitent sur le plateau.

Janvier
mardi 5 - 20h00
mercredi 6 - 20h30

l’histoire | Soit trois couples dont les maris travaillent à des postes hiérarchiques différents au sein de la même boîte. Très vite un des employés perd pied du fait de la pression qu’il subit dans l’entreprise. Désormais, le matin, en rejoignant son poste de travail, il croit voir quelqu’un d’autre assis à son bureau. Un être « petit et tout à fait grotesque » qui lui fait penser à un singe. À partir de là, la machine va vite se dérégler, la violence du monde du tra- vail s’exprimer et se déverser dans la vie intime des per- sonnages. Le délire frappe à nos portes, la folie collective s’empare de la scène.
 

ce qu’ils en disent | Depuis que j’ai commencé à écrire, j’ai écrit sur le travail. Ma première pièce, Débrayage, montre des gens en prise avec une certaine violence liée au travail. Je travaillais depuis l’âge de dix-huit ans, je savais de quoi je parlais. Les écrivains de théâtre, à l’époque, écrivaient peu sur le travail. Il y a vingt ans, le théâtre social était plutôt mal vu… Pour aggraver mon cas, j’avais, comme me l’avait dit un jour Jean-Michel Ribes, la vis comica. Malgré tout, j’ai continué à écrire des pièces sur le travail. Kadoc s’inscrit dans la lignée. Rémi De Vos


ce qu’ils en pensent | Dans cette veine du caustique sans limite, inlassablement creusée par le capitaine du Théâtre du Rond-Point, Kadoc est une pépite. Emmanuelle Bouchez, Télérama

Dans ses pièces, l’auteur dramatique Rémi De Vos a pris l’habitude de s’attaquer au monde du travail. Avec Kadoc il l’explose carrément en un grand éclat de rire. Son der- nier opus, mis en scène par Jean-Michel Ribes au Théâtre du Rond-Point, est une farce énorme et hors-norme. Philippe Chevilley, Les Échos

Sur le thème des relations de travail, dans ce qu’elles peuvent avoir d’angoissant et de révélateur des bassesses humaines, Kadoc navigue entre satire, vaudeville et franche déconnade avec
un certain bonheur. Éric Demey, La Terrasse

clémentine célarié triomphe depuis 2 ans dans les pas de guy de maupassant

Seule en scène, Clémentine Célarié incarne l’inoubliable Jeanne de Maupassant. Cette Vie dont elle a elle-même choisi les extraits, c’est la sienne, la nôtre

Janvier
samedi 9 - 20h30

REPRÉSENTATION EN TEMPS SCOLAIRE
vendredi 8 janvier - 14h00

l’histoire | Guy de Maupassant le dit avec simpli- cité : son roman se propose de suivre l’histoire
« d’une femme depuis l’heure où s’éveille son cœur jusqu’à sa mort ». Cette femme, c’est Jeanne Le Perthuis des Vauds que l’on découvre à dix-sept ans au moment où elle est sur le point de se marier sans imaginer qu’elle s’apprête aussi à traverser avec courage une longue existence marquée par bien des désillusions, mais aussi la découverte de joies intenses, tandis que tout près, les vagues de l’océan sont là pour rappeler dans leur ressac que toute vie n’est qu’un éternel recommencement.
 

ce qu’ils en disent | Je n’ai jamais lu une œuvre qui me rassurait tant sur ce que j’attends de la vie. J’attends de la vie que l’amour soit immense, infini, j’attends que la nature m’apaise. Il y a chez Maupassant un lien immédiat, pur et intact avec l’enfance... avec tout ce qu’on a en nous de plus beau. Clémentine Célarié
Il ne s’agira pas ici d’un seul en scène avec chaise sur fond noir où nous nous contenterions de laisser entendre un instant de pure diction. Les personnages évoqués par Jeanne seront présents à travers des images, des objets qui prennent vie. Il s’agira juste- ment de « vivre » cette Vie proposée par l’auteur, et non simplement de la raconter. Arnaud Denis

ce qu’ils en pensent | Habitée, la comédienne dit la langue imagée de Maupassant. Elle parle, on voit. Les oiseaux dans les sous-bois, le train qui entre en gare, la mer au pied de la falaise. Et l’on sent aussi, on ressent la douleur de la perte et de l’enfante- ment, de la blessure d’amour, les joies de la mater- nité. Sylvain Merle, Le Parisien

