Privilège Théâtre

sylvie testud et éric elmosnino réunis par marivaux

La mise en scène de Ladislas Chollat installe son Heureux stratagème dans un somptueux décor des Années folles et le texte de Marivaux s’y loge avec une aisance stupéfiante.


Novembre
mardi 10 - 20h00
mercredi 11 -  20h30

 

l’histoire | Quatre personnages, deux couples qui se cherchent. Dorante est amoureux fou de la Comtesse mais celle-ci n’a d’yeux que pour le Chevalier Damis qu’elle a ravi à la Marquise. Délaissés, Dorante et la Marquise vont alors unir leurs forces pour défaire ces liens en ima- ginant un stratagème : provoquer la jalousie de la Comtesse et du Chevalier en feignant de s’aimer. Ils iront même jusqu’à annoncer leur mariage. De leur côté, les valets, complices des ruses de leurs maîtres, tentent maladroitement de les imiter dans la conduite de leurs propres histoires d’amour…

ce qu’ils en disent | Je ne sais pas si c’est une pièce féministe, mais elle s’intéresse aux femmes. Marivaux plaide en faveur des femmes et du moment présent. Le texte trouve écho chez beaucoup de monde. Je ne sais pas si les gens infidèles ne sont pas toujours amoureux de la même personne, s’ils ont envie de se tromper eux-mêmes, de sortir de leur vie.
Sylvie Testud

ce qu’ils en pensent | Le narcissisme de combat, l’ambivalence en roue libre et la morale plastique de la comtesse sont servis à la perfection par Sylvie Testud. Marin de Viry, Le Figaro


Qu’il s’agisse de l’interprétation, des dialogues, de l’esthétique… cet Heureux stratagème a décidément tout bon. Une heure cinquante qui file comme un clin d’œil. Catherine Schwaab, Paris Match


La comédie de 1733 est si joliment interprétée dans ses décors et son ambiance Années folles qu’on se prend à goûter très volontiers la rosse- rie frivole de Sylvie Testud et l’humour ravageur du mélancolique Éric Elmosnino ou de son double plus solaire, Jérôme Robart. Fabienne Pascaud, Télérama

gallienne en vagabond céleste

Guillaume Gallienne de la Comédie-Française est un François d’Assise irrévérencieux, truculent, vibrant de foi, tel que Dario Fo en a conçu le modèle d’une extraordinaire humanité et d’un vibrant humour.

Décembre
mercredi 2 - 21h00
jeudi 3 - 20h30
vendredi 4 - 21h00
samedi 5 - 15h00
samedi 5 - 21h00
dimanche 6 - 16h00

l’histoire | Pour sa nouvelle « jonglerie », Dario Fo s’est d’abord imprégné des récents travaux sur l’his- toire et les textes de saint François d’Assise. Mais bien sûr, le dramaturge a ajouté son grain de sel aux édi- fiantes histoires de ses conversations avec les ani- maux. De même, le voyage du saint à Rome pour ren- contrer le pape est-il montré sous un éclairage peu banal. Dario Fo n’a pas hésité à réinventer un sermon du saint d’après les chroniques du temps. Et c’est ainsi que le public emboîte joyeusement le pas d’un homme du XIIIe siècle, plus proche de nous qu’il n’y paraît dans ses préoccupations : l’argent, la pauvreté, la charité, le pouvoir, la douleur, la marginalisation, le respect de la nature, la violence, la guerre…

ce qu’ils en disent | Pour moi, le solo c’est une liberté totale. Je m’inspire beaucoup de la démarche de Dario Fo, proche du théâtre de rue. Le solo me semble aussi aller vers ce dépouillement, puisque subsiste ici la parole seule. Débarrassé de la notion de dialogue, ce théâtre renoue avec le conte et établit une relation plus directe avec les spectateurs.
Ici, je ne suis pas un acteur, je suis un conteur qui véhicule la parole d’un auteur, qui livre un récit au public
en  le  sollicitant constamment.
Guillaume Gallienne

