Tout le spectacle vivant

le tourbillon de la vie d’helena noguerra

Helena Noguerra a déposé l’histoire de sa vie et ses chansons entre les mains de Pierre Notte pour qu’il lui « tricote » un spectacle, elle est exaucée : le « pull lui va comme un gant ».

Novembre
samedi 21 novembre

l’histoire | Reine de la piste, reine de la nuit, reine d’un jour, reine toujours, reine des neiges, reine des pommes, Helena Noguerra joue tous les rôles de sa vie, avec une couronne de carton doré sur la tête, sans se prendre au sérieux mais en confiant sa part intime qui sous l’apparente légèreté peut descendre dans les graves et frôler la mélancolie. Helena Noguerra, mannequin, actrice, chan- teuse, romancière a trouvé en Pierre Notte une oreille amicale et musicale. Sur scène, elle reprend certaines de ses chansons et se raconte. Si la vie et les amours d’une femme ne sont pas toujours une fête, elle a choisi de s’en amuser, seule sur la piste, jusqu’au petit matin.

ce qu’ils en disent | Cela commence par une fête funèbre et s’achève par un bal joyeux. Le texte narratif est un chemin qui avance. Peu d’effets, pas de décor ni d’accessoires. On écoute les mots, l’histoire, on vibre au rythme des chansons, on voit le chemin se faire jusqu’à l’envol, la libération d’Helena qui danse et chante pour finir « Aimons-nous vivants ». Réconciliations. Cette forme, mi récital, mi cabaret mi théâtre musical, associe l’oratorio, le monologue et la chanson qu’on écoute ici autrement, comme un rêve à regarder en face, la traver- sée d’un monde à l’autre, une rencontre avec elle, Helena. Pierre Notte

Danser, chanter, jouer et embrasser sans commettre de fausse note. Mettre les bottes du chat et parcourir sept lieues à la recherche du magicien qui OZera. C’est Notte! Pierre Notte. Toc toc, je frappe à la porte. Bonjour Monsieur Notte, mes mots, mes notes, ont besoin de vos mots. Et Monsieur Notte de se pencher sur mon berceau... Helena Noguerra

de retour à anthéa avec leur nouveau spectacle lodka

L’esprit de la famille Semianyki souffle fort sur ce spectacle. Les clowns les plus délirants du moment nous embarquent dans la vie d’une troupe de théâtre irrémédiablement hors de contrôle.

Décembre
mardi 15 - 20h00
mercredi 16 - 20h30
jeudi 17 - 20h00
vendredi 18 - 20h30

REPRÉSENTATION EN TEMPS SCOLAIRE
jeudi 17 décembre – 14h30

l’histoire | « Lodka », en russe, signifie « petit bateau » et c’est la première chose que l’on voit : deux personnages grimés en Indiens de carton pâte qui rament, rament, rament… Jusqu’au moment où le metteur en scène surgit, hors de lui, mécontent de ses acteurs, du texte, du décor, de tout, glapissant des consignes dans un volapük parfaite- ment inintelligible mais que tout le monde comprend. Bienvenue dans une pièce en train de s’écrire, se faire, se défaire et se refaire au gré d’une succession d’épisodes que l’on suit sans peine, tous marqués par un sens inouï de l’ab- surde et du burlesque. Cela n’empêche pas cette histoire de dingues de montrer aussi des moments intimes et pleins d’humanité. En cela, ces pauvres diables aux prises avec leur pièce impossible pourraient bien nous ressembler…

ce qu’ils en disent | Il est très difficile de définir le genre dans lequel nous travaillons. Sans aucun doute, le point de départ est le clown. Mais nous nous basons aussi sur les traditions du théâtre russe, en apportant à nos person- nages apparemment comiques une dimension tragique et dramatique. La profondeur est importante pour nous. À quel point nous y parvenons, c’est au spectateur de décider, et c’est précisément le public qui a donné la définition de notre travail : le théâtre clownesque. En ce qui concerne l’art du clown traditionnel en Russie et dans le monde, nous avons un profond respect pour les maîtres du genre que sont Youri Nikouline, Karandach, Leonid Yengibarov, Slava Polounine, James Thierrée, Pierre Etaix, Laura Herts, Paolo Nani, Charlie Chaplin et bien d’autres. Ils nous ont toujours inspirés. Olga Eliseeva
 

ce qu’ils en pensent | Un inclassable à courir découvrir.
Stéphanie Barioz, Télérama

La pièce est sans paroles mais les rôles bien distribués. On les découvre à mesure du spectacle : le metteur en scène survolté, les deux actrices rivales, la femme auteur qui ima- gine des situations et l’homme multicarte tour à tour pro- ducteur, jeune premier, technicien ou crocodile. Bref une troupe. En l’occurrence dans une réalité calamiteuse. Ariane Bavelier, Le Figaro

Les acteurs ont un talent incroyable, des expressions et des mimiques captivantes ainsi qu’un jeu de scène renver- sant (au sens propre comme au figuré). Patrick Denis, La Provence

 

l’humour au rayon frais

Avec trois bouts de ficelle et un immense talent il remplit les salles, Monsieur Fraize est le nouveau phénomène de l’humour.