Il y a la langue dense et ciselée de Guy de Maupassant. Il y a cette falaise d’Étretat, décor sau- vage entre la vie et la mort où Jeanne se remémore la jeune femme qu’elle était, naïve et prête à donner sa vie pour l’homme idéal. Il y a surtout la fougue et la ferveur de Clémentine Célarié. Ariane Combes- Savary, France Info

Dans la bouche de l’actrice, les mots résonnent avec une vérité et une puissance dévastatrices. Jeanne se cherche et se perd au gré de ses émois sentimen- taux et du temps qui passe, inexorablement. Nathalie Simon, Le Figaro

succès du festival off d’avignon 2019

Et si ce qui unissait les générations entre elles par-delà les différences d’âge était de toujours avoir à composer avec les illusions ? La réponse par Ivan Viripaev, une des voix les plus prometteuses du théâtre contemporain.

Janvier
mardi 26 - 20h30
mercredi 27 - 21h00
jeudi 28 - 20h30

l’histoire | Quatre jeunes gens s’approprient et racontent la longue histoire de deux couples âgés qui se sont aimés jusqu’à leur dernier souffle. Ils finissent par devenir ces couples et rapportent les derniers mots que chacun des vieux époux a adressés à l’être qui les a accompagnés tout au long d’une vie. Il semble qu’en un tel instant on ne joue plus et que les masques tombent. Rien n’est moins sûr. Même aux portes de la mort est-il possible d’échapper au jeu des illusions ?
 

ce qu’ils en disent | Le texte d’Ivan Viripaev me fas- cine, ne me laisse pas en repos, j’ai eu envie (besoin) dès la première lecture d’imaginer des corps s’en emparer, de voir des acteurs s’aimer en secret à tra- vers ces mots tendres et cruels. Cette histoire ici racontée est dans le passé mais elle semble aussi dans le futur de ceux qui la racontent, qui eux ne sont que de très jeunes gens. Cette histoire, (et c’est là que le théâtre se place, que la théâtralité se questionne soudain) m’apparait comme la possible projection de la vie des jeunes gens qui la racontent. Olivier Maurin


ce qu’ils en pensent | Maurin aime la modernité d’un théâtre qui explore les mystères de l’existence et s’in- carne sous la forme d’un jeu de stratégie. Suave hypo- crisie, naturel désarmant, provocation douce, gouaille déconcertante, colère blême, humour pétillant, rêve- rie hallucinée, connivence collective, habitent le pla- teau. Michel Dieuaide, Les Trois coups

La constance dans cette mise en scène est du côté du jeu des acteurs, d’une justesse infaillible, ils créent avec les spectateurs une complicité, non dépourvue de malice, et soutiennent leur regard jusqu’à la dernière réplique. La Provence

La puissance des sentiments est telle que le spec- tacle évite en permanence l’écueil de l’exercice de style. On sourit, cueilli par l’humour planqué au coin d’une phrase par Viripaev, comme on vibre à ce châ- teau de cartes des illusions qui tombent une à une jusqu’à ce que mise à nu s’ensuive. Luc Hernandez, Exitmag

honoré de balzac par la révélation pauline bayle

Lamartine tenait Balzac pour un homme de « la race de Shakespeare ». Pauline Bayle ne s’y est pas trompée et en restitue toute la sève « variée, large et profonde comme le monde » : la critique applaudit.