Un texte, un comédien de noir vêtu, une table, un tabouret et un projecteur poursuite, une formidable envie de fouil-
ler, de trouver ce « Tout » à partir de « Rien », tout cela si proche de notre saint François, père de la pauvreté dans son itinérance qui devenait doucement la nôtre… Claude Mathieu

ce qu’ils en pensent | Sourire aux lèvres, tour à tour excessif et humble, grave et moqueur, l’acteur de bonne foi plonge sans craindre de se mouiller dans les remous d’une vie vécue « à l’arrache ». Ainsi de la querelle qui opposa le pape Innocent III à François. Une histoire de cochon pour prix de la liberté. Savoureux ! Laurence Liban, L’Express

Guillaume Gallienne impose un style qui n’est pas sans rappeler celui de Robert Hirsch, magistral acteur de composition. En s’emparant d’un texte de Dario Fo qui mélange avec brio histoire sainte, anecdotes, farce, l’acteur tout à la joie de raconter une fable et de brocarder les puissants, se transforme en conteur inspiré. Marion Thébaud, Le Figaro

la pièce aux 4 nominations aux molières 2020

Niels Arestrup, époustouflant dans un duel autour de la liberté de l’artiste aux prises avec les pièges de la célébrité

Décembre
vendredi 4 - 20h30
samedi 5 - 20h30

l’histoire | New York, fin des années cinquante, dans l’atelier de Mark Rothko. Le peintre a accepté une commande de décor mural pour un prestigieux restaurant new-yorkais et, pour l’assister, il a engagé un jeune artiste, Ken. Mais, bien qu’ils travaillent ensemble, cette collaboration tourne vite à une joute verbale intense, le jeune homme n’hésitant pas à pousser le maître dans ses derniers retranche- ments, sur le thème de la compromission des artistes reconnus qui prostituent leur art au nom d’exigences mercantiles.

ce qu’ils en disent | La pièce nous introduit au cœur de la création, et elle interroge les processus du créa- teur. Elle dresse le portrait d’un esprit en colère et brillant, qui vous demande de ressentir la forme et la texture des pensées. Rothko tient à initier son assis- tant, qui va se révéler bon élève, mais incapable de faire le moindre compromis esthétique. La relation maître-élève peut se lire aussi, bien que Rothko s’en défende, comme une relation père-fils ; les deux per- sonnages vont se livrer un combat intellectuel et artistique qui va marquer leur vie. Jérémie Lippmann

ce qu’ils en pensent | Rothko est un rôle idéal pour Niels Arestrup. Tour à tour monstrueux et boulever- sant, le comédien porte magnifiquement la pièce. Jérémie Lippmann, le metteur en scène, lui a laissé la bride sur le cou, sachant qu’il ne passerait pas à côté de son personnage. Philippe Chevilley, Les Échos

John Logan écrit une pièce vibrante, un face-à-face percutant entre Rothko et son assistant Ken. La pièce est profonde et exaltée. C’est une plongée intelligente dans l’histoire de l’art de la deuxième moitié du 20e siècle. Stéphane Capron, Sceneweb

Niels Arestrup porte avec une puissance remarquable cette exigence absolue pour son art. Il éructe, s’agace, provoque, et se referme en lui-même. Nous assistons à la réalisation de la totalité d’une toile par les deux acteurs, avec un réalisme saisissant. Sophie Jouve, France Info

édouard baer dans toute sa splendeur

Avec son style différent, Édouard Baer sait vraiment nous plaire. Il met sa force fragile au service de sa nouvelle pièce où sous le masque d’un rire teinté d’absurde percent les nuances de l’émotion.

Décembre
mardi 8 - 20h00
mercredi 9 - 20h30

l’histoire | L’angoisse de l’acteur avant d’entrer en scène. Ce pourrait être le sujet. Celle qui étreint notre comédien et qu’il revendique comme « un coup de mou » ressemble à s’y méprendre à une attaque de panique. Quoi qu’il en soit, le voici qu’il fuit son rôle et surgit par mégarde dans la grande salle d’anthéa où l’attend un décor de bar. Or, même en situation d’abandon de poste, un comédien est fait de la chair des mots et sans doute seuls les textes ont la capacité de le sauver et de le ramener sur le rivage. Alors dans la nuit de ce bar sans nom, de vieilles connaissances se manifestent, Boris Vian, Romain Gary, Charles Bukowski, André Malraux, Thomas Bernhard… et se mêlent à d’autres fantômes qui, apparemment sans lien, composent pourtant le panthéon personnel du comédien, appelons-le Édouard Baer.

