Tout le spectacle vivant

dandy au féminin

mardi 21 septembre 2021 à 20h00

l'histoire |
«  C’est la marge qui tient la page  », la formule de Godard pourrait s’appliquer à Dani, figure marginale et donc essentielle du paysage artistique. Curieuse de tout, Dani a eu une vie en «  mille morceaux  » : actrice, chanteuse, mannequin, meneuse de revue, fleuriste, drug addict et mystique, elle a tout essayé et tout raconté dans un beau livre de souvenirs : La nuit ne dure pas. Pour autant elle ne s’érige pas en exemple et ne se voit pas en icône. À 75 ans, elle dit se sentir midinette et continue de clamer ses admirations pour des femmes d’hier ou d’aujourd’hui, qu’elles soient écrivaines ou actrices. Horizons dorés brille de leur feu. Celle qui avait ouvert un lieu nommé L’Aventure se lance toujours de nouveaux défis, ici elle choisit un retour à l’essentiel, voix rauque et guitare électrique, un total dépouillement pour une mise à nu de son cœur.

ce qu’ils en disent |
Horizons dorés, c’est le résultat d’un rendez-vous que j’ai eu dans la vie avec Émilie Marsh, la guitariste qui m’accompagne. Il y a des gens sur ta route avec qui ça colle tout de suite... Elle a revisité mes chansons avec sa guitare électrique et c’est simple, on est complètement à poil... J’aime beaucoup ce son. Mes chansons deviennent autre chose. [...] Je vais chanter cet album tout en lisant des poèmes ou des écrits de femmes que j’admire, Rosa Parks, Anaïs Nin, Marilyn Monroe... Ce sont des petits bouts de textes pour montrer que les femmes revendiquent depuis toujours, souvent dans l’ombre. Dani

ce qu’ils en pensent |
À chacune de ces multiples mues, la Marianne Faithfull française a su rester cette figure protopunk iconoclaste et charismatique. Myriam Perfetti, Marianne
Elle chante joliment : «  La seule chose pour laquelle il y a urgence, c’est l’amour, c’est l’amour tout court.  » On ne peut qu’y souscrire et la remercier pour son album qui illumine la grisaille ambiante. Pascale Tournier, La Vie
Dani a le bon goût de ne pas jouer les jeunesses éternelles, et encore moins les icônes. Avec ces Horizons dorés, la plus rock’n’roll des égéries sixties se livre même à un exercice de démolition en règle du mythe en neuf chansons aux airs de joyeux bilan. Odile de Plas, Télérama

le nouveau spectacle de cirque par ceux qui ont triomphé à anthéa en 2017-18

mardi 12 octobre 2021 à 20h00
mercredi 13 octobre 2021 à 20h30

l’histoire |
Après The elephant in the room, un spectacle ancré dans le noir et blanc des années 30, nous sommes cette fois transportés au début des années 70. Six artistes circassiens sont réunis dans une maison cossue tandis qu’à l’extérieur règne une inquiétante étrangeté. Équilibre, main à main, banquine, voltige collective, cadre aérien, fil de fer... La prise de risque émotionnelle et physique est encore une fois le choix créatif de la compagnie mis au service d’une narration, d’un scénario digne du cinéma auquel le spectacle rend hommage.

ce qu’ils en disent |
Quoi de mieux que les corps bouleversés de 2 porteurs, 2 voltigeuses et 2 équilibristes pour mettre en miroir la duplicité des êtres et leur rencontre. Mais quelle rencontre ? Celle de la famille, tous à table, à la fenêtre ou devant un feu de cheminée... C’est avec un appétit gourmand, un parfum de bois frais, un goût acidulé, un œil curieux et observateur que je vais me poster de l’autre côté de la serrure pour découvrir et plonger avec ces six artistes acrobates dans cette intrigue familiale. Dans l’élan de l’action, nous chercherons les peurs, les angoisses, les amours, les espoirs, l’humour et l’avenir. Avec une envie furieuse de naïveté et d’allégresse, nous verrons comment chacun entre au monde, avec sa singularité, par le biais de tout ce que représente la famille. L’homme est parfois un animal. Charlotte Saliou