Février
mardi 2 - 20h00

l’histoire | Ceux qui n’ont pas encore eu le bonheur d’approcher le chef-d’œuvre balzacien découvriront à travers une vingtaine de personnages portés par cinq comédiens les débuts de Lucien Chardon, dit de Rubempré. Né pauvre d’un père roturier et d’une mère de la petite noblesse, ce jeune provincial doué d’une grande beauté et se croyant poète entreprend de séduire Mme de Bargeton, la « reine » d’Angoulême… À Paris où il se sauve, aiguillé par l’ambition, il poursui- vra ses rêves de gloire. Ivre d’illusions il connaîtra un succès éphémère dans le journalisme et l’amour dans les bras d’une jeune première au théâtre. Ayant par intérêt épousé des idées politiques contraires à ses premiers engagements, il décevra son monde et entraînera dans sa chute ses proches au premier rang desquels, la splendide et misérable Coralie…
 

ce qu’ils en disent | Récit initiatique résolument ancré dans le réel et le présent, Illusions perdues met en prise des individus face à leurs désirs les plus pro- fonds dans la jungle d’un Paris très proche du nôtre. Les destins se font et se défont au cœur de la ville, un territoire où les chimères enivrent les êtres sans pour autant les consoler de leur solitude. Plus que n’im- porte quel autre roman de Balzac, Illusions perdues nous tend le miroir de chacune de nos existences, entre espérance et résignation, ambition et humilité, rêve de puissance et rappel cruel de la réalité, et pour cette raison, je suis intimement convaincue qu’il ren- ferme une matière théâtrale passionnante et pleine de promesses. Pauline Bayle
 

ce qu’ils en pensent | Pauline Bayle réussit un spectacle d’une force, d’une beauté, d’une tenue et d’une qualité dramaturgique exceptionnelles. Un chef-d’œuvre à voir absolument. Catherine Robert, La Terrasse

Cette France, qui relie celle de 1820 à la nôtre, Pauline Bayle et ses comédiens l’abordent d’une manière simple, directe, frontale. Et c’est enthousiasmant. Brigitte Salino, Le Monde

Le texte de Pauline Bayle a l’allure d’un précipité limpide : les dialogues claquent, l’action s’emballe, toujours fluide. Le Paris intellectuel et « arty » d’hier résonne avec celui d’aujourd’hui. La satire sociale est d’une savoureuse acuité. Philippe Chevilley, Les Échos

le spectacle qui devait ouvrir le festival in d’avignon 2020 dans la cour d’honneur du palais des papes

Sur l’opéra Orfeo de Monteverdi, Valère Novarina a écrit un texte qui en fait une nouvelle et magnifique œuvre musicale et théâtrale.

Février
jeudi 18 - 20h00
 

l’histoire | Tandis qu’Orphée chante son amour fou pour Eurydice, parvenant à émouvoir même les pierres, la Messagère des Dieux lui apprend qu’elle vient de mourir subitement, mordue par un serpent. Anéanti par cette annonce, Orphée décide de descendre aux Enfers pour retrouver Eurydice. Guidé par l’Espérance, il déjoue les pièges que lui tend Charon et parvient à fran- chir le Styx. Pluton, gardien des Enfers, le récompense alors de sa témérité en lui rendant Eurydice. Mais il y met une condition : Orphée ne devra pas se retourner vers elle lors de son retour sur terre. La tentation sera trop forte, Orphée se retournera...
 

ce qu’ils en disent | Beaucoup de gens très intelligents aujourd’hui, très informés, qui éclairent le lecteur, lui disent où il faut aller, où va le progrès, ce qu’il faut penser, où poser les pieds ; je me vois plutôt comme celui qui lui bande les yeux, comme un qui a été doué d’ignorance et qui voudrait l’offrir à ceux qui en savent trop. Valère Novarina

pour les 400 ans de la naissance de jean de la fontaine

Un portrait slamé, aussi inattendu que réjouissant, mis en rythmes par un monument des lettres françaises : La Fontaine.