ce qu’ils en disent | C’est un exercice de doute. Le type est frappé par la grâce, c’est ce qu’on espère tou- jours quand on fait ce métier. On sait que le travail ne suffit pas. Ce n’est pas le travail qui est récompensé. On attend quelque chose de plus, on ne sait pas d’où ça vient... Édouard Baer

ce qu’ils en pensent | Alternant sans crier gare comique et gravité, dérision du quotidien et question- nement métaphysique, Édouard Baer joue aux mon- tagnes russes jusqu’à donner le vertige. Philippe Chevilley, Les Échos

Élégant et loufoque, conteur, lecteur et joueur, drôle, tendre, solennel et sensible, il tricote ses pensées pour confectionner un patchwork de belles pièces tiré des étoffes de ses héros. Sylvain Merle, Le Parisien

Avec cette élégance détachée et mélancolique, cet humour et cette voix si distingués et si sarcastiques, Baer peut tout faire. Il émerveille et enchante. Télérama

pour cette coproduction anthéa, pierre richard est nominé aux molières 2020 !

Entre Mathilda May et Pierre Richard, ce fut un coup de foudre artistique. Pour le comédien de légende elle a conçu un spectacle sans parole d’une sensibilité totale et invité Ibrahim Maalouf à composer la musique.

Janvier
mardi 12 - 20h00
mercredi13 - 20h30

l’histoire | Un homme d’âge certain, un monsieur Nobody, vit seul dans les hauteurs d’un immeuble. On ne connaît rien de son histoire, on assiste à sa journée faite de petits riens, d’infimes rituels, d’instants d’absence. Rapidement les objets autour de lui gagnent en autonomie, s’animent, se rappellent à son bon souvenir. Les tableaux prennent vie, une bouil- loire chante, le lit grince. Entre ce corps agile d’ancien danseur et les objets du quotidien, un dialogue ges- tuel et bruissant s’amorce qui peuple son imaginaire de rêves et font de sa solitude un beau refuge. La pièce écrite comme une partition que soutient une musique de scène originale composée par Ibrahim Maalouf ouvre ses portes sur un univers à la fois burlesque, poétique, surréaliste.

ce qu’ils en disent | Si le monde de Monsieur X est isolé, il n’en est pas moins peuplé de rêves. Dans un dialogue entre le réel et l’illusion, la routine d’un quo- tidien apparemment bien ordonné, se désarticule. Le monde extérieur semble s’acharner à le ramener dans le concret, tandis qu’autour de lui, tout prend vie. Inspiré, il peint l’objet de son désir et l’ordinaire conti- nue sa métamorphose. La tête dans les nuages, il voit l’invisible, l’abstrait et l’infini. Un mélange s’opère, redéfinissant les frontières entre le réalisme et l’absurde. Est-il si seul que cela ? Mathilda May
Enfin je réintègre mon univers avec Mathilda. Celui de Keaton, de Chaplin, de Tati. J’en ai trop dit, le silence est d’or. Elle me propose de rêver avec elle de tout ce qui ne se dit pas, et qui en dit bien plus. Pierre Richard
 

ce qu’ils en pensent | Les effets spéciaux, les bruits, les sons, les vidéos se répondent comme un méca- nisme d’horloger suisse. La salle est captée, charmée, envoûtée. A la fin du spectacle, le public applaudit debout, et se lance dans une demi-douzaine de rap- pels ! Catherine Schwaab, Paris-Match

Un spectacle onirique et tendre, porté par un Pierre Richard radieux, rassuré par sa metteure en scène, comme une bulle de fantaisie à saisir au vol. Hélène Kuttner, Artistik Rezo

Très présente, la musique est signée Ibrahim Maalouf. Aérienne et douce, intense, enlevée, elle porte le spectacle dans les moments clés. Sylvain Merle, Le Parisien

daniel auteuil convie ses amis poètes

Daniel Auteuil, gloire du cinéma national, nous rappelle à l’occasion de ce spectacle musical qu’il est d’abord et depuis toujours un saltimbanque. Sur scène comme chez lui, il joue, chante, compose, et se défend même à la guitare.