Décembre
mardi 15 - 20h30
mercredi 16 - 21h00
jeudi 17 - 20h30

l’histoire | Au cinéma, on l’a croisé chez Judor, Hazavanicius, Dupieux… mais c’est sur scène que Monsieur Fraize s’est fait un nom et qu’il est aujourd’hui une figure incontournable de l’humour. Inclassable, singulier, ce sont les mots qui reviennent le plus souvent pour qualifier ses prestations. Il avoue volontiers ne pas jouer avec le public mais « avec ses nerfs », ainsi déploie-t-il une temporalité qui n’appar- tient qu’à lui, faite de silences et de non-dits ou de phrases répétées à l’envi. Pour son côté lunaire et son caractère clownesque, on le compare à Tati ou Keaton. Il peut tenir en haleine une salle, en passant en revue les pages d’un catalogue de supermarché. Poétique, absurde, burlesque, il déclenche chez le public le fou rire, un rire qui élève.
 

ce qu’ils en disent | Je suis un enfant de Coluche, de Mister Bean, de Bourvil, de ces personnages antihé- ros. C’est ce qui m’a donné envie de faire rire. Je fai- sais une galerie de personnages assez classiques. Puis j’ai commencé à m’ennuyer de connaître les rires à l’avance. J’ai failli tout arrêter, mais j’aurais eu le regret de quitter Monsieur Fraize. Alors je me suis mis à le développer, à m’approprier, avec maniaquerie, ce personnage clivant, qui ne fait pas de concessions et ouvre tous les champs du possible. C’est un peu le Français d’aujourd’hui, qui se laisse marcher dessus tout en se prétendant révolutionnaire, qui défend ses libertés et en même temps les perd, qui s’est fait chopper par la société de consommation, qui s’est laissé emporter par les médias et du coup est régi par les peurs, les doutes. Monsieur Fraize
 

ce qu’ils en pensent | Monsieur Fraize semble débouler sur scène par erreur, éberlué et amusé de se retrouver face au public. Du burlesque pur qu’agré- mentent phrases sans suite, ruptures de ton et pro- pos à l’infantile incohérence. Le Canard enchaîné
Un spectacle sur le fil qui montre sa parfaite mesure des rythmes et des mots. Travail d’orfèvre qui oblige à être attentif aux micro-effets et pour tout dire, on a rarement été aussi intensément spectateur. Voilà un laboratoire de clown savant qui montre les saveurs du grand n’importe quoi. Du pur génie. Gildas Madelénat, Time Out

La patience de cet humoriste clownesque, qui a sil- lonné les salles de province pendant des années, est aujourd’hui récompensée. Son personnage de Monsieur Fraize, qu’il interprète depuis dix-sept ans, s’est bonifié, enrichi et s’inscrit à rebours de la scène humoristique actuelle, où les vannes doivent fuser toutes les quatre secondes. Sandrine Blanchard, Le Monde

le grand retour des géniaux peeping tom, produits par l’opéra de paris et les plus grands théâtres d’europe

Le triptyque chorégraphique du célèbre collectif belge Peeping Tom fait évoluer les danseurs et danseuses dans des espaces clos où ils luttent pied à pied contre l’enfermement.

Janvier
samedi 23 - 20h30

l’histoire | Dans The missing door, un homme qui va mourir livre un dernier combat avec le temps, l’espace et les absents qui ouvrent toutes les portes sauf la bonne... Prolongement de ce premier volet du trip- tyque, The lost room où l’on retrouve les danseurs sur un navire, lieu même du huis clos et de la liberté à reconquérir. The hidden floor poursuit cette théma- tique dans un lieu public abandonné et repris par la nature où des individus tentent de survivre et de s’échapper tandis que l’eau monte lentement…
 

ce qu’ils en pensent | La force de chaque partie de la trilogie se trouve dans l’imprévisibilité permanente des événements. Les moments de surprise pro- viennent principalement de la danse – d’un langage de mouvement séduisant et irrésistible qui décrit une atmosphère extraordinairement accentuée de peurs psychiques primaires. Marcelle Schots, Tanz

Le suspense est parfait. La pièce entière est digne de la comparaison avec la série télévisée surréaliste Twin Peaks. Arjen van der Linden, De Volksbrant

