Privilège Théâtre

4 nominations et le molière de la comédie 2019

jeudi 23 septembre 2021 à 20h00
vendredi 24 septembre 2021 à 20h30
samedi 25 septembre 2021 à 20h30
dimanche 26 septembre 2021 à 16h30

l’histoire |
Jacques n’a pas refait sa vie après son divorce et il est célibataire depuis trop longtemps. Il tient une cave à vin de quartier où se retrouve une joyeuse bande de leveurs de coude. Hortense, qui n’a toujours pas rencontré l’amour et se consacre aux autres, s’installe dans les parages et décide de s’initier aux mystères de la dégustation du vin. Le miracle qui fera sortir ces deux solitaires de leur carapace s’appelle Steve, un jeune délinquant en liberté conditionnelle...

ce qu’ils en disent |
Derrière l’image, les clichés et les préjugés, tous les personnages ont un secret dans cette pièce. Isabelle Carré
Ce sont des solitudes qui arrivent à s’entraider pour pouvoir s’en sortir. Bernard Campan

ce qu’ils en pensent |
La Dégustation est un bijou de précision, de finesse, de répliques hilarantes et de moments suspendus. Il est rare de découvrir un texte aussi parfait de bout en bout. Le résultat est une explosion de rires, une salle enthousiaste, grisée ! Catherine Schwaab, Paris Match
Immanquable ! La salle est sous le charme. Campan retrouve les planches avec un plaisir flagrant et une profondeur rare dans ce type de rôle. Jean Talabot, Le Figaro
Le spectateur se réjouira de la qualité de jeu des acteurs et d’un texte à l’efficacité séduisante avec ce qu’il faut d’actualité réaliste et d’émotion. Hélène Kuttner, Artistik Rezo

avec luchini, la parole est d’or

vendredi 15 octobre 2021 à 20h30
samedi 16 octobre 2021 à 20h30

l’histoire |
Le titre ne ment pas : pour son seul en scène, Fabrice Luchini a emprunté aux écrivains qu’il sert avec dévotion depuis de nombreuses années et qui continuent de l’inspirer. En 2008, en pleine crise des subprimes, comme la plupart des gens à l’époque, il ne comprend rien aux enjeux de cette crise qui s’annonce comme une réplique du krach de 1929. Le politologue Dominique Reynié a alors l’idée de réunir des textes d’écrivains sur l’argent. Luchini commence un travail d’agencement qui constitue la trame de son spectacle. Il pioche chez Zola, Péguy, Marx, Ferenczy, Guitry, Jean Cau... dont il extrait le miel stylistique. Fidèle à sa manière, Luchini s’invite dans son propre spectacle. Il revient sur cette période et évoque avec autodérision son propre rapport à l’argent et surtout il laisse la parole aux écrivains, son plus sûr placement.

ce qu’ils en pensent |
Là, c’est du très, très grand Luchini. Une diction parfaite. Une présence impeccable. Une force de persuasion absolue. Impossible de résister – qui d’ailleurs le peut ? – à ce moment où la lecture, la pensée et l’art oratoire sont si intimement liés. Brigitte Salino, Le Monde
Contrairement à ce que l’on peut croire, les textes ne servent pas le show de Luchini ; le show de Luchini sert les textes. Florent Barako, Le Point
Ce funambule élégant qui jongle avec les mots et développe d’amples phrases subtilement cadencées n’oublie pas qu’il est un clown. La salle, pleine à craquer, n’est plus que houle de rires, hoquets. Armelle Héliot, Le Figaro

Le premier volet de l’hommage au prix Nobel de littérature Harold Pinter

mardi 9 novembre 2021 à 20h00
mercredi 10 novembre 2021 à 20h30

l’histoire |
Pendant un voyage d’affaires qu’ils ont fait ensemble, que s’est-il exactement passé entre Bill, jeune dessinateur de mode qui partage sa vie avec Harry, un quadragénaire, et Stella, elle aussi designer, mariée à James ? James décide de tirer la chose au clair et, pour cela, se rend chez Harry sans parvenir à se faire une idée précise des liens unissant ce dernier à Bill. De même, les aveux qu’il obtient de Stella ne sont pas de nature à lever toute ambiguïté. Toujours à la recherche de la vérité, James se confronte alors directement à Bill dont les paroles obscurcissent encore plus une énigme qui restera indécidable.

