Privilège - Spectacle vivant

le retour du troubadour

vendredi 17 septembre 2021 à 20h30
samedi 18 septembre 2021 à 20h30

l’histoire |
En 2017 Francis Cabrel publiait L’Essentiel, un album bilan, quarante ans de carrière en cinquante chansons. Treize nouveaux morceaux viennent s’ajouter à un catalogue parmi les plus fournis et cohérents du paysage musical français. Si le fin’amor ou amour courtois de la poésie médiévale est le fil conducteur de l’album Ode à l’amour courtois, Fort Alamour, le chanteur n’en néglige pas pour autant les préoccupations de notre monde avec Jusqu’au pôle, sur le dérèglement climatique, ou Parlons-nous, contre le repli sur soi. Il aborde aussi une veine plus intimiste et personnelle, en rendant hommage à son père dans Te ressembler, en prenant modèle sur Jacques Dutronc Chanson pour Jacques, ou en disant son admiration au musicien de folk rock James Taylor J’écoutais Sweet Baby James. En recourant à l’occitan Rock star du Moyen Âge, en cherchant la poésie où y’en a jamais eu, Les Bougies fondues, Cabrel nous livre un peu de son art poétique et de sa belle humanité.
ce qu’ils en disent |
Dans le Sud, nous avions les troubadours. Des gens qui ont inventé le langage amoureux, courtois... Une sorte d’attitude nouvelle envers l’être aimé, et une pureté des sentiments qui sont chaque jour augmentés, avec des références à la nature, au ciel... Donc je suis parti de cette écriture-là. Quand on me qualifiait de troubadour, c’est peut-être ça qu’on voulait dire : l’amoureux un peu intimidé qui veut toujours prouver que son sentiment est puissant, pur et absolu. L’occitan, je l’ai vaguement entendu dans les rues de mon village quand j’étais adolescent, mais on n’y prêtait guère attention. On appelait ça «  le patois  » et on pensait que c’était une langue qui allait mourir. Mais plein de gens l’ont prise à bras le corps et l’ont maintenue en vie. Et je voulais aussi mettre l’éclairage là-dessus parce que c’est une vraie performance après tant d’années d’enfouissement par le français, par les médias qui ont vraiment négligé les langues régionales. Francis Cabrel

ce qu’ils en pensent |
In extremis avait obtenu un beau succès critique et commercial, À l’aube revenant devrait connaître le même destin : mélodies subtiles, textes ciselés, richesse des thèmes à la fois intimistes et ouverts sur les tourments de l’époque. Du Cabrel pur jus qui dévoile aussi une facette plus solaire. Éric Mandel, Le JDD
À 66 ans, l’artisan de la chanson conserve ici l’ADN qui a fait son succès depuis ses débuts, entre des ballades à la guitare, et des titres plus enlevés aux sonorités blues. Julien Gonçalves, Charts in France
Francis Cabrel reste Francis Cabrel avec son allure de folkeux insubmersible, sa voix chaude comme du bon pain à l’accent nimbé de soleil, cette façon de rabattre l’abat-jour pour tamiser la lumière. Stéphane Koechlin, Marianne

sa nouvelle création, exceptionnellement en salle pierre vaneck

mercredi 22 septembre 2021 à 21h00
jeudi 23 septembre 2021 à 20h30
vendredi 24 septembre 2021 à 21h00
samedi 25 septembre 2021 à 21h00
mardi 28 septembre 2021 à 20h30
mercredi 29 septembre 2021 à 21h00
jeudi 30 septembre 2021 à 20h30
vendredi 1er octobre 2021 à 21h00
samedi 2 octobre 2021 à 21h00

l’histoire |
«  Tant qu’il y aura des auteurs pour nous écrire et des acteurs pour nous jouer, on sera éternels  », aime à dire Michel Boujenah. S’il avait un blason, c’est la devise qu’il y inscrirait. Pour lui, le théâtre est à la fois éphémère et éternel. Dans un one-man-show, l’auteur et l’acteur se confondent. L’un travaille pour l’autre et c’est le même. Michel Boujenah est en train d’écrire et d’essayer le prochain spectacle qu’il lancera sur les routes à partir de janvier 2022. Une histoire de transmission générationnelle qui passe bien sûr par le rire et l’humour. C’est peu de dire que les temps changent ! Entre Les magnifiques et leurs petits-enfants, le décalage est tel que les grands-parents sont convaincus qu’ils vont disparaître sans laisser aucune trace. Mais ils n’ont pas dit leur dernier mot, et surtout pas Simone Boutboul que la mort semble avoir oubliée et qui tient tête à ses arrière-petits-enfants avec une inépuisable verve. Avec elle, ce n’est certes pas un monde qui disparaît mais la vie intense qui continue entre rires et sourires.