Ces danseurs ont livré une performance incroyable. Avec leurs corps, ils défient les règles de la danse et les lois de la nature. L’humour, l’obscurité et la beauté coïncident à un degré superlatif. Ruben Brugman, Cultureel Persbureau

julie depardieu incarne la muse des années folles

Julie Depardieu raconte, Juliette Hurel est à la flûte et Hélène Couvert au piano. Ensemble, elles font revivre Misia Sert, égérie et mécène, sans qui bien des chefs-d’œuvre du XXe siècle n’auraient jamais vu le jour

Février
samedi 6 - 20h30

l’histoire | Qui se souvient de Misia Sert (1872-1950) ? Elle est pourtant une figure majeure de la vie artistique de la Belle Époque et des Années folles. Elle posera pour les plus grands : Bonnard, Vuillard, Vallotton, Toulouse-Lautrec, Renoir. Elle-même pianiste, c’est avec les musiciens qu’elle nouera les liens les plus forts, inspirera Fauré, Stravinsky, Ravel, Debussy, Satie… Grâce à la fortune de son deuxième époux, elle endossera l’habit de mécène en faveur des Ballets russes qu’elle soutiendra pendant des années. Raconter cette vie extraordinaire en musique, c’est assister au défilé de toute une époque avant qu’en 1950, Coco Chanel ne maquille et n’habille pour la dernière fois la légendaire Misia sur son lit de mort. Pour le trio de femmes qui animent ce spectacle concert, c’est aussi l’occasion de faire découvrir en première partie cinq com- positrices françaises des débuts du XXe siècle, injustement éclipsées.

poésie verticale

Après Fractales présenté avec grand succès à anthéa en janvier 2019, la compagnie Libertivore revient avec un vertigineux spectacle, entre cirque et danse.

Février
mardi 9 - 20h30
mercredi 10 - 21h00
jeudi 11 - 20h30
vendredi 12 - 21h00

REPRÉSENTATIONS EN TEMPS SCOLAIRE
mardi 9 février – 14h30 jeudi 11 février – 14h30

l’histoire | Dès le titre, la référence à l’éther emprunte à la fois à la mythologie et à la physique. Il n’est pas à proprement parler question de l’air le plus pur que respirent les dieux ou d’électrodynamique quantique dans la nouvelle pièce de Fanny Soriano mais ces éléments dessinent le cadre symbolique dans lequel les deux danseuses-acrobates vont intera- gir. Soit deux astres reliés entre eux par des cordes, deux mondes lunaires, l’un en suspension l’autre ancré, habités par deux entités vivantes. On ne sait rien de ces corps célestes si ce n’est qu’ils se font face, se ressemblent, qu’ils s’attirent autant qu’ils se défient. La compagnie Libertivore nous a familiarisés aux décors en perpétuelle évolution, mou- vants, cette fois Fanny Soriano et sa troupe ont mis au point des planètes de tissu qui graviteront autour de l’agrès principal, la corde, reliant les interprètes comme une courroie de transmission émotionnelle.
 

ce qu’ils en disent | Si Fractales étu- diait l’adversité d’un groupe face aux éléments, il s’agira avec Éther d’étu- dier en profondeur les entre-deux régissant le partage contraint de territoire. Une question éminemment d’actualité : entre s’affronter, se soute- nir, rester à distance, fusionner, quels sont les choix qui s’offrent à nous ? Éther explorera les mécanismes relationnels, plongeant deux individus dans un huis clos où le fait « d’entrer en relation » deviendra un jeu aux multiples formes physiques, émotionnelles et spatiales. Fanny Soriano
 

ce qu’ils en pensent | À la tête de la compagnie Libertivore, Fanny Soriano a ce don pour agencer des univers organiques, mettant en prise les corps de ses interprètes avec des éléments naturels, dont ils font partie ou cherchent à s’émanciper. Zibeline

le grand retour de la compagnie xy avec une nuée d’acrobates xl

La compagnie XY, vingt acrobates sur scène, avaient présenté avec grand succès Il est pas encore minuit... à anthéa en 2016

Février
samedi 13 - 20h30
dimanche 14 - 15h30

l’histoire | Comme sur un terrain de jeu ouvert aux quatre vents, les danseurs acrobates de la compagnie XY se veulent partie d’un grand tout en perpétuelle évolution. Sur le plateau, ils passent d’une à dix-neuf personnes en une fraction de seconde, provoquent une réaction en chaîne, un effet de vague qui emporte les corps et les rassemble comme par magie, corps en lévitation, corps qui s’abandonnent au sol et se redressent en fulgurants portés, formes qui se dédoublent… Jamais l’impermanence du vivant n’a été aussi superbement montrée. En vrais électrons libres, les dix-neuf acrobates-danseurs ne font qu’un seul corps pris dans un engrenage invisible que nul heurt ne viendra enrayer.
ce qu’ils en disent | L’écriture faussement brouil- lonne pour des grands ensembles que je développe depuis quelques années s’appuie sur l’accumulation de motifs chorégraphiques à très grande vitesse qui invente une danse où tout échappe au regard et pro- pose ainsi une métaphore du vivant. Ce concentré de danse invente un environnement sous tension, où la relation entre l’individu et le groupe ne cesse de se réinventer. Rachid Ouramdane