Mars
mercredi 10 - 21h00
vendredi 12  - 21h00
samedi 13 - 21h00
mardi 16 - 20h30
mercredi 17 - 21h00
jeudi 18 - 20h30

Avril
mardi 6 - 20h30
mercredi 7 - 21h00

REPRÉSENTATIONS EN TEMPS SCOLAIRE
jeudi 11 mars – 14h30 mardi 16 mars – 14h30 jeudi 18 mars – 14h30 mardi 6 avril – 14h30 vendredi 9 avril – 14h30

 

l’histoire | Il est sans doute possible de raconter la vie de Jean de La Fontaine selon les méthodes de la biographie savante mais un tel travail rendrait-il vraiment compte d’une existence tout entière vouée à la liberté créatrice, entre paresse revendiquée et travail acharné ? Pour anthéa, Clément Althaus et la compagnie StART 361° ont pris le parti de considérer La Fontaine comme le héros d’une fable qu’il a jouée sans ménagement, avec la langue française pour instrument et la poésie pour musique. Le désir de scander des extraits des fables s’est présenté comme une évidence pour ressusciter les voix, les chants, les confessions d’un poète dont les œuvres sont définiti- vement inscrites dans notre inconscient collectif et, par- delà le temps, se prêtent admirablement à tous les modes d’expression.

ce qu’ils en disent | Entre le tumulte de la vie parisienne et les forêts de Champagne, entre les jupons qu’il court et sa femme qu’il délaisse. Entre la peur de la mort et les plaisirs de la vie, entre une ode à son roi et ses satires politiques, entre sa foi en Dieu et ses contes impies, entre l’ancien et le moderne… Si la vie de La Fontaine est une fable, quelle en est la morale ? Clément Althaus

Pierre Blain a imaginé un spectacle En scène, Monsieur de La Fontaine qui précédera celui de Clément Althaus dans les établissements scolaires à l’automne 2020.

garden-party avec les dieux

Thierry Vincent l’inventeur de la Comédie jardinière fait cette fois prendre l’air à Ovide et invite les dieux à passer un moment avec nous…

Mars
mercredi 24 - 21h00
vendredi 26 - 21h00

REPRÉSENTATIONS EN TEMPS SCOLAIRE
mardi 23 mars – 14h30 jeudi 25 mars – 14h30
 

l’histoire | Le séjour des dieux n’est plus ce qu’il était, pour tout dire l’Olympe est devenue inhabitable. Alors les dieux descendent du ciel et nous demandent l’hospitalité à nous autres, les êtres humains. Pour une fois, c’est eux qui nous prient de bien vouloir les recevoir puisque la Terre est encore belle. En échange Iris, Prométhée, Hermès et Héra nous racontent leurs légendes. Ce sera l’histoire de Phaéton et de son char de feu ou celle des paysans de Lycie qui préfèrent salir l’eau plutôt que de la partager. Saurons-nous en prendre de la graine et nous métamor- phoser comme nous y invite Ovide ?

 
ce qu’ils en disent | Les dieux sont tombés du ciel, et demandent l’hospitalité aux hommes.
D’habitude, c’est nous qui les prions. Mais voilà tout change. Leur paradis est devenu inhabitable. Et la terre est encore belle.
Que vont-ils faire de nous ? N’ayons crainte, les Olympiens n’ont plus les moyens d’un déluge : Zeus n’a plus de batte- rie, alors gaspiller pour se venger…
En échange de notre hospitalité, Iris, Prométhée, Hermès et Hèra vont nous conduire à travers leurs légendes. Celle de Phaéton qui, brûlant de conduire le char du soleil, dévasta tout autour de lui, celles des paysans de Lycie qui choisirent de salir l’eau plutôt que de la partager.
Saurons-nous en prendre de la graine, et nous métamor- phoser comme nous y invite Ovide ? Thierry Vincent
 