Janvier
vendredi 15 - 20h30
samedi 16 - 20h30

l’histoire | Tout commence par une dédi-
cace : « Pour Dani, à lire quand tu seras devenu grand ! signé Maman ». Le temps est venu pour Dani Auteuil de se plonger dans cet ancien volume de poésie de Paul- Jean Toulet. Toulet (1867-1920), écrivain abondant et oublié, est l’inventeur des contrerimes qui, très vite, ont inspiré à Daniel Auteuil des musiques. Et les textes sont devenus chansons. Se sentant bien à la table du poète, il en a invités d’autres à se joindre à eux, Baudelaire, Apollinaire, Hugo… Dire les œuvres que l’on aime est une façon pudique de se raconter, les choix de Daniel Auteuil sont aussi une manière d’autoportrait en apesanteur. La lyre du poète est ici la guitare de Pascal Garry der- rière laquelle de temps à autre le comédien se cache.
 

ce qu’ils en disent | Déjeuner en l’air est un titre que j’ai piqué à ma femme qui est peintre et sculpteur. C’est aussi un rêve que j’ai fait où avec Rimbaud, Mallarmé, Apollinaire on s’est tous retrouvés à table, à boire, mais en l’air, au-dessus des nuages, dans une vision surréaliste qui est aussi l’esprit du spectacle. C’est comme une balade intime, un rendez-vous, un dîner où l’on boit mes paroles… Je raconte des moments de ma vie, des rencontres qui m’ont marqué. Jeune homme j’ai aimé découvrir la poésie à travers la chanson et ce spectacle est parti de l’idée simple pour moi de redécouvrir l’œuvre de Paul-Jean Toulet et de l’envie de le faire connaître, j’en ai fait des chansons et c’est la première fois que j’écris de la musique !
Daniel Auteuil
 

ce qu’ils en pensent | Daniel Auteuil qui chante, ce n’est pas rien. Accompagné d’un guitariste, il récite, chante, n’hésite pas à faire monter sa voix dans les tours et les aiguës. Son organe incertain par endroit donne un supplément d’âme à cet ensemble et vient rappeler le courage de l’exercice. Thomas Baurez, Première

un dérapage incontrôlé des sentiments servi par un casting exceptionnel

Le premier volet de l’hommage au prix Nobel de littérature Harold Pinter, avec Mathieu Amalric, Micha Lescot, Laurent Pointrenaux...

Février
jeudi 4 - 20h00
vendredi 5 - 20h30
 

l’histoire | Pendant un voyage d’affaires qu’ils ont fait ensemble, que s’est-il exactement passé entre Bill, jeune dessinateur de mode qui partage sa vie avec Harry, un quadragénaire, et Stella, elle aussi designer, mariée à James ? James décide de tirer la chose au clair et, pour cela, se rend chez Harry sans parvenir à se faire une idée précise des liens unissant ce dernier à Bill. De même, les aveux qu’il obtient de Stella ne sont pas de nature à lever toute ambiguïté. Toujours à la recherche de la vérité, James se confronte alors directement à Bill dont les paroles obscurcissent encore plus une énigme qui restera indécidable.

ce qu’ils en disent | La Collection est une pièce qui m’a tout de suite saisi, qui m’a envoûté, une pièce charmante au sens où elle opère un charme. C’est une pièce sur la quête de la vérité impossible, sur le mensonge, sur le fiel du mensonge et le venin du mensonge. Ludovic Lagarde

ce qu’ils en pensent | On croit parfois connaître une pièce qu’on a lue, et déjà vue, souvent. Et voilà qu’une traduction nouvelle, qu’une interprétation nouvelle en révèlent d’autres abîmes et profondeurs. Et qu’elles font apparaître, soudain, bien plus finement encore l’audace, l’originalité, la puissance folles de l’écrivain. Fabienne Pascaud, Télérama

Servie par un casting hors pair, la mise en scène de Ludovic Lagarde sublime cette histoire de jalousie universelle, nourrie de fantasmes, de mensonges et de non-dits. Philippe Lançon, Libération

Ça commence comme un bon petit drame ou une bonne comédie d’adultère, le mari, l’amant, la femme et l’amant de l’amant. Mais chez Harold Pinter, qui n’aime rien tant qu’utiliser les codes bourgeois pour mieux les pulvériser, le dérapage vers les contrées troubles est un art. Qu’on déguste ici minute par minute. Brigitte Hernandez, Le Point

françois-xavier demaison, président de la république, consulte le psychiatre françois berléand à quelques heures de son investiture...