ce qu’ils en disent |
J’ai décidé de dire adieu à ces personnages que j’aime tant. Maxo, Julot et Guigui, mes trois petits vendeurs de pantalons. Mes trois héros d’une aventure, où ce qu’ils doivent sauver c’est la mémoire. Ils sont drôles et bouleversants. Ils sont la version imaginaire de la génération de mon père. Bien avant Internet et le reste, ils s’inquiétaient de savoir si on se souviecrnédatriaonit d’eux dans deux ou trois générations. Ils disent souvent : «  Dans deux ou trois générations, Les magnifiques ? Les magnifiques ?... Ce n’est pas une marque de fromage ?  » Michel Boujenah

ça slame pour moi

mardi 28 septembre 2021 à 20h00
mercredi 29 septembre 2021 à 20h30

l’histoire |
Pour Grand Corps Malade s’exprimer en musique «  ça s’est imposé comme une évidence, comme une résilience  », dit-il de lui-même dans un de ses morceaux. Ni rappeur ni chanteur, il scande ses textes, rend hommage à ses dames qui ont inspiré et partagé les titres de son dernier album, tout en poursuivant le rêve d’être encore et toujours ce poète qui nous parle du temps présent, cet homme qui s’engage en faveur de tout ce qui est important parce que «  non essentiel  ». Le message passe... Pour cette tournée où il reprend aussi ses titres-phares, il est accompagné de deux musiciens multi-instrumentistes renforcés par l’électro. Le concert que ces trois-là proposent promet d’être d’une richesse et d’une variété difficile à égaler : le slam à son meilleur !

ce qu’ils en pensent |
Poète du quotidien, fin observateur du monde qui l’entoure, slameur à la plume vibrante, inventeur d’histoires, Fabien Marsaud (son vrai nom) se raconte avec talent en solo ou en duo. Et on n’aime rien d’autre que l’écouter. Fiction ou réalité, peu importe. Les Échos
Grand Corps Malade veut contrer le machisme en chansons. Stéphanie Binet, Le Monde
Fabien Marsaud, alias Grand Corps Malade, en impose. Par sa taille (le mètre quatre-vingt-dix est largement dépassé), son aura et son charisme. Cette vision confirme d’abord bêtement nos a priori sur une certaine austérité du personnage : la voix grave et monocorde, le goût de la nostalgie dans ses textes, le poids et la solitude supposés du handicap, cette canne qui ne le quitte pas comme naguère l’atrabilaire Dr House... Sébastien Mauge, Télérama

Une rencontre virtuose et poétique entre musiques baroque et électro, hip-hop et tarentelles napolitaines.

vendredi 1er octobre 2021 à 20h30
samedi 2 octobre 2021 à 16h00
samedi 2 octobre 2021 à 21h00

l’histoire |
Sur le plateau couvert de cendres, les douze danseurs s’extraient un à un d’une boule transparente comme on en voit dans les fantasmagories du peintre Jérôme Bosch. Au cours du spectacle, des musiciens y trouvent refuge, délaissant la fosse d’orchestre. Les danseurs cherchent alors leur chemin dans l’obscurité et exécutent leurs tarentelles, leurs «  folies  » baroques, leurs pointes classiques qui, comme par magie, se marient aux musiques électroniques et aux pas de danse du hip-hop. Ils font circuler entre eux un énorme ballon qui n’est autre que la Terre, qui semble elle-même entraînée dans une sarabande où tout devient possible mais aussi fort périlleux...