ce qu’ils en disent |
La Collection est une pièce qui m’a tout de suite saisi, qui m’a envoûté, une pièce charmante au sens où elle opère un charme. C’est une pièce sur la quête de la vérité impossible, sur le mensonge, sur le fiel du mensonge et le venin du mensonge. Ludovic Lagarde

ce qu’ils en pensent |
On croit parfois connaître une pièce qu’on a lue, et déjà vue, souvent. Et voilà qu’une traduction nouvelle, qu’une interprétation nouvelle en révèlent d’autres abîmes et profondeurs. Et qu’elles font apparaître, soudain, bien plus finement encore l’audace, l’originalité, la puissance folles de l’écrivain. Fabienne Pascaud, Télérama
Servie par un casting hors pair, la mise en scène de Ludovic Lagarde sublime cette histoire de jalousie universelle, nourrie de fantasmes, de mensonges et de non-dits. Philippe Lançon, Libération
Ça commence comme un bon petit drame ou une bonne comédie d’adultère, le mari, l’amant, la femme et l’amant de l’amant. Mais chez Harold Pinter, qui n’aime rien tant qu’utiliser les codes bourgeois pour mieux les pulvériser, le dérapage vers les contrées troubles est un art. Qu’on déguste ici minute par minute. Brigitte Hernandez, Le Point

gallienne en vagabond céleste

mardi 16 novembre 2021 à 20h30
mercredi 17 novembre 2021 à 21h00
jeudi 18 novembre 2021 à 20h030
vendredi 19 novembre 2021 à 21h00
samedi 20 novembre 2021 à 16h00en plus
samedi 20 novembre 2021 à 21h00
dimanche 21 novembre 2021 à 17h00

l’histoire |
Pour sa nouvelle «  jonglerie  », Dario Fo s’est d’abord imprégné des récents travaux sur l’histoire et les textes de saint François d’Assise. Mais bien sûr, le dramaturge a ajouté son grain de sel aux édifiantes histoires de ses conversations avec les animaux. De même, le voyage du saint à Rome pour rencontrer le pape est-il montré sous un éclairage peu banal. Dario Fo n’a pas hésité à réinventer un sermon du saint d’après les chroniques du temps. Et c’est ainsi que le public emboîte joyeusement le pas d’un homme du XIIIe siècle, plus proche de nous qu’il n’y paraît dans ses préoccupations : l’argent, la pauvreté, la charité, le pouvoir, la douleur, la marginalisation, le respect de la nature, la violence, la guerre...

ce qu’ils en disent |
Pour moi, le seul-en-scène c’est une liberté totale. Je m’inspire beaucoup de la démarche de Dario Fo, proche du théâtre de rue. Le seul-en-scène me semble aussi aller vers ce dépouillement, puisque subsiste ici la parole seule. Débarrassé de la notion de dialogue, ce théâtre renoue avec le conte et établit une relation plus directe avec les spectateurs. Ici, je ne suis pas un acteur, je suis un conteur, qui livre un récit au public en le sollicitant constamment et de façons surprenantes parfois, inattendues. Guillaume Gallienne
Un texte, un comédien de noir vêtu, une table, un tabouret et un projecteur poursuite, une formidable envie de fouiller, de trouver ce «  Tout  » à partir de «  Rien  », tout cela si proche de notre saint François, père de la pauvreté dans son itinérance qui devenait doucement la nôtre... Claude Mathieu

ce qu’ils en pensent |
Sourire aux lèvres, tour à tour excessif et humble, grave et moqueur, l’acteur de bonne foi plonge sans craindre de se mouiller dans les remous d’une vie vécue «  à l’arrache  ». Ainsi de la querelle qui opposa le pape Innocent III à François. Une histoire de cochon pour prix de la liberté. Savoureux ! Laurence Liban, L’Express
Guillaume Gallienne impose un style qui n’est pas sans rappeler celui de Robert Hirsch, magistral acteur de composition. En s’emparant d’un texte de Dario Fo qui mélange avec brio histoire sainte, anecdotes, farce, l’acteur tout à la joie de raconter une fable et de brocarder les puissants, se transforme en conteur inspiré. Marion Thébaud, Le Figaro

stéphane de groodt et valérie bonneton en absurdie

mardi 7 décembre 2021 à 20h00
mercredi 8 décembre 2021 à 20h30
jeudi 9 décembre 2021 à 20h00