Les auteurs du Prénom reviennent à la charge et fournissent au duo Berléand-Demaison les armes du verbe et du rire pour un duel au sommet de l’État…

Février
mardi 9 - 20h00
mercredi 10 - 20h30
jeudi 11 - 20h00

l’histoire | À quelques heures de son investiture, le nouveau président de la République est pris de démangeaisons nasales… Panique en haut lieu, pas question de transformer l’exercice solennel en concours de grimaces et de passer pour fou aux yeux des Français. Le meilleur psychiatre de Paris est convoqué au chevet du nez présidentiel. Le chef de l’État qui s’attend à un remède miracle se trouve embarqué dans une séance de psychanalyse sauvage. De vieilles fissures viennent lézarder la façade un peu trop lisse de l’homme de pouvoir. Entre ces professionnels de la parole, lequel des deux aura le dernier mot ?
 

ce qu’ils en pensent | Berléand, c’est vraiment parfait, pas une faute. Demaison, ce n’est pas une surprise, ici il nous subjugue. On lui découvre des qualités insoupçonnées. Un duo irrésistible. Philippe Tesson, Le Figaro Magazine

On assiste à une séance de psy assez jubilatoire avec un François-Xavier Demaison désopilant. Il est tantôt pathétique et grimaçant, tantôt touchant, toujours très drôle. Face à lui, François Berléand, est à son affaire en professionnel aguerri qui en a vu d’autres, engagé dans un duel avec son patient. France Info

Mené avec habileté par François Berléand, parfait dans le costume du psy, cette séance d’analyse prési- dentielle monte en puissance jusqu’au final : vingt minutes de pure comédie portées par le talent comique de François-Xavier Demaison. Amélie Foucault, CNews

quand roschdy zem rencontre michel fau autour d’harold pinter...

Le second volet d’hommage à Harold Pinter avec l’une des pièces les plus célèbres du prix Nobel de littérature 2005

Avril
mardi 6 - 20h00
mercredi 7 - 20h30

l’histoire | Deux ans après leur rupture, Emma et son ex-amant, Jerry, ont rendez-vous dans un pub. Elle lui annonce qu’elle se sépare de Robert après avoir découvert qu’il la trompait. Elle lui a par la même occasion tout révélé des sept ans qu’auront duré sa liaison avec Jerry. Ce dernier tient à tirer les choses au clair et invite Robert à passer chez lui. Il découvre avec stupeur que son meilleur ami savait tout de sa trahison depuis longtemps. À la manière d’une enquête policière la pièce remonte alors le cours du temps, et reconstitue sans complaisance, point par point, l’itinéraire des trois protagonistes, leurs men- songes, leurs petits meurtres entre amis et amants.

ce qu’ils en disent | Le spectacle ressemblera à une partie de squash (sport très prisé par les milieux pri- vilégiés des années 70), avec tout ce que ça comporte de violent, de ludique et de chaotique, et la scénogra- phie évoquera une salle de squash fermée, étouffante, clinique, un défouloir, un « espace nul » comme on désignait le décor de la tragédie classique. Avec déri- sion et cruauté, Pinter remonte le temps et mène en bateau le spectateur… avec une précision chirurgicale et raffinée, il met en abyme un monde schizophrène qui repose sur des repères périmés. Le théâtre psy- chotique et élégant de Pinter affirme que la vie peut être drôle, terrifiante et imprévisible. Michel Fau

ce qu’ils en pensent | Ce rôle permet à Michel Fau de déployer ce qu’il est, un des acteurs-personnages les plus singuliers du théâtre français, dandy tragique caché derrière de multiples masques, qui renvoient à ceux de la comédie sociale selon Pinter. Fabienne Darge, Le Monde