ce qu’ils en disent |
Je tenais à provoquer cette musique populaire, pas assez connue du grand public, avec des sons électroniques pour proposer une toute nouvelle approche de la chorégraphie. Le dialogue est singulier et inattendu, les musiques additionnelles apportent à Folia cette dynamique que je recherche dans chacune de mes créations. J’ai également souhaité rendre poreuse la barrière qui souvent sépare les danseurs et les musiciens en intégrant ces derniers à la chorégraphie. L’enjeu de cette nouvelle aventure est de surprendre le public et de gommer les stéréotypes ! Mourad Merzouki
Il existe de nombreuses folias... Celle de Vivaldi est l’une des plus virtuoses. Il existe de nombreuses formes de folies... La folie créatrice est celle qui guide les artistes. Folias et folies sont l’essence même de notre univers musical : un voyage de l’Italie du sud vers le nouveau monde, du répertoire baroque vers les musiques électroniques. Franck-Emmanuel Comte

ce qu’ils en pensent |
Une force de vie, un appel à la joie sublimé par de réconfortantes vagues de poésie. Marie-Valentine Chaudon, La Croix
Comme à chaque fois Mourad Merzouki nous prend par la main et nous emmène ailleurs. Il éclaire le passé à la lumière des temps présents, et parvient à transmettre et préserver quelque chose d’authentique. Et prouve qu’on peut relier les siècles. N’est-ce pas le but même des arts vivants ? François Delétraz, Le Figaro
Il y a des choses que l’on aimerait prolonger toute une nuit tant la beauté et la poésie sont rares. Mourad Merzouki sait à merveille convoquer ces deux perles de culture. Folia, sa nouvelle création fusionne savamment les territoires. Odile Morain, Culture Box

100 % gad

mercredi 6 octobre 2021 à 20h30
jeudi 7 octobre 2021 à 20h00

l’histoire |
«  Gad  » bouillait de remonter sur scène, de retrouver la voie directe et l’adresse sans filtre au public. Le comédien et humoriste renoue avec le seul en scène après une éclipse de quelques années. Pour ce qu’on en sait son spectacle parlera d’ici, des réseaux sociaux, de la presse et d’ailleurs, le rêve américain, entre autres sources d’inspiration. Qu’on se le dise, il n’évitera aucun sujet et le fera de «  manière drôle et honnête  », laissant deviner que les moments de stand-up devraient être très enlevés. D’ailleurs, titre énigmatique, signifie notamment qu’on vient «  d’un autre endroit  ». Avec son drôle de rapport au tarif opéra-événements réel, un comique est-il sans doute toujours une sorte d’extra-terrestre et Gad, en scène, est extra tout court.

ce qu’ils en disent |
Aujourd’hui, je peux le dire : je préfère la scène. J’y suis plus heureux, c’est immédiat. J’ai fait du cinéma parce que j’ai eu de belles opportunités. Je rêvais d’en faire pour embrasser Sophie Marceau. C’est chose faite ! La scène, c’est ma vie. J’y vis des choses tellement intenses, l’adrénaline, l’intensité... Gad Elmaleh

c’est la vie

jeudi 21 octobre 2021 à 20h00
vendredi 22 octobre 2021 à 20h30

l’histoire |
Annie Ernaux citant Alain Souchon dans sa «  Lettre  » au président de la République avisé juste car tout le monde connaît les chansons de Souchon. Depuis le début des années 70, elles nous accompagnent, elles marquent notre temps et racontent nos Années. Alain Souchon est ce qu’on appelle un chanteur populaire non seulement parce qu’on peut tous souchonner un de ses airs mais aussi parce que ses textes, nourris d’une inlassable observation de notre société, nous parlent directement. Les thèmes en vogue comme la décroissance, l’état de la planète, l’hystérie religieuse ou l’ultramoderne solitude, il les a égrenés à sa manière, toujours délicate, au fil des ans et des refrains. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter ce programme du rockeur mélancolique, plus politique qu’il n’y paraît, plus actuel que jamais.