l’histoire |
Quoi d’aussi agaçant que la sonnerie du téléphone quand on vient de passer à table ? Surtout quand comme M. et Mme Bélier on n’a pas d’abonnement téléphonique. Tandis qu’au bout du fil l’interlocuteur insiste pour parler à un certain M. Schmitt, les Bélier découvrent que leur intérieur a changé, qu’aux murs les cadres ont été remplacés par d’autres, que les livres et même leurs vêtements ne sont pas les leurs... Les Bélier seraient-ils donc les Schmitt ? La pièce impose dès les premiers instants une idée folle qu’elle filera jusqu’au bout mais comme toujours chez Sébastien Thiéry une idée, aussi déjantée soit-elle, ne prend jamais le pouvoir sur l’action. L’auteur écrit d’abord pour ses interprètes, pour le plaisir du jeu et le bonheur de la fantaisie. Du monde ou de M. Schmitt, lequel des deux est fou ? Ce n’est pas en cherchant à répondre à la place du spectateur mais en le laissant se saisir de la question que les comédies de Sébastien Thiéry se démarquent des autres.

ce qu’ils en disent |
La vie de monsieur et madame Bélier ne leur appartient plus. Ils subissent l’inexplicable. Si à la longue, madame en arrive à «  changer de peau  », monsieur résiste. Dans la pièce de Sébastien Thiéry, l’absurde – d’un comique irrésistible – est un cauchemar parce que ses personnages ont conscience de vivre une situation absurde, impossible, irréelle. Et plus ils se démènent dans leur salon et plus nous rions. Il ne s’agit plus pour eux de se livrer à une simple quête de leur identité, mais de se lancer – quitte à en mourir – à la recherche effrénée de leur propre et véritable vie. Qui sommes-nous ? Telle est la question à mourir de rire. Jean-Louis Benoit

vendredi 21 janvier 2022 à 20h30
samedi 22 janvier 2022 à 20h30

l’histoire |
Un homme d’âge certain, un monsieur Nobody, vit seul dans les hauteurs d’un immeuble. On ne connaît rien de son histoire, on assiste à sa journée faite de petits riens, d’infimes rituels, d’instants d’absence. Rapidement les objets autour de lui gagnent en autonomie, s’animent, se rappellent à son bon souvenir. Les tableaux prennent vie, une bouilloire chante, le lit grince. Entre ce corps agile d’ancien danseur et les objets du quotidien, un dialogue gestuel et bruissant s’amorce qui peuple son imaginaire de rêves et font de sa solitude un beau refuge. La pièce écrite comme une partition que soutient une musique de scène originale composée par Ibrahim Maalouf ouvre ses portes sur un univers à la fois burlesque, poétique, surréaliste.

ce qu’ils en disent |
Si le monde de Monsieur X est isolé, il n’en est pas moins peuplé de rêves. Dans un dialogue entre le réel et l’illusion, la routine d’un quotidien apparemment bien ordonné, se désarticule. Le monde extérieur semble s’acharner à le ramener dans le concret, tandis qu’autour de lui, tout prend vie. Inspiré, il peint l’objet de son désir et l’ordinaire continue sa métamorphose. La tête dans les nuages, il voit l’invisible, l’abstrait et l’infini. Un mélange s’opère, redéfinissant les frontières entre le réalisme et l’absurde. Est-il si seul que cela ? Mathilda May
Enfin je réintègre mon univers avec Mathilda. Celui de Keaton, de Chaplin, de Tati. J’en ai trop dit, le silence est d’or. Elle me propose de rêver avec elle de tout ce qui ne se dit pas, et qui en dit bien plus. Pierre Richard

ce qu’ils en pensent |
Les effets spéciaux, les bruits, les sons, les vidéos se répondent comme un mécanisme d’horloger suisse. La salle est captée, charmée, envoûtée. À la fin du spectacle, le public applaudit debout, et se lance dans une demi-douzaine de rappels ! Catherine Schwaab, Paris-Match
Un spectacle onirique et tendre, porté par un Pierre Richard radieux, rassuré par sa metteure en scène, comme une bulle de fantaisie à saisir au vol. Hélène Kuttner, Artistik Rezo
Très présente, la musique est signée Ibrahim Maalouf. Aérienne et douce, intense, enlevée, elle porte le spectacle dans les moments clés. Sylvain Merle, Le Parisien

richard anconina enfin sur scène

vendredi 28 janvier 2022 à 20h30
samedi 29 janvier 2022 à 20h30

l’histoire |
S’il a déjà joué des flics ou des voyous au cinéma, pour ses débuts au théâtre Richard Anconina a choisi d’incarner un personnage complexe aux prises avec le quotidien d’anonymes en situation de détresse. Il devient Pascal, un policier habitué aux missions sur le terrain, qui a été affecté pendant quelques mois à un poste statique où il est chargé de traiter les appels de Police Secours. Pendant sa dernière nuit de garde, tandis que les personnes qui composent le 17 continuent à réclamer de lui toute son attention, ses facultés d’analyse et son sang-froid, il intercepte l’appel au secours d’une femme en train d’être kidnappée. Il se trouve ainsi engagé dans une haletante course contre la montre pour lui venir en aide.