Cette comédie musicale flamboyante de rythmes et de couleurs restitue la pure esthétique de Bollywood

samedi 20 novembre 2021 à 20h30
dimanche 21 novembre 2021 à 16h30

l’histoire |
Le terme Bollywood est une contraction de Bombay et de Hollywood. Il désigne un genre cinématographique caractéristique de l’Inde, qui se prête à merveille à la transposition sur scène. Ainsi, depuis 2015, A Passage to Bollywood a été représenté plus de cents fois à travers le monde : au Canada, en Chine, en Afrique du Sud, en Turquie, en Israël, à Bahreïn, au Mexique... et maintenant en France.
C’est l’histoire d’un jeune villageois qui décide de quitter sa campagne natale pour se rendre dans la grande ville de Bombay, capitale du cinéma indien, afin d’y poursuivre son rêve. Au cours de son voyage, le jeune homme rencontrera l’amour et sera protégé par un mentor. Conte sentimental aux mille péripéties, ce grand classique de Bollywood réserve au spectateur un final surprenant.

ce qu’ils en pensent |
Chorégraphe de nombreux films et directeur artistique du Navdhara India Dance Theatre, Ashley Lobo entreprend avec A passage to Bollywood de faire migrer cet art singulier du grand écran au plateau de théâtre. Ses rythmes électrisants, ses grandes chorégraphies d’ensemble, ses couleurs chatoyantes promettent une dépaysante et jubilatoire immersion dans l’exubérance de l’Inde de Bollywood. Delphine Baffour, La Terrasse
A passage to Bollywood est un choc de couleurs, de vitalité et de beauté pure... Une comédie musicale de grande qualité... une expérience authentique et inoubliable... Yair Vardi, Jerusalem Post

La danse comme école de la vie et du dépassement de soi

mardi 23 novembre 2021 à 20h30
mercredi 24 novembre 2021 à 21h00
jeudi 25 novembre 2021 à 20h30
vendredi 26 novembre 2021 à 21h00

l’histoire |
La chorégraphe Josette Baïz, directrice du groupe et de la compagnie Grenade, pilote depuis trente ans à Aix-en-Provence une expérience pédagogique et artistique sans équivalent en permettant à des enfants, venus de tous horizons sociaux et culturels, de danser à un niveau professionnel. Aujourd’hui adultes, les danseurs Lola Cougard et Geoffrey Piberne ont débuté dans le groupe quand ils avaient 7 ans. Le duo qu’ils forment dans Inventaire témoigne de ces années d’apprentissage. Ils racontent leur histoire, leurs émotions, leurs blessures à travers les différentes formes d’écriture qu’ils ont travaillées avec d’illustres chorégraphes venus du monde entier. Chemin faisant ils offrent au public un panorama passionnant de la danse contemporaine.

ce qu’ils en disent |
Avec Inventaire, je propose la traversée de la vie de deux danseurs, un garçon, une fille qui nous raconteront avec humour leur parcours tout en revisitant les différentes énergies qui ont imprégnées leur corps au travers des phrases chorégraphiques emblématiques de Wayne McGregor, Jérôme Bel, Jean-Claude Gallotta, Nicolas Chaigneau et Claire Laureau, Patrick Delcroix, Katharina Christl par exemple... Des éclats de vie, de rires et de larmes. Une danse impétueuse, plurielle, moderne et ultra-vivante tissée autour des extraits les plus marquants de pièces majeures du répertoire chorégraphique international. Partager, au fil des morceaux choisis le ressenti des deux danseurs. Une création à destination de tous les publics. Josette Baïz

ce qu’ils en pensent |
Un spectacle plein de fraîcheur et de réminiscences dont on ne se lasse pas. Un vrai régal qui a même paru trop court, tant il était intense. Midi Libre Une histoire intime racontée avec les pas des chorégraphes qu’ils ont côtoyés depuis leur enfance et leurs débuts dans la compagnie de Josette Baïz. France 3