ce qu’ils en pensent | En quelques minutes, c’est tout l’art d’XY qui explose et sidère encore par sa vir- tuosité, son art du porté acrobatique et du vol plané, et son élan collectif. L’image des nuées d’étourneaux fonctionne à bloc dans cette création. Et nous voilà emportés dans leur sillage, bercés par les images d’une humanité en constante transformation. Nathalie Yokel, La Terrasse

Möbius développe à la fois un langage chorégra- phique étonnant autour de l’acrobatie et plonge le public dans un univers poétique où le temps semble suspendu. Amélie Bertrand, Danse avec la plume

Dans une des plus belles séquences, les corps paraissent pris dans un jeu de dominos géant. La pré- cision des figures acrobatiques est ici une obligation, même si elle n’entrave jamais la poésie du résultat. On pense au ruban de Möbius, belle métaphore pour un spectacle où le mouvement est « en perpétuelle invention ». Philippe Noisette, Les Échos

après l’incroyable pixel accueilli à anthéa en mai 2016, mourad merzouki provoque la rencontre de plus de vingt danseurs et musiciens

Une rencontre virtuose et poétique entre musiques baroque et électro, hip-hop et tarentelles napolitaines. Plus qu’un dialogue, un nouveau langage des corps

l’histoire | Sur le plateau couvert de cendres, les douze danseurs s’extraient un à un d’une boule transparente comme on en voit dans les fantasmagories du peintre Jérôme Bosch. Au cours du spectacle, des musiciens y trouvent refuge, délaissant la fosse d’orchestre. Les danseurs cherchent alors leur chemin dans l’obscurité et exécutent leurs tarentelles, leurs « folies » baroques, leurs pointes classiques qui, comme par magie, se marient aux musiques électroniques et aux pas de danse du hip-hop. Ils font circuler entre eux un énorme ballon qui n’est autre que la Terre, qui semble elle- même entraînée dans une sarabande où tout devient possible mais aussi fort périlleux…

ce qu’ils en disent | Je tenais à provoquer cette musique populaire, pas assez connue du grand public, avec des sons électroniques pour proposer une toute nouvelle approche de la chorégraphie. Le dialogue est singulier et inattendu, les musiques additionnelles apportent à Folia cette dynamique que je recherche dans chacune de mes créations. J’ai également sou- haité rendre poreuse la barrière qui souvent sépare les danseurs et les musiciens en intégrant ces der- niers à la chorégraphie. L’enjeu de cette nouvelle aventure est de surprendre le public et de gommer les stéréotypes ! Mourad Merzouki
Il existe de nombreuses folias… Celle de Vivaldi est l’une des plus virtuoses. Il existe de nombreuses formes de folies… La folie créatrice est celle qui guide les artistes. Folias et folies sont l’essence même de notre univers musical : un voyage de l’Italie du sud vers le nouveau monde, du répertoire baroque vers les musiques électroniques. Franck-Emmanuel Comte
 

ce qu’ils en pensent | Une force de vie, un appel à la joie sublimé par de réconfortantes vagues de poésie. Marie-Valentine Chaudon, La Croix
Comme à chaque fois Mourad Merzouki nous prend par la main et nous emmène ailleurs. Il éclaire le passé à la lumière des temps présents, et parvient à trans- mettre et préserver quelque chose d’authentique. Et prouve qu’on peut relier les siècles. N’est-ce pas le but même des arts vivants ? François Delétraz, Le Figaro

Il y a des choses que l’on aimerait prolonger toute une nuit tant la beauté et la poésie sont rares. Mourad Merzouki sait à merveille convoquer ces deux perles de culture. Folia, sa nouvelle création fusionne savam- ment les territoires. Odile Morain, Culture Box

nouvelle édition à l’initiative du dynamique conservatoire de musique et d’art dramatique d’antibes juan-les-pins

Un tout jeune pianiste dans un concerto de Mozart et un jeune saxophoniste dans un concertino d’Ibert pour un dialogue d’instruments et de répertoires plein de promesses.