ce qu’ils en disent |
La première fois que j’ai vu le monde, il était comme ça. Ça ne veut pas dire que je trouvais que c’était mieux à cette époque-là. Beaucoup de gens disent : «  C’était mieux avant !  ». C’est parce qu’ils étaient plus jeunes. Ils aimaient mieux être jeunes que vieux. Mais le monde, y a des gens merveilleux maintenant, voilà il a changé à cause d’Internet, mais dans le fond y a toujours eu des braves gens, des gens sympas et puis des connards, c’est comme ça, c’est la vie. Alain Souchon

ce qu’ils en pensent |
Cela faisait onze ans que Souchon n’était pas apparu seul avec un album de chansons originales. On doit bien reconnaître que sa voix manquait, en contrepoint du concert des inutiles, à rebours des vulgarités, des breaking news en carton, sous les radars de la hype ou au-dessus de la mélasse.Christophe Conte, Libération
«  La vie ne vaut rien  » conclut la soirée avec une justesse folle. Car oui, «  rien ne vaut la vie  ». Et avec Alain Souchon elle était pendant près de deux heures un peu plus belle que d’habitude. Benjamin Locoge, Paris Match
Alain Souchon n’avait pas dévoilé de chanson inédite en solo depuis onze ans et l’album Écoutez d’où ma peine vient (2008). On le retrouve dans son style éblouissant, drôle, profond et romantique. Nathalie Lacube, La Croix

le concert-évènement

vendredi 12 novembre 2021 à 20h00
samedi 13 novembre 2021 à 20h30

l’histoire |
Depuis sa première apparition au cinéma dans Le Coup de sirocco d’Alexandre Arcady, le parcours professionnel de Patrick Bruel suit une trajectoire sans faute aussi bien sur scène qu’à l’écran. En 1984, cet admirateur de Reggiani et des Stones connaît son premier succès dans la chanson. Dans les années 1990-2000, le compositeur-auteur-interprète fait déferler sur la France une véritable «  Bruelmania  » : il enchaîne les tubes, multiplie les apparitions médiatiques, et s’engage pour des causes ou des idées qu’il estime justes. On ne présente plus Patrick Bruel, on a grandi avec lui. Après avoir rempli des stades, des albums plus personnels ont vu le jour. On songe à l’hommage sensible qu’il a rendu à Barbara en 2015 dans Très souvent, je pense à vous... ou, plus récemment, à Ce soir on sort... Ce musicien accompli et fêté revient en formation réduite pour un concert intimiste, un dialogue entre lui et nous qui est comme une traversée du temps pour mieux toujours tout recommencer.

ce qu’ils en disent |
Vous êtes venus nombreux, très nombreux dans mon salon lors de mes StandUp@Home pendant cette période si étrange... À moi de venir vers vous pour un moment acoustique, en plus petit comité. Partage, rires, chansons, et surtout l’émotion de se retrouver. À tout à l’heure... Musicalement. Patrick Bruel

toute toute dernière fois

mardi 23 novembre 2021 à 20h00
mercredi 24 novembre 2021 à 20h30

l’histoire |
Patrick Timsit a surpris son monde en annonçant faire ses adieux à la scène en solitaire. Une vie de loisirs, de parties de pêche, de bons repas, d’excellents vins l’attend. Faut-il le croire ? Difficile en tout cas d’échapper à soi et, visiblement, dire adieu à son public l’a inspiré. Après un dernier Olympia, il nous offre une ultime tournée avec de nouveaux sketches à l’humour noir et corrosif et il en rajoute une louche comme pour alimenter les éternels regrets de son public. Brisée à son apogée, voilà une carrière qui ne connaitra pas le déclin, il y a si peu d’humoristes qui savent quitter la scène à temps...

ce qu’ils en disent |
Plutôt que de quitter mon public par sms, j’ai préféré le faire avec un spectacle. Trente-cinq ans qu’on se fréquente, c’était la moindre des choses. Au départ, j’ai pensé faire un best of de mes sketchs, pensant que mon public serait heureux de les entendre, et moi ravi de les jouer. Ensuite je me suis dit «  il faudrait faire 2 ou 3 choses nouvelles...  » mais comme je suis gourmand, j’en ai rajouté... et de petites choses nouvelles en petites choses nouvelles : ça a donné un nouveau spectacle. Patrick Timsit