le virus de la danse touche 45 danseurs

mardi 30 novembre 2021 à 19h00
mercredi 1er décembre 2021 à 21h00
jeudi 2 décembre 2021 à 20h30

l’histoire |
Le 14 juillet 1518, à Strasbourg, une femme se met à danser dans la rue pendant plusieurs jours, sans raison. Bientôt, des dizaines d’hommes et de femmes en font autant, incapables de s’arrêter de danser dans les rues étroites de la ville. S’inspirant de ce fait historique, Eugénie Andrin et Vanessa d’Ayral de Sérignac imaginent que la pandémie actuelle et son climat anxiogène déclenchent à nouveau une «  épidémie  » de danse parmi la population. Une pluie de masques chirurgicaux multicolores s’abat sur la scène et entravent les pas des danseuses et danseurs, devenus comme fous... Ce projet chorégraphique s’inscrit dans la démarche pédagogique qu’Eugénie Andrin a menée avec les vingt élèves de l’option art-danse du lycée Apollinaire de Nice qu’ont rejoint vingt autres élèves du lycée Audiberti d’Antibes. Cinq danseurs professionnels sont chargés de mener et transmettre cette folle farandole, sur des musiques revisitées, des bruitages retravaillés de sorte à créer un univers sonore où puisse se révéler le mystère des corps dansant.

ce qu’ils en disent |
Danseuse, chorégraphe, Eugénie Andrin est attirée par la danse classique comme par les comédies musicales, la danse contemporaine. Elle crée des pièces mettant souvent les femmes en valeur. Elle possède une belle humanité, qui transparaît énormément dans tous ses projets pédagogiques. C’est à nouveau le cas avec cette création pour le festival, qui réunit quarante-cinq danseurs dont des élèves option danse de la région. Brigitte Lefèvre, directrice artistique du Festival de danse de Cannes

rocío molina réécrit les règles du flamenco

mardi 30 novembre 2021 à 20h30

l’histoire |
Transcendant la tradition du flamenco, Rocío Molina, dans son nouveau spectacle, semble émerger des entrailles d’un océan furieux. Elle tire à elle les fils d’une rêve- rie solitaire dans une danse aux accents clas- siques que renvoient les reflets d’un sol en miroir. Elle exécute une farruca techniquement parfaite, puis une soleá d’un raffinement inouï. Enfin, parée telle une invraisemblable geisha chaussée de cothurnes, son ultime danse envoûte et libère, donnant à voir «  l’arrière-fond scintillant  » de la vie.

ce qu’ils en disent |
Ma nature est ainsi : être dans la lumière un jour et dans l’ombre le len- demain, passer de l’un à l’autre avec la même danse. Je ne peux pas exister sans ces deux polarités ; j’ai besoin de comprendre, d’accep- ter, de souffrir des deux côtés, des deux parts. La trilogie sur laquelle je travaille actuellement me le dit tout haut, ce qu’elle révèle n’est pas toujours agréable à ressentir. Parfois, il est dou- loureux de voir que vous avez besoin de l’équi- libre de l’un alors que vous sentez l’autre vous pousse du côté opposé en créant un déséqui- libre curieusement stable... Rocío Molina

l’heure andalouse

vendredi 10 décembre 2021 à 20h30

l’histoire |
Après le rendez-vous manqué avec Jardín Impuro pour cause de crise sanitaire... nous retrouvons Andrés Marín qui dans son nouveau spectacle explore le répertoire de Maurice Ravel dont l’œuvre éclectique fut profondément influencée par les rythmes de l’Espagne (Boléro, Habanera, Don Quichotte à Dulcinée, Rapsodie espagnole, etc.). Éxtasis/ Ravel s’entend comme une occasion de s’extraire de la réalité vers le passé, l’exotique, le vernaculaire, ou le fantastique... Une occasion de se délivrer de l’identité qui nous est assignée et de voyager dans le temps ou respirer le parfum de l’ailleurs. Éxtasis/Ravel est aussi un voyage scénique et chorégraphique, celui d’Oselito, personnage emblématique de la culture populaire espagnole dont l’histoire commence à Séville et se poursuit dans la Russie soviétique, constructiviste et suprématiste, avant son retour en Espagne en pleine guerre civile. En une transe onirique, souvent tragicomique, comme le furent les tournées des compagnies d’autrefois, Oselito traverse ainsi les bouleversements de l’Histoire, de l’esthétique et de la conscience sur la portée de Maurice Ravel.