ce qu’ils en disent |
C’est une aventure immersive qui est proposée ici : comme Pascal, le spectateur n’aura, pour se faire une idée des personnages qui l’appellent tout au long de la soirée, que leur voix, et les bruits qui les environnent. A l’image d’un seul en scène, Pascal, entouré de ses écrans et de ses téléphones, semblera quasiment seul pour affronter les différentes situations qui vont s’enchaîner. Tout est ainsi fait pour que le spectateur plonge dans la situation comme s’il assistait réellement à une nuit de garde à Police Secours. Jérémie Lippmann

Kad Merad hérite d'un boulet

jeudi 3 février 2022 à 20h00
vendredi 4 février 2022 à 20h30
samedi 5 février 2022 à 20h30

l’histoire |
À l’heure des applications téléphoniques qui prétendent répondre à tous les besoins existentiels, l’amitié devient elle aussi une affaire de «  profils  ». Serge Marron, un célibataire qui vit dans la Creuse et collectionne les étiquettes de camembert aux noix, voudrait se faire un ami. Il s’en remet pour cela à Ameetic, une plateforme de rencontre. Contre toute logique, le programme informatique lui indique comme ami idéal un certain Pierre, banquier très occupé, citadin, marié, un homme qui n’a aucun point commun avec Serge et ne veut pas en entendre parler. Serge mène alors son enquête et découvre bien des aspects équivoques de la vie privée de Pierre et il en joue pour s’introduire de gré ou de force dans son foyer. Le comble, c’est que Martine, l’épouse de Pierre tombe sous le charme de Serge et se réjouit à la perspective d’un petit week-end à trois dans la Creuse...

ce qu’ils en disent |
Quel bonheur de voir jouer notre comédie dans ce magnifique théâtre d’Antibes ! Et aller à la rencontre du public après une année si frustrante. Surtout qu’Amis est vraiment une pièce sur le désir d’aller vers les autres, de se trouver des amis avec qui tout partager. Mais bien sûr, dans notre histoire, tout se passe très mal ! C’est ainsi que le pauvre Kad Merad se retrouve affublé d’un véritable boulet en la personne de Lionel Abelanski. Et pour accompagner ce duo improbable, la pétillante Claudia Tagbo tente de jouer les intermédiaires. Merci à tous de soutenir les troupes de théâtre, et bon spectacle ! David Foenkinos et Amanda Sthers

effet boule de neige

mardi 1er mars 2022 à 20h00
mercredi 2 mars 2022 à 20h30

l’histoire |
En vacances avec leurs enfants dans une station de ski, Eva et Thomas sont pris de panique à l’annonce d’une avalanche imminente qui menace de les engloutir. Mais si la catastrophe n’a finalement pas lieu, un autre drame attend le couple, à travers les commentaires que chacun fera de son attitude face au danger. Un redoutable débriefing qui fait table rase de toutes les certitudes. Salomé Lelouch met en scène une épopée de l’intime à partir de l’adaptation de Snow Thérapy du réalisateur Ruben Östlund, prix du jury au Festival de Cannes 2012. Jeanne Le Guillou et Bruno Dega en ont tiré un huis-clos où les identités vont se révéler et tout un univers de relations qui semblaient solides se fissurer cruellement. Snow Thérapie interroge le couple, la vérité, le courage, la lâcheté mais avant tout le récit que chacun en fait.

ce qu’ils en disent |
À la fin de la lecture de l’adaptation de Snow Thérapy, j’ai tout de suite compris que j’avais en main un véritable texte de théâtre, reprenant l’argument du film de Ruben Östlund, tout en assumant d’ouvrir d’autres problématiques. Dans le film, l’avalanche est un fusible alors que dans la pièce, elle est un révélateur. Il s’agit alors non pas de raconter l’histoire d’un couple qui se délite, mais plutôt celle d’une faille qui s’ouvre entre deux personnes suite à ce que l’on pourrait appeler «  une snow thérapie  ». La réussite du travail de Dega et de Le Guillou est d’avoir conservé toutes les qualités de l’œuvre initiale d’Östlund : le sens de l’observation, la précision ironique et distante de l’étude de mœurs, la virtuosité de certains dialogues. La question de ce que chacun a vécu ou non devient centrale, aussi bien pour le couple que pour le spectateur. Ce qui m’intéresse principalement ce sont ces deux questions : d’une part «  Et moi qu’est-ce que j’aurais fait à sa place à lui ?  » et d’autre part «  Et moi qu’est-ce que je ferais à sa place à elle ?  » Salomé Lelouch