ce qu’ils en pensent | Donc les dieux grecs sont littérale- ment « tombés du ciel », dans la transposition vincen- tienne. Mais ils ne sont pas descendus en simples mortels, mais en tant que mythologies. Déchus peut-être mais avec dignité ! Et la dignité, c’est les masques. Ici les masques ne sont pas à ranger au magasin des accessoires. Ils sont signés François Guillaumet, ils ont une réelle prégnance. Zut de zut ! Thierry Vincent, à l’insu de son plein gré, aurait-il commis une tragédie grecque ? Jacques Barbarin, Ciaovivaculture

l’âme russe sublimée par le mythique réalisateur nikita mikhalkov dans le cadre de l’année russe en france

Pouvoir assister à une mise en scène du réalisateur de Soleil trompeur ou Urga est une chance qui ne se présente pas souvent dans une vie de spectateur.

Mars
vendredi 26 - 20h30
samedi 27 - 20h30

l’histoire | Si les pièces de Tchekhov sont un sommet de l’art théâtral c’est d’abord à ses nouvelles que l’écrivain russe a dû sa renommée. Entre 1880 et 1890, il en a com- posées près de 650, sur tous les tons et sous tous les noms. Ce trésor universel n’a pas encore fait l’objet d’une traduction intégrale en français. Seul un Russe peut en avoir une connaissance approfondie. Le cinéaste Nikita Mikhalkov a tiré de l’auteur de Platonov deux merveilleux films, Partition inachevée pour piano mécanique et Les Yeux noirs. Dans le cadre de son école de comédiens, il a conçu une série de Métamorphoses autour d’un bref choix d’histoires courtes tirées d’Anton Tchekhov et Ivan Bounine, immense prosateur et fervent admirateur du premier. Ce montage à la fois joué et chorégraphié emprunte à tous les registres en permanence à l’œuvre chez les deux écrivains tour à tour peintres de mœurs, psychologues, farceurs, visionnaires… On y trouve toute la délicatesse et l’intelligence humaine de cette littéra- ture-monde.

l’affaire tarnac

Après Quatorze et T.I.N.A, la compagnie Cassandre revient à anthéa avec une nouvelle comédie documentée autour du plus grand fiasco de l’anti-terrorisme français du début du XXIe siècle

Mars
mardi 30 - 20h360
mercredi 31 - 21h00

REPRÉSENTATION EN TEMPS SCOLAIRE
mardi 30 mars – 14h

l’histoire | Le 11 novembre 2008, au cours de l’opéra- tion « Taïga », 150 policiers investissent Tarnac, un petit village de Corrèze. Ils viennent arrêter dix per- sonnes suspectées d’avoir saboté des caténaires SNCF. Avril 2018, après dix ans de procédure   et 27 000 pages de dossier, la présidente du Tribunal met un terme définitif à cette « affaire » et déclare :
« Le groupe de Tarnac était une fiction. » De cette fic- tion, la compagnie Cassandre tire une « comédie du réel » à partir de la matière documentaire brute, afin de réfléchir sur les dérives sécuritaires et média- tiques liées à une application abusive et hautement kafkaïenne des lois anti-terroristes.
 

ce qu’ils en disent | Parce que c’est bien souvent la marge qui nous aide à comprendre la norme, que le moment où un système dysfonctionne est propice à l’observation de ses mécanismes, nous avons décidé de raconter cette « affaire » symptomatique d’une époque où s’imbriquent le politique, le renseigne- ment, le médiatique, et le judiciaire. La compagnie Cassandre
 

ce qu’ils en pensent | Une œuvre engagée qui mélange les écritures, les documents, l’improvisation pour aboutir à un spectacle à l’humour décapant et qui veut interroger sur une inquiétude : la privation de nos libertés fondamentales pour des raisons politiques. Claudine Usclat, Alpes & Midi

Admirablement servie par une bande de comédiens tout aussi déjantés que géniaux, la compagnie Cassandre réussit une fois de plus à nous embarquer au cœur même de la complexité usant de l’humour et de l’inattendu pour nous aider à comprendre l’inexpli- cable. Gérald Lucas, Le Dauphiné Libéré

prix « coup de cœur » de la presse au off d’avignon 2016, par le collectif 8, compagnie associée d’anthéa

Associant les ressources infinies de la vidéo et le jeu classique, le Collectif 8 jette un pont entre deux époques
et met ainsi en lumière toute l’actualité du roman de Diderot.