Mars
dimanche 21 - 15h30

En première partie, place aux solistes. Le pianiste fran- çais Allan d’Orlan Polignac interprètera un concerto du jeune Mozart et le saxophoniste classique italien Nicola Peretto donnera une version d’une pièce maîtresse de Jacques Ibert, une heureuse façon de redécouvrir ce compositeur. Après l’entracte, nous assisterons à un programme de musique française consacré à Saint- Saëns et Dukas sous la baguette de Benjamin Lévy.

le programme
Concerto n° 2 pour piano et orchestre en si bémol majeur K. 39 de Wolfgang Amadeus Mozart

Ce concerto fait partie d’une série de quatre concertos arrangés par Mozart à partir de 1767, d’après des œuvres de compositeurs de l’époque, virtuoses du clavier. Il est adapté de sonates de H.F. Raupach et J. Schobert.

Concertino da camera pour saxophone alto et orchestre de Jacques Ibert
Le Concertino da camera, composé par Jacques Ibert en 1935, est une œuvre-clé du répertoire traditionnel pour saxophone. Réalisé dans un style néoclassique, ce concerto est divisé en deux mouvements principaux, dans lesquels différents thèmes se dégagent avec équi- libre et élégance, tout en permettant à l’interprète de s’exprimer avec lyrisme et virtuosité.

Danse macabre, poème symphonique en sol mineur, op. 40 (1874) et des extraits de Sanson et Dalila, op. 47 (1877) de Camille Saint-Saëns

L’Apprenti sorcier, poème symphonique de Paul Dukas (1897)

l’histoire | Depuis trente ans, ce sont quelques 1 500 élèves-musiciens issus des Conservatoires de la région qui ont pénétré l’enceinte de l’Orchestre de Cannes. Pour un ou plusieurs concerts, ils ont pu aborder des œuvres aussi variées que complexes : Variations sur un thème de Purcell de Britten, le Boléro de Ravel, la Symphonie n°9 de Beethoven, Le Sacre du Printemps de Stravinsky, la Symphonie fantastique de Berlioz, La Mer de Debussy, la Symphonie n°5 de Chostakovitch, West Side Story de Bernstein... Ils se sont produits à Cannes et Nice, mais aussi à Toulon, Antibes, Fréjus... Parmi ces élèves, plus de deux cents d’entre eux ont embrassé une carrière musicale et sont aujourd’hui professeurs, musiciens d’orchestre, chambristes ou solistes. De Paris à Seattle, en passant par Londres, Vienne ou Boston, tous ont bénéficié de l’enseigne- ment dispensé au Conservatoire d’Antibes Juan-les- Pins, et plus modestement, de leur expérience avec Sympho New.

voodoo cello à anthéa

Dans un dispositif tout à fait inattendu, la chanteuse Imany entourée de huit violoncellistes revisite des hits de la pop pour interroger le génie féminin

Avril
vendredi 9 - 20h30

l’histoire | Le souvenir qu’a laissé Imany lors de son passage à anthéa fin de 2015 est ineffaçable. Depuis une dizaine d’années, la beauté de son timbre, ses compositions inspirées de la soul, du folk, du blues touchent au plus profond. Française d’origine comorienne, née à Martigues, Imany a fait ses classes à New York et s’est trouvée des modèles en Tracy Chapman, Nina Simone, Tina Turner. Avec la complicité de Macha Makeïeff, elle s’attelle à un tout nouveau projet qui est un hom- mage aux grandes mélodies et aux textes qui ont chanté la puissance du féminin. Voodoo Cello revi- site des standards de Bob Marley à Donna Summer, de Cat Stevens à Radiohead… mêlant avec bonheur les graves d’une voix aux cordes frottées du violoncelle, cet ami de l’âme.
 

ce qu’ils en disent | Voodoo Cello est né entre deux tournées, deux bébés. C’est d’abord le désir de se mettre en danger, de sortir de ses habitudes, d’aller plus loin dans l’exploration artistique. (...) Le violoncelle est un instrument aux courbes fémi- nines qui appellent au respect et à la douceur. C’est aussi et surtout l’instrument le plus proche de la voix humaine. Il a une très grande tessiture et permet d’aller très loin dans les arrangements. Lorsque l’on touche à la voix, on touche au divin. Voodoo Cello a pour vocation de rendre le « divin » accessible et désacraliser la musique classique en invitant la musique pop avec ses propres codes à se réinventer, à se transformer. Avec l’aide de Bob Marley, Bonnie Tyler, Hozier, Radiohead et tant d’autres artistes contemporains, Voodoo Cello veut faire tomber les barrières qui existent entre ces deux mondes. C’est un spectacle au caractère hybride et de fait il ne s’impose aucune limite.
Imany

ce qu’ils en pensent | Imany parle et chante, chante et parle, de cette même voix de basse, masculine et ravinée, cuir gaufré et rhum-tabac. Une voix huileuse comme le cache-poussière d’un rôdeur du crépuscule et assombrie comme l’enro- bée de cette Highway 66 que dévalerait des Easy Rider noctambules. Luc Le Vaillant, Libération

Imany a davantage qu’un style : une voix grave qui mêle la puissance de Tracy Chapman, la gravité de Nina Simone et la soul de Lauryn Hill. Son premier album, disque d’or en quelques mois, revendique toutes ces influences folk, soul ou blues. Mina Soundiram, L’Express

par éric oberdorff, le chorégraphe niçois révélé par le festival d’aix-en-provence 2019

Éric Oberdorff signe le dernier volet de son cycle Traces, entamé en 2013, autour des empreintes des souvenirs sur les corps et de leurs impacts sur les parcours de vie.