terre humaine

samedi 11 décembre 2021 à 20h30

l’histoire |
D’un côté la Terre, de l’autre celui qui l’arpente, nommons-le vagabond, marcheur, wanderer. Si l’un ne va pas sans l’autre, tous deux risquent de se perdre, le lien viscéral qui unit les humains à leur planète est menacé, nous le savons. Planet [wanderer] marque une nouvelle étape dans la recherche chorégraphique du franco-belge Damien Jalet qui cherche à rétablir la connexion entre l’homme et la nature, entre le physique et la métaphysique, entre le monde visible et l’invisible. Ses moyens sont ceux de l’art qui implique et non d’une science qui explique. La prise de conscience doit s’exprimer par une poésie venue de l’intérieur et non un discours culpabilisant. Depuis Yama (la montagne en japonais) présenté au Festival de danse de Cannes en 2017, le chorégraphe nous plonge dans d’étranges rituels pour «  percer le tissu du monde afin de révéler ce qui s’y cache, cette part perdue dans l’inconnu  ». Planet [wanderer] est le second volet d’un diptyque entamé avec Vessel, dans le cadre d’une collaboration exceptionnelle avec le plasticien japonais Kohei Nawa.

ce qu’ils en disent |
Damien Jalet était présent dès 2015 au Festival de danse de Cannes et je l’ai programmé en 2017 pour la création de Yama avec le Scottish Ballet qui a été l’un des grands succès de ce festival. Il nous revient avec sa nouvelle pièce, Planet [wanderer], qui conjugue une quête de spiritualité à ses préoccupations écologiques. Brigitte Lefèvre, directrice artistique du Festival de danse de Cannes

Et si on s’installait sur Mars en chantant ?

jeudi 16 décembre 2021 à 20h00
vendredi 17 décembre 2021 à 20h30

l’histoire |
2037. L’homme le plus riche du monde engloutit sa fortune dans l’organisation d’un voyage vers Mars. Un billet sans retour. Trois astronautes, une poule et un robot sont du voyage. Restée sur terre, la fille du multimilliardaire ne décolère pas, folle de rage à l’idée de voir son héritage partir en fumée dans l’espace. Elle ne sera pas la seule à perturber le voyage cosmique et les obstacles les plus inattendus se mettront en travers des spationautes. Il ne leur restera que le chant et la fantaisie pour espérer triompher d’un monde régi par de nouvelles règles. La musique de Nicolas Ducloux est là pour ça.

ce qu’ils en disent |
Je me suis inspiré des images actuelles de l’espace. J’ai fait le choix de partir sur des choses scientifiquement possibles. L’histoire a des allures de conte, mais elle est réaliste. La comédie musicale est la promesse de grands spectacles. Il y a une attente, un livre d’images qui s’ouvre. C’est assurément un spectacle familial, mais j’ai dessiné des personnages très forts. Il y a différents niveaux de lectures. Je mets en scène une méchante, fille d’un milliardaire, un ultra-riche dont le caprice est d’aller sur Mars. Les personnages sont construits à gros traits, mais cela renvoie à des choses plus complexes car on y questionne la conquête martienne. Pierre Guillois

le grand retour de stereoptik, 4 ans après leur premier passage à anthéa avec le superbe Dark Circus

mardi 18 janvier 2022 à 20h00
mercredi 19 janvier 2022 à 20h30

l’histoire |
Qui a dit que la vulgarisation scientifique manquait de poésie ? À partir d’une simple histoire d’amour entre une astrophysicienne et un peintre, les magiciens de STEREOPTIK, à la fois cinéastes, plasticiens, bruiteurs, musiciens, dessinateurs, embarquent le public médusé dans un extraordinaire voyage à travers la galaxie. Avec une économie de moyens déconcertante, ils réalisent la prouesse de montrer que l’univers en expansion permanente s’étend comme une relation amoureuse qui se lit comme la carte des constellations.