prima donna

samedi 27 novembre 2021 à 20h30

l’histoire |
Entre Quelqu’un m’a dit et Quelque chose, il y a eu quelques années, quelques albums, quelques silences mais une constante : un son qu’on ne peut confondre avec aucun autre. Parce que Carla Bruni est une personnalité exposée, que son talent est reconnu et sa renommée sans frontières, on aurait tendance à chercher derrière chaque album une manière d’autoportrait et derrière chaque mot un aveu. Une voix nous touche parce que rien n’est plus intime. Toutes les chansons de Carla Bruni sont des chansons d’amour. Elles sont personnelles en cela qu’elles sont humaines, qu’elles privilégient la nuance, marient l’ombre à la lumière. Elles sont claires et obscures, un peu à l’image de son nom qui donne son titre au nouvel album. Pour ce disque enregistré sur le vif dans une réalisation d’Albin de la Simone et des contributeurs tel Calogero, Carla Bruni a composé des nouveaux morceaux en français, une chanson en anglais, une en italien et une reprise en espagnol de Porque te vas, cruelle comme le souvenir.

ce qu’ils en disent |
Quand j’écris une chanson, je fais en sorte qu’elle apparaisse familière, qu’elle soit simple à l’oreille. J’évite la complexité qui rend les choses artificielles. Carla Bruni

ce qu’ils en pensent |
Caria Bruni se révèle plus que jamais en chanteuse, qui aurait enfin trouvé sa place entre la mélancolie de Françoise Hardy et la noirceur de Barbara. Pas moins. Benjamin Locoge, Paris Match
Ce Carla Bruni retrouve l’inspiration et la spontanéité de son premier et meilleur album. Les bonnes chansons coulent à flots. On doit en partie ce nouveau souffle au réalisateur de l’album, Albin de la Simone, qui a poussé la chanteuse et la parolière dans ses retranchements. Éric Bureau, Le Parisien
Une grande vivante qui sort son cinquième album, sans titre, juste son nom sur la pochette comme un autoportrait, un bilan, comme s’il n’y avait rien à ajouter. Et peut-être dit-elle en effet tout dans ces treize titres comme autant de facettes de sa personnalité, qui oscillent entre joie, sensualité et mélancolie. Nelly Kaprièlian, Vogue

les paradis perdus

samedi 4 décembre 2021 à 20h30

l’histoire |
Un jour un cœur anglais s’est mis à battre en France et depuis entre Jane Birkin et son public l’histoire dure. Trente ans après la disparition de Serge Gainsbourg, sa fidèle interprète, qui a longtemps sillonné le monde en chantant l’auteur de La Javanaise, change de cap avec cet album... Ce qui au départ était un film puis une pièce de Jane Birkin, l’histoire d’une «  nuit qui tourne au vinaigre  », est devenu le titre-phare de Oh ! pardon tu dormais. En s’autorisant à chanter ses propres mots, d’inspiratrice Birkin devient protagoniste : elle parle en son nom, comme dans des pages arrachées à son journal intime. Sans faux-semblants, avec parfois un accent d’étrange gaieté, elle confie au papier l’amour jaloux, les sentiments destructeurs, les deuils impossibles, sa fille défunte, les cérémonies secrètes de l’enfance ou la lumière d’un joli souvenir. Le travail artistique et musical d’Étienne Daho et Jean-Louis Piérot vient souligner en douceur les textes photosensibles de l’album de famille de Jane B. qu’elle vient défendre en public de sa voix de frisson.

ce qu’ils en disent |
J’ai hâte d’être sur les routes... C’est un nouveau départ vers un paysage tout juste découvert... mon sac à dos empli de souvenirs et de cet album nouveau-né. Je m’avance vers vous... Jane Birkin
Cet album est le fruit d’une obsession qui m’a envahi après avoir vu Oh ! Pardon tu dormais, pièce écrite et jouée par Jane Birkin en 1999. Le texte puissant de Jane inspirait une œuvre musicale et je lui ai proposé de tenter cette aventure. Nous nous sommes enfin retrouvés en studio, vingt ans plus tard, mais au bon moment. Jean Louis Piérot et moi avons imaginé des musiques sur lesquelles les textes de Jane se sont posés avec une évidence quasi magique. Oh ! Pardon tu dormais... est devenu un album avec lequel Jane partira bientôt sur les routes. Lorsqu’elle apparaîtra sur scène, elle sera telle une reine, parée de ses textes déchirants. Elle déroulera de sa voix et de son interprétation uniques, la bande-son de notre vie. Étienne Daho