Avril
mercredi 14 avril

REPRÉSENTATION EN TEMPS SCOLAIRE
jeudi 15 avril – 14h30

l’histoire | Les deux interprètes et leur chorégraphe tissent et détissent les gestes. Les mouvements s’inscrivent sur leurs corps puis sont « grattés », comme sur un palimpseste, afin que ressurgissent des éléments que l’on croyait effacés, nos cicatrices intérieures, nos bleus à l’âme. Telle est l’œuvre du Temps, symbolisé ici par l’installation plastique d’Aurélie Mathigot en évolution permanente, tandis que la musique envoûtante, exécutée sur scène par Anthony Rouchier, fait se succéder les slides de guitare électrique. À travers leur danse, les corps semblent charrier des vécus, des lieux, des émo- tions et jamais la Compagnie Humaine ne semble avoir mieux mérité son nom.
 

ce qu’ils en disent | Mon corps palimpseste est le dernier opus de mon cycle TRACES, un travail entamé en 2013 autour de la mémoire, des souvenirs, de leurs empreintes sur les corps et leurs impacts sur les parcours. Dans cette pièce, j’explore ces traces que l’homme laisse sur son propre corps, sur les corps des êtres rencontrés, ainsi que sur les lieux traversés. Les dé-formations causées par le vécu. [...] Le temps fait ressurgir certains des éléments que l’on croyait effacés. Il est symbolisé par l’évolution de l’ins- tallation plastique d’Aurélie Mathigot, et par la musique envoûtante, toute en slides de guitare électrique imaginée par Anthony Rouchier. Eric Oberdorff

ce qu’ils en pensent |
La Compagnie Humaine d’Éric Oberdorff nous émeut systématiquement sans l’ombre d’une fausse note, par l’habitation spirituelle de son œuvre. Bérengère Alfort, Revue Ballroom

Mon corps palimpseste tisse et desserre liens et cordons. Pour un spectacle qui accompagne ainsi danseurs et spec- tateurs dans un processus, partagé, de réécriture mémorielle. Paris-Art

Avec Mon corps palimpseste, Éric Oberdorff explore la rela- tion à l’autre et les traces qu’elle laisse, inconsciemment mais inévitablement. Enrichis de l’expérience née de l’inte- raction avec autrui, les deux danseurs laissent exploser leur être dans un magnifique final. Valérie Juan, La Strada

la révélation d’un grand artiste

Un seul en scène tout en mouvement, jonglage et musique, débordant de dynamisme, de drôlerie et de tendresse, à partager en famille.

Avril
mardi 20 - 20h30
mercredi 21 - 21h00
jeudi 22 - 20h30

REPRÉSENTATIONS EN TEMPS SCOLAIRE
mardi 20 avril – 14h30 jeudi  22 avril – 14h30

l’histoire | Dans la vie, c’est bien connu, il faut savoir jongler même si, comme le Majordome, on est timide et maladroit. Raison de plus pour détourner de leur fonc- tion habituelle tous les objets du quotidien, y compris les balles qu’il parvient à dompter, sans craindre de se faire parfois taper sur les doigts, mais jamais méchamment. Le Majordome convoque des amis imaginaires à qui il joue un air de clarinette car il jongle aussi avec les notes. En définitive, il affronte sa solitude, il la peuple de mille défis toujours relevés et chaque prouesse accomplie lui per- met d’aller de l’avant, sous les yeux d’un public émerveillé par son adresse.

ce qu’ils en disent | Le personnage du Majordome vient d’une longue maturation après le succès d’un projet collectif « l’effet escargot » de la compagnie Kadavresky. L’envie était présente d’approfondir la per- sonnalité riche de ce personnage décalé et burlesque. Quentin Brevet

le grand retour de stereoptik, 4 ans après leur premier passage à anthéa avec le superbe dark circus

Romain Bermond et Jean-Baptiste Maillet étaient attendus au tournant après le succès de Dark Circus. Avec Stellaire non seulement ils ne déçoivent pas mais leur magie prend un tour cosmique !