ce qu’ils en disent |
Nous sommes tous les deux et plasticiens et musiciens. Romain est davantage des- sinateur ; moi davantage compositeur, mais nous créons les spectacles en complet partage des disci- plines. Nous concevons toute l’esthétique musicale et visuelle, toute la structure, tous les éléments et tous les enchaînements à deux. Sur scène, même si je manipule aussi les marionnettes, il y a un pôle pour le dessin et un pôle pour la musique. Jean-Baptiste Maillet Le spectacle repose précisément sur le fait de nous voir le construire. Nous fabriquons en amont les décors, composons la musique, mettons en scène et inventons l’évolution de l’histoire. Ensuite, devant le public, nous re-fabriquons cet ensemble et nous l’ani- mons. Rien n’est figé à l’avance. Romain Bermond

ce qu’ils en pensent |
Allant de l’infiniment grand à l’infiniment humain, le spectacle de la Compagnie STEREOPTIK fait se rencontrer les lois du «  grand tout  » et les conjonctures de l’existence. Il met en évi- dence les perspectives troublantes, voire remuantes, du hasard et de la nécessité. Manuel Piolat Soleymat, La Terrasse Un dispositif de toute beauté, minimal, avec un musi- cien et un dessinateur qui tiennent la pièce. La main de l’homme est présente, le côté éphémère des des- sins du spectacle est magnifique. Anna Sigalevitch, France Culture Le duo de plasticiens-musiciens émerveille avec Stellaire, une romance hypnotique dans laquelle ils bricolent un dessin animé en temps réel. Annabelle Martella, Libération

les géniaux peeping tom, produits par l’opéra de paris et les plus grands théâtres d’europe

mardi 25 janvier 2022 à 20h00

l’histoire |
Dans The missing door, un homme qui va mourir livre un dernier combat avec le temps, l’espace et les absents qui ouvrent toutes les portes sauf la bonne... Prolongement de ce premier volet du trip- tyque, The lost room où l’on retrouve les danseurs sur un navire, lieu même du huis clos et de la liberté à reconquérir. The hidden floor poursuit cette théma- tique dans un lieu public abandonné et repris par la nature où des individus tentent de survivre et de s’échapper tandis que l’eau monte lentement...

ce qu’ils en pensent |
La force de chaque partie de la trilogie se trouve dans l’imprévisibilité permanente des événements. Les moments de surprise pro- viennent principalement de la danse – d’un langage de mouvement séduisant et irrésistible qui décrit une atmosphère extraordinairement accentuée de peurs psychiques primaires. Marcelle Schots, Tanz Le suspense est parfait. La pièce entière est digne de la comparaison avec la série télévisée surréaliste Twin Peaks. Arjen van der Linden, De Volksbrant Ces danseurs ont livré une performance incroyable. Avec leurs corps, ils défient les règles de la danse et les lois de la nature. L’humour, l’obscurité et la beauté coïncident à un degré superlatif. Ruben Brugman, Cultureel Persbureau

le grand retour de la compagnie

mardi 1er février 2022 à 20h00
mercredi 2 février 2022 à 20h30

l’histoire |
Comme sur un terrain de jeu ouvert aux quatre vents, les danseurs acrobates de la compagnie XY se veulent partie d’un grand tout en perpétuelle 1h05 évolution. Sur le plateau, ils passent d’une à dix-neuf personnes en une fraction de seconde, provoquent une réaction en chaîne, un effet de vague qui emporte les corps et les rassemble comme par magie, corps en lévitation, corps qui s’abandonnent au sol et se redressent en fulgurants portés, formes qui se dédoublent... Jamais l’impermanence du vivant n’a été aussi superbement montrée. En vrais électrons libres, les dix-neuf acrobates-danseurs ne font qu’un seul corps pris dans un engrenage invisible que nul heurt ne viendra enrayer.