Mai
mercredi 12 - 21h00
vendredi 14 - 21h00
samedi 15 - 21h00
mercredi 19 - 21h00
jeudi 20 - 20h30

REPRÉSENTATION EN TEMPS SCOLAIRE
jeudi 13 mai – 14h30
 

l’histoire | Invoquant de prétendues difficultés matérielles, les parents de Suzanne Simonin enferment leur fille au couvent. En réalité, c’est parce qu’elle est une enfant illégitime et que sa mère espère expier sa faute de jeunesse. Suzanne est ainsi contrainte à prononcer ses vœux. Après une première période de bonheur et de plénitude, son destin bascule avec l’arrivée au couvent d’une nouvelle supérieure qui sait que la jeune fille désire rompre ses vœux. La supérieure soumet alors Suzanne à une mul- titude d’humiliations physiques et morales auxquelles prend part l’en- semble de la communauté. Suzanne est condamnée à rester au couvent et ne peut obtenir qu’un transfert dans une autre communauté de reli- gieuses. Cette fois la supérieure tente de la séduire avant de sombrer dans la folie devant l’indifférence et l’innocence de la chaste Suzanne qui réus- sit enfin à s’enfuir du couvent et s’installe dans la clandestinité.
 

ce qu’ils en disent | S’appuyant sur une écriture, à la fois drôle et cruelle, Diderot tend un miroir au public de notre temps. Il s’agit ici de mettre en scène nos propres démons, nos angoisses, nos obsessions. Les exorciser dans un cauchemar fascinant. Le roman fictionnel de Diderot prend appui dans la réalité, s’en inspire, pour mieux la détourner et s’en faire l’écho. Dans un hymne d’espoir et de liberté, deux comé- diennes incarnent la dualité du personnage de Suzanne Simonin, à la fois interprète et observatrice, accusée et avocate. Elles font renaître les fantômes, vierges folles et monstres, de ces vies arrachées, vrillées. Emmurées dans leur solitude, autour d’elles les « cages » se suc- cèdent : foyer familial, couvents, cellules, maison close. À travers le récit de ces femmes se mêle la parole militante, lumineuse et tendre de Diderot. Il peint un monde complexe, entre perversion et détournement sulfureux, d’où émerge le cheminement d’une femme vers son indépen- dance, affirmant son droit à la justice et à la liberté. Le théâtre pénètre le réel et s’envisage ici comme tribunal de l’humanité, le spectateur y est convoqué, questionné, pris à partie. Gaële Boghossian et Paulo Correia
 

ce qu’ils en pensent | Les réalisations vidéo et la mise en scène de Paulo Correia s’affinent à chaque spectacle et brillent ici d’une sobriété ascétique qu’aurait aimé Diderot, tout comme les compositions musicales de Clément Althaus. Une réussite harmonieuse au service d’une œuvre alarmée et alarmante qui n’en finit pas, hélas, de déranger. Jean-Louis Châles, La Marseillaise

Le jeu subtil des deux comédiennes (mises en scène superbement par Paulo Correia qui assure aussi la création vidéo) qui se répartissent la dualité du personnage de Suzanne Simonin, à la fois victime abattue et observatrice avisée de ce qu’on lui inflige. À voir absolument. Yves Kafka, Le Bruit du off

Ce moment, orchestré également comme la représentation symbolique de la progression des femmes dans un monde qui les oppresse, est tout à fait fascinant. Gilles Costaz, Web Théâtre

le présage d’un beau spectacle

Mélissa Prat, que l’on a beaucoup vue avec le Collectif 8, a été une superbe Élise dans L’Avare et le rôle principal féminin Bérénice dans Tu te souviendras de moi de Daniel Benoin.