Avril
mercredi 21 - 20h30

REPRÉSENTATION EN TEMPS SCOLAIRE
mardi 20 avril - 14h

l’histoire | Qui a dit que la vulgarisation scientifique manquait de poésie ? À partir d’une simple histoire d’amour entre une astrophysicienne et un peintre, les magiciens de STEREOPTIK, à la fois cinéastes, plasticiens, bruiteurs, musiciens, dessinateurs, embarquent le public médusé dans un extraordinaire voyage à travers la galaxie. Avec une économie de moyens déconcertante, ils réalisent la prouesse de montrer que l’univers en expansion permanente s’étend comme une relation amoureuse qui se lit comme la carte des constellations.

ce qu’ils en disent | Nous sommes tous les deux et plasticiens et musiciens. Romain est davantage des- sinateur ; moi davantage compositeur, mais nous créons les spectacles en complet partage des disci- plines. Nous concevons toute l’esthétique musicale et visuelle, toute la structure, tous les éléments et tous les enchaînements à deux. Sur scène, même si je manipule aussi les marionnettes, il y a un pôle pour le dessin et un pôle pour la musique. Jean-Baptiste Maillet

Le spectacle repose précisément sur le fait de nous voir le construire. Nous fabriquons en amont les décors, composons la musique, mettons en scène et inventons l’évolution de l’histoire. Ensuite, devant le public, nous re-fabriquons cet ensemble et nous l’ani- mons. Rien n’est figé à l’avance. Romain Bermond

ce qu’ils en pensent | Allant de l’infiniment grand à l’infiniment humain, le spectacle de la Compagnie STEREOPTIK fait se rencontrer les lois du « grand tout » et les conjonctures de l’existence. Il met en évi- dence les perspectives troublantes, voire remuantes, du hasard et de la nécessité. Manuel Piolat Soleymat, La Terrasse

Un dispositif de toute beauté, minimal, avec un musi- cien et un dessinateur qui tiennent la pièce. La main de l’homme est présente, le côté éphémère des des- sins du spectacle est magnifique. Anna Sigalevitch, France Culture

Le duo de plasticiens-musiciens émerveille avec Stellaire, une romance hypnotique dans laquelle ils bricolent un dessin animé en temps réel. Annabelle Martella, Libération

le retour d’andrés marín à la pureté du flamenco

Andrés Marín, le plus novateur des classiques, a insufflé à la tradition du flamenco un vent de fantaisie personnelle et géniale. Ses nuits dans les jardins d’Espagne sont un voyage dans nos paradis perdus.

Juin
mardi 1er - 20h00

l’histoire | Nous connaissons bien Andrés Marín qui seul ou avec Bartabas nous a présenté au fil des saisons Yatra, Golgota ou
D. Quixote. Attaché au répertoire et à la tradition du flamenco, le Sévillan quinquagénaire en a pourtant profondément renouvelé le langage et subverti les codes qu’il a universalisés s’ouvrant ainsi les temples de la danse contemporaine à travers le monde. Sa nouvelle création est née d’une commande du musée Picasso à Paris. Marín s’est emparé de cette carte blanche et l’a noircie à grands traits précis et vifs pour peindre et pénétrer ce qu’il nomme son jardin impur. On suit l’homme qui défiant les lois en se voulant l’égal du divin fut un jour chassé du jardin d’Eden et s’est vu condamné à l’errance, exil éternel que porte en soi la musique flamenco. De sa représentation de l’Arlequin de Picasso aux clins d’œil au théâtre de l’absurde, de scènes comiques en références folkloriques, l’artiste nous tend un miroir défendu.

 
ce qu’ils en disent | À l’origine, Jardín impuro est une carte blanche du musée Picasso de Paris. Au fil des représentations, elle s’est trans- formée et a acquis différentes textures jusqu’à atteindre une autre ampleur. C’est une zone sans frontières qui me permet de me dépla- cer librement à travers mon univers, au fil de mon imagination, sans aucun type de liens. C’est un espace dynamique, toujours actif.
Andrés Marín


ce qu’ils en pensent | Andrés Marín, figure magnétique de la nou- velle scène contemporaine, poursuit sa quête follement libre d’un art enraciné et audacieux. Il pulvérise les formes, les lignes, se dressant avec la grâce tranchante qui est la sienne contre l’académisme. Rosita Boisseau, Télérama
Jardín impuro c’est un livre qui contient de multiples histoires qui à chaque fois qu’on l’ouvre présente un argument et un final différents, car il entre en jeu avec l’état d’esprit du spectateur, cherche à réveiller des inquiétudes et ça ne laisse pas indifférent. David Montes, Flamencomania

La pièce est du risque pur. Il n’y a pas de concessions, ni de compro- mis. Andrés Marín n’est responsable qu’envers lui-même. Envers lui et l’art comme expression de ce qui lui appartient. Silvia Calado, Global Flamenco

fidèle d’anthéa, christophe alévêque vient créer son nouveau spectacle dans la salle pierre vaneck