ce qu’ils en disent |
L’écriture faussement brouil- lonne pour des grands ensembles que je développe depuis quelques années s’appuie sur l’accumulation de motifs chorégraphiques à très grande vitesse qui invente une danse où tout échappe au regard et pro- pose ainsi une métaphore du vivant. Ce concentré de danse invente un environnement sous tension, où la relation entre l’individu et le groupe ne cesse de se réinventer. Rachid Ouramdane

ce qu’ils en pensent |
En quelques minutes, c’est tout l’art d’XY qui explose et sidère encore par sa vir- tuosité, son art du porté acrobatique et du vol plané, et son élan collectif. L’image des nuées d’étourneaux fonctionne à bloc dans cette création. Et nous voilà emportés dans leur sillage, bercés par les images d’une humanité en constante transformation. Nathalie Yokel, La Terrasse
Möbius développe à la fois un langage chorégra- phique étonnant autour de l’acrobatie et plonge le public dans un univers poétique où le temps semble suspendu. Amélie Bertrand, Danse avec la plume
Dans une des plus belles séquences, les corps paraissent pris dans un jeu de dominos géant. La pré- cision des figures acrobatiques est ici une obligation, même si elle n’entrave jamais la poésie du résultat. On pense au ruban de Möbius, belle métaphore pour un spectacle où le mouvement est «  en perpétuelle invention  ». Philippe Noisette, Les Échos

poésie verticale

mardi 22 février 2022 à 20h00
mercredi 23 février 2022 à 20h30

l’histoire |
Dès le titre, la référence à l’éther emprunte à la fois à la mythologie et à la physique. Il n’est pas à proprement parler question de l’air le plus pur que respirent les dieux ou d’électrodynamique quantique dans la nouvelle pièce de Fanny Soriano mais ces éléments dessinent le cadre symbolique dans lequel les deux danseuses-acrobates vont interagir. Soit deux astres reliés entre eux par des cordes, deux mondes lunaires, l’un en suspen- sion l’autre ancré, habités par deux entités vivantes. On ne sait rien de ces corps célestes si ce n’est qu’ils se font face, se ressemblent, qu’ils s’attirent autant qu’ils se défient. La compagnie Libertivore nous a familiarisés aux décors en perpétuelle évolution, mouvants, cette fois Fanny Soriano et sa troupe ont mis au point des planètes de tissu qui graviteront autour de l’agrès principal, la corde, reliant les interprètes comme une courroie de transmission émotionnelle.

ce qu’ils en disent |
Si Fractales étudiait l’adversité d’un groupe face aux éléments, il s’agira avec Éther d’étudier en profondeur les entre-deux régissant le partage contraint de territoire. Une question éminemment d’actualité : entre s’affronter, se soutenir, rester à distance, fusionner, quels sont les choix qui s’offrent à nous ? Éther explorera les mécanismes relationnels, plongeant deux individus dans un huis clos où le fait «  d’entrer en relation  » deviendra un jeu aux multiples formes physiques, émotionnelles et spatiales. Fanny Soriano

ce qu’ils en pensent |
À la tête de la compagnie Libertivore, Fanny Soriano a ce don pour agencer des univers organiques, mettant en prise les corps de ses interprètes avec des éléments naturels, dont ils font partie ou cherchent à s’émanciper. Zibeline

le voyage à l’est

dimanche 27 février 2022 à 16h30

le programme

Outre le prélude de Tristan und Isolde (Wagner), la coproduction suite n°2 de Daphnis et Chloé (Ravel) et La Moldau (Smetana), le compositeur et chef d’orchestre Michel Tabachnik dirigera deux œuvres rares du répertoire du XXe siècle : des extraits de Musique de cour pour guitare et orchestre du Polonais Alexandre Tasman, interprété par le guitariste Philippe Mariotti et le Concerto pour saxophone alto et orchestre à cordes du Russe Alexandre Glazounov, avec le saxophoniste Nicola Peretto. Glazounov avait très tôt repéré les possibilités expressives de ce jeune instrument découvert dans les boîtes de jazz de Saint-Germain des Prés et composa ce concerto un an après son Quatuor pour saxophones de 1933. Tansman, à la tête de plus de trois cents opus, a notamment composé des pièces pour guitare toutes dédiées à l’immense instrumentiste Andrès Segovia.