daniel auteuil convie ses amis poètes

mardi 8 mars 2022 à 20h00

l’histoire |
Tout commence par une dédicace : «  Pour Dani, à lire quand tu seras devenu grand ! signé Maman  ». Le temps est venu pour Dani Auteuil de se plonger dans cet ancien volume de poésie de Paul-Jean Toulet. Toulet (1867-1920), écrivain abondant et oublié, est l’inventeur des contrerimes qui, très vite, ont inspiré à Daniel Auteuil des musiques. Et les textes sont devenus chansons. Se sentant bien à la table du poète, il en a invités d’autres à se joindre à eux, Baudelaire, Apollinaire, Hugo... Dire les œuvres que l’on aime est une façon pudique de se raconter, les choix de Daniel Auteuil sont aussi une manière d’autoportrait en apesanteur.

ce qu’ils en disent |
Déjeuner en l’air est un titre que j’ai piqué à ma femme qui est peintre et sculpteur. C’est aussi un rêve que j’ai fait où avec Rimbaud, Mallarmé, Apollinaire on s’est tous retrouvés à table, à boire, mais en l’air, au-dessus des nuages, dans une vision surréaliste qui est aussi l’esprit du spectacle. C’est comme une balade intime, un rendez-vous, un dîner où l’on boit mes paroles... Je raconte des moments de ma vie, des rencontres qui m’ont marqué. Jeune homme j’ai aimé découvrir la poésie à travers la chanson et ce spectacle est parti de l’idée simple pour moi de redécouvrir l’œuvre de Paul-Jean Toulet et de l’envie de le faire connaître, j’en ai fait des chansons et c’est la première fois que j’écris de la musique ! Daniel Auteuil

ce qu’ils en pensent |
Daniel Auteuil qui chante, ce n’est pas rien. Accompagné d’un guitariste, il récite, chante, n’hésite pas à faire monter sa voix dans les tours et les aigus. Son organe incertain par endroit donne un supplément d’âme à cet ensemble et vient rappeler le courage de l’exercice. Thomas Baurez, Première

Avec son style différent, Édouard Baer sait vraiment nous plaire.

vendredi 1er avril 2022 à 20h30
samedi 2 avril 2022 à 20h30

l’histoire |
L’angoisse de l’acteur avant d’entrer en scène. Celle qui étreint notre comédien et qu’il revendique comme «  un coup de mou  » ressemble à s’y méprendre à une attaque de panique. Quoi qu’il en soit, le voici fuyant son rôle et surgissant par mégarde dans la grande salle d’anthéa où l’attend un décor de bar. Or, même en situation d’abandon de poste, un comédien est fait de la chair des mots et sans doute seuls les textes ont la capacité de le sauver et de le ramener sur le rivage. Alors dans la nuit de ce bar sans nom, de vieilles connaissances se manifestent, Boris Vian, Romain Gary, Charles Bukowski, André Malraux, Thomas Bernhard... et se mêlent à d’autres fantômes qui, apparemment sans lien entre eux, composent pourtant le panthéon personnel du comédien, appelons-le Édouard Baer.

ce qu’ils en disent |
C’est un exercice de doute. Le type est frappé par la grâce, c’est ce qu’on espère toujours quand on fait ce métier. On sait que le travail ne suffit pas. Ce n’est pas le travail qui est récompensé. On attend quelque chose de plus, on ne sait pas d’où ça vient... Édouard Baer

ce qu’ils en pensent |
Alternant sans crier gare comique et gravité, dérision du quotidien et questionnement métaphysique, Édouard Baer joue aux montagnes russes jusqu’à donner le vertige. Philippe Chevilley, Les Échos
Élégant et loufoque, conteur, lecteur et joueur, drôle, tendre, solennel et sensible, il tricote ses pensées pour confectionner un patchwork de belles pièces tiré des étoffes de ses héros. Sylvain Merle, Le Parisien
Avec cette élégance détachée et mélancolique, cet humour et cette voix si distingués et si sarcastiques, Baer peut tout faire. Il émerveille et enchante. Télérama

anthéa, théâtre d’Antibes
260, avenue Jules Grec 06600 Antibes • 04 83 76 13 00
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