Christophe Alévêque est de méchante humeur, il en a après la terre entière et ne se gêne pas pour le clamer haut et fort. C’est sans espoir, vous ne le changerez pas

Juin
mercredi 2 - 21h00
jeudi 3 - 20h30
vendredi 4 - 21h00
samedi 5 - 21h00
mardi 8 - 20h30
mercredi 9 - 21h00
jeudi 10 - 20h30
vendredi 11 - 21h00

l’histoire | Pour vous donner une idée, le Nouveau Spectacle de Christophe Alévêque aurait dû s’intitu- ler Le Mal est mort, vive le Mal… Vous avez échappé au titre, vous ne couperez pas au reste. Le monde s’écroule, les virus courent les rues, l’ordre moral règne, l’humanisme dégouline, la tyrannie du bien est sans limite tandis que les libertés s’amenuisent… Les jeux sont faits, rien ne va plus. Et c’est le moment que choisit notre clown colérique pour devenir papa à 50 ans passés. Si vous vous attendiez à le voir se calmer, bêtifier, ronronner, c’est raté. Plus remonté que jamais, il saisit l’occasion pour nous vitrioler un por- trait du monde à la sauce Alévêque.

ce qu’ils en disent |
La liberté est devenue une illusion, un vague concept. Nous vivons l’âge du sucre sans sucre,
de l’alcool sans alcool, de la guerre sans morts, des débats sans idées,
de la route sans accidents, de la journée sans tabac, de la rue sans voitures,
du spontané sous vide, de la bière light,
de la charcuterie maigre, du laitage sans lait,
du steak sans viande … Stop !
Pourquoi pas un spectacle d’humour consensuel.
Christophe Alévêque

une nouvelle plongée dans les arts émergents

Mars
27 samedi 27 - 21h00
Avril
28 samedi 10 - 21h00
29 samedi 24 - 21h00
Juin
30 samedi 12 - 21h00

salle Pierre Vaneck

IMMERSION est un volet de la programmation d’an- théa entièrement consacré à la scène digitale. Dans une nouvelle formule du début de printemps à l’aube de l’été, le théâtre ouvre ses portes à la création contemporaine sous ses formes les plus audacieuses et innovantes. L’heure est désormais à la transdiscipli- narité, aux pratiques spontanées, individuelles ou col- lectives, en marge des courants bien définis. Le numé- rique rencontre l’émotion artistique et la création de demain se dessine entre art vivant et technologie.

IMMERSION invite à repenser le théâtre en tant que lieu. Le décloisonnement des disciplines implique une circulation autre à l’intérieur du bâtiment. En tou- chant à nos habitudes de spectateur, c’est la philoso- phie même du théâtre qui change. Par paliers succes- sifs, l’IMMERSION s’installe à tous les niveaux. Les soirées IMMERSION se déroulent en trois temps : elles commencent à 19h30 par des projections visuelles sur la façade du théâtre, quand la météo le permet. Puis la salle Pierre Vaneck se transforme en salle de performance, de spectacle et/ou de concert, champ magnétique et d’expérimentation des arts numériques. Enfin, l’IMMERSION se fait ascension- nelle et se poursuit sur le majestueux toit-terrasse du 5e étage où le débat, l’échange d’idées, et l’esprit de la fête se prolongent dans un after animé par des DJs et des VJs.

En IMMERSION, le spectateur est invité à un long voyage immobile et low-cost, afin de favoriser le bras- sage des publics. Grâce à la présence d’artistes inter- nationaux, les lointains s’invitent, pour un voyage immobile. Chaque soirée est un point de départ pour un ailleurs sans billet retour. Mettre le public au centre du voyage est une volonté. Cette tendance se confirme, comme au cours de la création Ludi que Christophe Chassol est venu expérimenter à anthéa samedi 23 mars 2019 avant de le présenter ensuite à la Gaîté Lyrique et à la Philharmonie de Paris. Ou éga- lement lorsqu’en juin 2019, Yosi Horikawa, véritable architecte sonore, est venu jouer son nouveau spec- tacle Mirage, une rencontre inspirée avec la danse contemporaine du collectif Fish & Shoes et l’art vidéo d’Organ Phantom.

Pour mener à bien ces projets immersifs, cette année encore, anthéa s’entoure de professionnels avertis, tels Paulo Correia, metteur en scène et vidéaste, Sébastien Hamard du Festival Nuits Carrées, Frédéric Alemany du Hublot, le centre de création d’art numé- rique de Nice nouvellement installé au 109 et de Stéphane Moginot, fondateur de l’agence SoonCome, qui développe des projets hybrides à dimensions internationales.

anthéa, théâtre d’Antibes
260, avenue Jules Grec 06600 Antibes • 04 83 76 13 00
contact@anthea-antibes.fr • www.anthea-antibes.fr