l’histoire |
Depuis trente ans, ce sont quelques 1 500 élèves-musiciens issus des Conservatoires de la région qui ont pénétré l’enceinte de l’Orchestre de Cannes. Pour un ou plusieurs concerts, ils ont pu aborder des œuvres aussi variées que complexes : Variations sur un thème de Purcell de Britten, le Boléro de Ravel, la Symphonie n°9 de Beethoven, Le Sacre du Printemps de Stravinsky, la Symphonie fantastique de Berlioz, La Mer de Debussy, la Symphonie n°5 de Chostakovitch, West Side Story de Bernstein... Ils se sont produits à Cannes et Nice, mais aussi à Toulon, Antibes, Fréjus... Parmi ces élèves, plus de deux cents d’entre eux ont embrassé une carrière musicale et sont aujourd’hui professeurs, musiciens d’orchestre, chambristes ou solistes. De Paris à Seattle, en passant par Londres, Vienne ou Boston, tous ont bénéficié de l’enseignement dispensé au Conservatoire d’Antibes Juan-lesPins, et plus modestement, de leur expérience avec Sympho New.

une nouvelle plongée dans les arts émergents

samedi 19 mars 2022 à 21h00
samedi 26 mars 2022 à 21h00
samedi 28 mai 2022 à 21h00
samedi 11 juin 2022 à 21h00

IMMERSION est un volet de la programmation d’anthéa entièrement consacré à la scène digitale. Dans une nouvelle formule du début de printemps à l’aube de l’été, le théâtre ouvre ses portes à la création contemporaine sous ses formes les plus audacieuses et innovantes. L’heure est désormais à la transdisciplinarité, aux pratiques spontanées, individuelles ou collectives, en marge des courants bien définis. Le numérique rencontre l’émotion artistique et la création de demain se dessine entre art vivant et technologie.

IMMERSION invite à repenser le théâtre en tant que lieu. Le décloisonnement des disciplines implique une circulation autre à l’intérieur du bâtiment. En touchant à nos habitudes de spectateur, c’est la philosophie même du théâtre qui change. Par paliers successifs, l’IMMERSION s’installe à tous les niveaux. Les soirées IMMERSION se déroulent en trois temps : elles commencent à 19h30 par des projections visuelles sur la façade du théâtre, quand la météo le permet. Puis la salle Pierre Vaneck se transforme en salle de performance, de spectacle et/ou de concert, champ magnétique et d’expérimentation des arts numériques. Enfin, l’IMMERSION se fait ascensionnelle et se poursuit sur le majestueux toit-terrasse du 5e étage où le débat, l’échange d’idées, et l’esprit de la fête se prolongent dans un after animé par des DJs et des VJs.

En IMMERSION, le spectateur est invité à un long voyage immobile et low-cost, afin de favoriser le brassage des publics. Grâce à la présence d’artistes internationaux, les lointains s’invitent, pour un voyage immobile. Chaque soirée est un point de départ pour un ailleurs sans billet retour. Mettre le public au centre du voyage est une volonté. Cette tendance se confirme, comme au cours de la création Ludi que Christophe Chassol est venu expérimenter à anthéa samedi 23 mars 2019 avant de le présenter ensuite à la Gaîté Lyrique et à la Philharmonie de Paris. Ou également lorsqu’en juin 2019, Yosi Horikawa, véritable architecte sonore, est venu jouer son nouveau spectacle Mirage, une rencontre inspirée avec la danse contemporaine du collectif Fish & Shoes et l’art vidéo d’Organ Phantom.