ce qu’ils en pensent |
Intime et universel, entêtant et touchant, ce disque de Jane B. n’a pas fini de bouleverser l’auditoire, figurant déjà parmi les meilleurs albums de sa discographie. Franck Vergeade, Les Inrockuptibles
Comme tous ses albums, Oh pardon tu dormais lui ressemble, mais avec une richesse orchestrale inédite, entre rock indie, pop romantique et échos gothiques. Un écrin savamment façonné par Étienne Daho et Jean-Louis Piérot. Sophie Rosemont, Vogue
Un disque intense, à la fois sombre et mélancolique, lumineux et habité, qui interroge la perte de sa fille Kate, l’amour en fuite, les regrets et les souvenirs. Une vie en treize titres comme autant de chapitres. Fabrice Gaignault, Marie-Claire

après son triomphe à anthéa en 2018, le grand retour

vendredi 4 mars 2022 à 20h30

l’histoire |
Avec le pianiste Gérard Daguerre, l’éternel complice de Barbara, Gérard Depardieu, a repris pour les vingt ans de la disparition de la chanteuse, une vingtaine des chansons de la longue dame brune. Ils sont là, murmurés, parlechantés, chantés, tous les grands classiques de Barbara (Ma plus belle histoire d’amour, À mourir pour mourir, La Petite cantate, Nantes, Drouot...) et quelques autres extraites de Lily passion, le spectacle qu’ils avaient créé ensemble en 1986. Entre chaque morceau Depardieu nous parle, il dit les mots de Barbara et c’est extraordinaire de voir la chanteuse habiter le corps du comédien. Comme il est dit dans une chanson : «  Qui est qui ? On ne sait plus qui on suit. Quel programme !  »

ce qu’ils en pensent |
Gérard Depardieu a dévoilé un hommage vibrant et vivant à Barbara, disparue il y a vingt ans. Jamais un spectacle ne l’avait aussi bien célébrée. Depardieu a étonné. Il a bouleversé. Et il a triomphé. Valérie Lehoux, Télérama
Il dit ses textes, les chante, fragile, caressant ou puissant, à l’affût du sens du mot, à la manière de l’immense comédien qu’il est. À la fois chanteur et acteur, il parvient ainsi à s’approprier les chansons de Barbara qu’il vit littéralement aux côtés de Gérard Daguerre, pianiste de la chanteuse qui l’accompagna jusqu’à sa disparition, en 1997. Victor Hache, L’Humanité
Depardieu, saisi par l’émotion, tend les bras, serre les mains des premiers rangs, savoure ce triomphe presque inattendu. Le colosse est terrassé par ce trop-plein d’amour. Xavier Frère, Le Dauphiné

grands crus

mercredi 18 mai 2022 à 20h30
jeudi 19 mai 2022 à 20h00

l’histoire |
Lors d’une descente à la cave, François-Xavier Demaison retrouve dix bouteilles de vin...
L’année ou l’origine de ces crus servent alors de prétexte à un voyage à travers les lieux et le temps. Il se lance dans une évocation passionnée et gourmande. Il nous parle des choses que l’on vit et des verres que l’on vide. Ses souvenirs font surgir les nôtres. Ces bouteilles le racontent et nous racontent. La dégustation devient réflexion sur notre drôle d’époque. En partageant son goût du vin et des mots, François-Xavier Demaison excite nos papilles et nos neurones. Il a incarné Coluche à l’écran, tourné dans plus de trente films en quinze ans mais la scène reste sa terre d’origine. Depuis le début des années 2000 il s’y produit dans d’irrésistibles seuls en scène. En 2020 il formait un duo irrésistible avec François Berléand dans Par le bout du nez... Avec ses compères de toujours, Mickael Quiroga et Éric Théobald, il retrouve les joies du one-man show. La récolte 2022 s’annonce excellente.

il est de retour !