Mai
mardi 25 - 20h30
mercredi 26 - 21h00

l’histoire | En psychanalyse, le terme « métanoïa » engage le changement et la libération. En l’espèce, ce sera celui d’une jeune femme qui cherche à comprendre par quel processus psychologique elle s’est laissée enfer- mer dans une relation toxique et dévastatrice pendant une dizaine d’années. Certes, elle a vécu une passion mais comment y survivre ? Comment se changer en phé- nix, renaître de ses cendres et trouver, un jour, la force de dire non ?

ce qu’ils en disent | C’est un spectacle qui parle avant tout de résilience, de résistance et enfin de renaissance. Ce qui m’intéresse c’est comment dans une situation telle que celle qui est racontée on peut à n’importe quel moment reprendre le contrôle de sa vie, conserver la perspective d’une vie meilleure à partir du moment où on en fait le choix. Ce texte est donc une ode à la liberté des femmes, à leur indépendance, leur émancipation et sur- tout à l’affirmation de leur individualité. Mélissa Prat

Comment faire cohabiter passion et raison ? Comment nos petites voix intérieures influent-elles sur nos choix de vie ? Comment se positionner, trouver sa place et s’af- firmer face à un autre tant aimé qui nous dépossède de nous-mêmes ? Autant de questions que Métanoïa soulè- vera par de multiples « conversations » que la comé- dienne aura alternativement, tel un va-et-vient musical, avec son coeur et sa tête. Bénédicte Allard

ce qu’ils en pensent | C’est une pièce d’une force incroyable qui raconte une relation d’enfermement et comment une femme se détache de ses liens. C’est le papillon qui éclot. Françoise Nahon, festival « Femmes en scène »

l’étoffe d’un héros

Paul Chariéras ressuscite avec intensité la confession du Fétichiste de Michel Tournier l’histoire d’un homme enfermé qui par le verbe et le rêve retrouve son humanité.

Mai
vendredi 28 - 21h00
samedi 29 - 21h00

l’histoire | Le Fétichiste est un homme seul qui vient de passer une vingtaine d’années dans un asile psychiatrique. Il a expérimenté toutes les thérapies et, en attendant une ultime séance d’électro- chocs, il se réfugie dans un monologue tout aussi fou que plein de rigueur. De la femme qu’il a aimée ne subsiste que l’objet, la trame, l’odeur, l’essence, le fétiche. Une infirmière dont la douceur et la préve- nance cachent la puissance castratrice doit se charger de foudroyer cette conscience qui met en cause l’ordre social.
 

ce qu’ils en disent | Il est des rencontres qui marquent une carrière. C’est au hasard d’une des- cente dans une « cave poésie » à Toulouse que je tombais en sidération en écoutant Le Fétichiste.
Je m’emparais aussitôt de l’œuvre et plongeais dans son intimité avec la naïveté de mes vingt ans. C’était en 1977. Beaucoup plus tard, donc, à l’image de ce monde encore plus fou, voici l’histoire de Martin, gentil fou que le système a condamné à l’enfermement psy- chiatrique depuis vingt ans… Paul Chariéras

Un personnage parle. Il se parle à lui-même. C’est un pauvre fou – on rit – mais en même temps, l’histoire qu’il raconte est navrante, déchirante […] Je voudrais trouver la for- mule d’une folie positive, constructive, architecturale. Michel Tournier

ce qu’ils en pensent | Paul Chariéras est à même de relever tous les défis. Habité par ce texte superbe, le comédien nous réserve des moments très forts. Myriam Poncet, Le Progrès

anthéa, théâtre d’Antibes
260, avenue Jules Grec 06600 Antibes • 04 83 76 13 00
contact@anthea-antibes.fr • www.anthea-antibes.fr