à la folie

mardi 22 mars 2022 à 20h00

l’histoire |
La voix de Juliette Armanet est une des meilleures nouvelles que la chanson française nous ait envoyée ces dernières années. Disque de platine avec Petite Amie, ses chansons comme L’Amour en solitaire, Cavalier seule ou À la folie ont pris place dans l’air du temps.

en coproduction avec anthéa, la nouvelle création de james thierrée

jeudi 7 avril 2022 à 20h00
vendredi 8 avril 2022 à 20h30
samedi 9 avril 2022 à 20h30

l’histoire |
Dans une sorte de chambre claire, comme enfermé dans son laboratoire, James Thierrée en homme-orchestre veille sur sa troupe et livre avec Room un «  instantané sur la création  » pour «  un spectacle en spirales divagantes sur l’art, le corps, et l’instrument  ». Un instrument de musique dont il fait le vecteur essentiel de la représentation, l’étincelle qui allume le feu. Il faut se laisser pénétrer du mystère de cette pièce inédite de James Thierrée. Se laisser guider par lui, ses instrumentistes et ses danseurs dans cette chambre d’art et des merveilles, ce cabinet de curiosités esthétiques. Room est le lieu de la révélation, de la mise à nu de la musique, du corps, de l’âme.

ce qu’ils en disent |
Après vingt ans de création, je veux aujourd’hui entamer un nouveau chapitre. Ouvrir la boîte à outils, creuser en profondeur, densifier, magnifier pour trouver de joyeuses pulsations. James Thierrée

ce qu’ils en pensent |
Chacun de ses spectacles est un passeport assuré pour une aventure digne des plus beaux pays imaginaires. Il est au croisement des disciplines et mêle allègrement danse, théâtre, pantomime et cirque. France Inter
L’univers de Thierrée est fascinant. Acteur, metteur en scène, illusionniste, musicien, danseur, acrobate et mime, il déborde d’énergie. La presse

in vérino veritas

samedi 21 mai 2022 à 20h30

l’histoire |
Après de nombreuses saisons sur Internet à tenir une sorte de bloc-notes déjanté, le plus youtubesque des humoristes reprend le chemin des théâtres avec son nouveau stand-up. Sous le titre Focus, son spectacle se présente comme une mise au point, un regard «  conscient du monde dans lequel on vit et concentré pour en sortir ce qu’il y a de... plus marrant  ». On connaît sa capacité à regarder à la loupe les mœurs, c’est-à-dire les simagrées de notre temps. Emblématique de sa génération, pour lui toutes les vérités sont bonnes à dire dans la mesure où l’on prend le parti d’en rire. Vérino fait feu de tout bois, aucun sujet ne lui résiste et il sait ne pas s’épargner, oscillant toujours entre dérision et autodérision.

ce qu’ils en disent |
On commence à m’identifier pour mes impros, mais pour moi c’est juste la vie : je raconte réellement comment on vit notre truc, ce n’est pas que pour rire. Je parle aux gens et je leur parle pour de vrai, donc après c’est comme dans une soirée, c’est-à-dire que si tu es le connard qui tient le verre et qui n’écoute personne, aucun invité ne va se marrer. J’essaie donc de ne pas être comme ça dans la vie, et c’est beaucoup de travail sur soi-même ! De même, sur scène, j’essaie de laisser la place à tout le monde, je veux que ce soit plus qu’un spectacle. J’aime bien que l’on ne puisse pas voir la différence entre ce qui est écrit et ce qui ne l’est pas, cela crée une espèce d’incertitude permanente. Vérino

ce qu’ils en pensent |
Il place la barre très haut dans la catégorie one man show. Le Parisien
Du stand up de haut vol. Le Figaro
Charisme, précision, talent d’improvisation, rythme. Que du plaisir ! Télérama

anthéa, théâtre d’Antibes
260, avenue Jules Grec 06600 Antibes • 04 83 76 13 00
contact@anthea-antibes.fr • www.anthea-antibes.fr