Michel Fau respecte à la lettre la dramaturgie de Pinter. Autant que les mots, les regards sont d’une grande importance dans cette pièce d’atmosphère. Les silences créent le malaise et le doute. Stéphane Capron, Sceneweb

Entouré de Claude Perron (géniale en bourgeoise chic) et de Roschdy Zem (faux nonchalant, vrai angoissé), Michel Fau, qui met en scène et joue le mari, inscrit le propos à l’aune du trouble sentimental. Joëlle Gayot, Télérama

avec luchini, la parole est d’or

Après une saison sold out, Fabrice Luchini, pour notre plus grand bonheur repasse par anthéa. À voir et à revoir

Avril
jeudi 22 - 20h00
vendredi 23  - 20h30
 

l’histoire | Le titre ne ment pas : pour son seul en scène, Fabrice Luchini a emprunté aux écrivains qu’il sert avec dévotion depuis de nombreuses années et qui continuent de l’inspirer. En 2008, en pleine crise des subprimes, comme la plupart des gens à l’époque, il ne comprend rien aux enjeux de cette crise qui s’an- nonce comme une réplique du krach de 1929. Le poli- tologue Dominique Reynié a alors l’idée de réunir des textes d’écrivains sur l’argent. Luchini commence un travail d’agencement qui constitue la trame de son spectacle. Il pioche chez Zola, Péguy, Marx, Ferenczy, Guitry, Jean Cau… dont il extrait le miel stylistique. Fidèle à sa manière, Luchini s’invite dans son propre spectacle. Il revient sur cette période et évoque avec autodérision son propre rapport à l’argent et surtout il laisse la parole aux écrivains, son plus sûr placement.
 

ce qu’ils en pensent | Là, c’est du très, très grand Luchini. Une diction parfaite. Une présence impec- cable. Une force de persuasion absolue. Impossible de résister – qui d’ailleurs le ? – à ce moment où la lecture, la pensée et l’art oratoire sont si intimement liés. Brigitte Salino,Le Monde

Contrairement à ce que l’on peut croire, les textes ne servent pas le show de Luchini ; le show de Luchini sert les textes. Florent Barako, Le Point

Ce funambule élégant qui jongle avec les mots et développe d’amples phrases subtilement cadencées n’oublie pas qu’il est un clown. La salle, pleine à craquer, n’est plus que houle de rires, hoquets. Armelle Héliot, Le Figaro

4 nominations et le molière de la comédie 2019

Au meilleur de leur complicité, Bernard Campan et Isabelle Carré se cherchent, se trouvent et apprennent à déguster un amour tout neuf, millésimé.

Juin
vendredi 11 - 20h30
samedi 12 - 20h30
 

l’histoire | Jacques n’a pas refait sa vie après son divorce et il est célibataire depuis trop longtemps. Il tient une cave à vin de quartier où se retrouve une joyeuse bande de leveurs de coude. Hortense, qui n’a toujours pas rencontré l’amour et se consacre aux autres, s’installe dans les parages et décide de s’initier aux mystères de la dégustation du vin. Le miracle qui fera sortir ces deux solitaires de leur cara- pace s’appelle Steve, un jeune délinquant en liberté conditionnelle…

ce qu’ils en disent | Derrière l’image, les clichés et les préjugés, tous les personnages ont un secret dans cette pièce. Isabelle Carré
Ce sont des solitudes qui arrivent à s’entraider pour pouvoir s’en sortir. Bernard Campan

ce qu’ils en pensent | La Dégustation est un bijou de précision, de finesse, de répliques hilarantes et de moments suspendus. Il est rare de découvrir un texte aussi parfait de bout en bout. Le résultat est une explosion de rires, une salle enthousiaste, grisée ! Catherine Schwaab, Paris Match

Immanquable ! La salle est sous le charme. Campan retrouve les planches avec un plaisir flagrant et une profondeur rare dans ce type de rôle. Jean Talabot, Le Figaro

Le spectateur se réjouira de la qualité de jeu des acteurs et d’un texte à l’efficacité séduisante avec ce qu’il faut d’actualité réaliste et d’émotion. Hélène Kuttner, Artistik Rezo

anthéa, théâtre d’Antibes
260, avenue Jules Grec 06600 Antibes • 04 83 76 13 00
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