vendredi 27 mai 2022 à 20h30
samedi 28 mai 2022 à 20h30

l’histoire |
Et pourtant il tourne... On pourrait même dire qu’il n’arrête pas. Six films en deux ans, un carnet de bal plein à craquer, des partenaires de légende : Deneuve, Béart, Frot, Casta... Malgré une présence insolente au cinéma, un triomphe sur les planches dans La Carpe et le Lapin, Vincent Dedienne trouve encore l’énergie joueuse et joyeuse d’un seul en scène. On connaît l’humoriste cathodique qui ne rate pas une occasion de faire de l’esprit en pointant à la façon d’un moraliste déchaîné les travers humains. Dans l’exercice funambulesque du solo, l’acteur bouffonnant laisse entrevoir sa part secrète. C’est ce qui donne à son humour cette qualité très particulière, mélange d’ironie et de douceur, de trivial et de noblesse, de rire et d’émotion déjà à l’œuvre dans S’il se passe quelque chose... (joué plus de 400 fois). En recevant une nouvelle fois Vincent Dedienne, on est assuré que quelque chose se passera.

ce qu’ils en disent |
C’est un spectacle qui ressemble à la Louisiane, à l’Italie…
Il y a des personnages dedans, des jeunes, des vieux, des gentils-comme-tout, des cinglés, des optimistes et des foutus. Des héros et des ordures… Des gens. Tous différents et tous réunis pour Un soir de gala. Leur point commun, c’est que c’est moi qui les joue. A capella.
Après avoir fait le tour de mon nombril dans mon précédent spectacle, j’ai décidé de tourner un peu autour des vôtres… si ça chatouille, tant mieux.
Vincent Dedienne
P.S : En revanche, il n’y a pas de linge étendu sur la terrasse, et c’est dommage.

la puissance invaincue des femmes

mercredi 8 juin 2022 à 20h00
vendredi 10 juin 2022 à 20h00

l’histoire |
Très fidèle à la tragédie shakespearienne, l’opéra de Giuseppe Verdi ne cherche pas à esquiver toute la noirceur que peut engendrer la soif de pouvoir. Parce que sur une lande déserte trois sorcières ont prédit à Macbeth qu’il serait roi, il ne craindra pas d’assassiner son souverain et ami, aiguillonné par son épouse prête à tout pour satisfaire son ambition. Ils croiront être parvenus à leur fin quand Macbeth monte sur le trône mais c’est le début d’une chute inexorable vers un abîme de sang. Le meurtre appellera le meurtre. Le sentiment de culpabilité éprouvé par Lady Macbeth devenue la proie de terribles hallucinations et la paranoïa assassine de son mari ne leur éviteront pas d’être eux-mêmes châtiés à la hauteur de leurs crimes. Daniel Benoin a choisi de transposer l’action dans une ville industrielle d’Écosse au lendemain de la Première Guerre mondiale.
ce qu’ils en disent |
Je vois une rue sombre flanquée de maisons ouvrières toutes pareilles. Une rue comme il s’en trouvait dans les quartiers pauvres de Glasgow au début des années 1920 quand après la Grande Guerre la cité industrielle en pleine récession amorçait une longue période de déclin. Au bout de cette rue, une grande porte métallique derrière laquelle brûle le feu immense d’une fonderie. Dans la rue circulent des ouvriers des forges, des mutilés, des êtres souffrant dans leur chair. Et de nombreuses femmes. Car ce sont elles qui pendant que les hommes étaient au front ont pris leurs places dans les usines, ont tenu les commerces, sont devenues chefs de famille : ce sont elles qui ont pris le pouvoir. Car si Macbeth est l’archétype du drame montrant la violence en politique, c’est aussi une pièce sur le renversement des valeurs, sur l’envers du monde. Un monde souterrain qui est aussi celui de la pègre, des gangs, des sicaires, des trafics, des gitans et que je veux montrer. Mes sorcières seront trois filles puissantes issues de ce monde bouleversé dont Verdi et Shakespeare avant lui ont eu la vision. Daniel Benoin

anthéa, théâtre d’Antibes
260, avenue Jules Grec 06600 Antibes • 04 83 76 13 00
contact@anthea-antibes.fr • www.anthea-antibes.fr