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CONCERT

Jazz à Juan 2022

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Mercredi 6 juillet - 20:30
CECILE MCLORIN SALVANT

Lauréate de trois Grammy Awards®, Cécile McLorin Salvant est sans conteste la grande révélation du jazz vocal de ce début de siècle. Formée classiquement, bercée dans le jazz, le blues, le folk, inspirée par les comédies musicales, la chanteuse et compositrice fait montre, au fil de ses projets, d'une compréhension éclairée des standards et de la composition, tout en y apportant un sens théâtral qui décuple les possibilités de la performance live, se fondant dans le swing, se moulant aux ondes des ballades et transcendant les grands airs triés sur le volet.
Le jeu des timbres et des textures, les variations de puissance, la qualité exceptionnelle de l'articulation, l'humour, la sensualité profonde, l'étendue et le raffinement de l'expression, voilà autant d'éléments de cette réussite. Pour son nouvel opus (sur le label Nonesuch), Cécile McLorin Salvant explore ce qui nous hante : nos rendez-vous manqués, souvenirs persistants, romances disparues... «  Ghost Song  » fait parler nos fantômes dans un cycle de chansons intenses et personnelles. Les compositions originales très imagées de Salvant alternent avec des reprises radicales de thèmes de Kate Bush, Gregory Porter, Sting, Harold Arlen et Kurt Weill. Le tout servi avec l'aisance et l'aplomb qui révèlent instantanément le talent...

GEORGE BENSON
Légende de la guitare hard bop et chanteur de tubes pop tels que Give Me The Night ou encore Turn Your Love Around, George Benson est aussi une figure incontournable du jazz, avec des albums des années 60 et 70 comme Breezin’, vendu à des millions d’exemplaires. C’est d’ailleurs le premier album jazz à avoir été certifié disque de platine ! George Benson continue à écumer le monde au rythme d’une centaine de concerts par an. Son dernier album Walking to New Orleans (Provogue) est un hommage à deux récents disparus, Chuck Berry et Fats Domino.

Vendredi 8 juillet - 20:30
RHODA SCOTT “LADIES ALL STARS”

Une légende du jazz ! Grâce à son jeu physique ancré dans le swing, sa vélocité et son incroyable sens de la mélodie, l’organiste Rhoda Scott compte parmi les plus grand(e)s représentant(e)s de sa tradition. Fille de pasteur, elle a grandi dans l'ambiance des églises noires de la côte Est des Etats-Unis et en a conservé un fort désir de partage. Elle débute chez Count Basie à Harlem puis joue sur les plus grandes scènes du monde avec Dizzy Gillespie, Count Basie, Ray Charles, Lionel Hampton, Ella Fitzgerald... Venue en France étudier auprès de Nadia Boulanger, elle en a fait sa terre d'adoption.

Vedette à part entière, Rhoda Scott est accueillie à ce jour dans le monde entier. D'où vient son succès ? Un talent complet, aussi à l'aise dans la musique classique que dans le jazz, le gospel ou le blues, où son swing et son immense musicalité ont fait d'elle une véritable référence. Sur scène, elle a le charisme des grands talents. Aussi naturelle à la ville qu'elle l'est sur scène, elle emmène le public, avec elle, à travers les portées et le temps : mélange jazz, negro spirituals, gospels, etc. Grande artiste, elle vit avec et pour son instrument, l'orgue Hammond. Elle s'amuse sur scène, cela se voit... et s’entend !

PAUL ANKA
Dès son plus jeune âge, Paul Anka chante dans une chorale, étudie le piano et affine ses compétences en écriture à travers des cours de journalisme. A 13 ans il a son propre groupe vocal, les Bobbysoxers. Le succès fulgurant et énorme de Diana, son premier tube en tête de classement, fait de lui une star dès 15 ans.
Parmi ses hits, la musique du film de 1962 dans lequel il a joué, The Longest Day et qui a été nominée pour un Academy Award.
Vers la fin des années 60, Anka écrit My Way pour Frank Sinatra et dès les années 70, il connaît une nouvelle série de chansons à succès dont (You’re) Having My Baby, Don’t Like To Sleep Alone et Times Of Your Life qui assoient son statut d’icone de la musique populaire.
En avril 2013, Anka sort son autobiographie, best-seller selon New York Times, édité par St. Martin’s Press et intitulé My Way. Son album à 14 titres, intitule Duets sort sous Sony Music Entertainment : on y retrouve parmi les artistes Frank Sinatra, Michael Jackson, Tom Jones, Céline Dion et Michael Bublé. Avec ce CD, Anka devient le premier artiste à avoir eu un CD dans les Top 100 du classement pendant sept décennies d’affilée.

Samedi 9 juillet - 20:30
ROBERTO FONSECA

Cet homme a décidément plusieurs cordes à son piano. Roberto Fonseca a déjà connu, mais en «  guest  », la scène de la pinède, au sein de la formation accompagnant le regretté Ibrahim Ferrer, son ami, en 2003. Depuis, peu d’artistes se sont imposés avec une telle virtuosité et une telle technique, avec un jeu si imprégné de passion. Roberto Fonseca sait tout faire et ça le fait ; du jazz bien sûr, mais aussi du funk, du blues, du rap, de l’afro-jazz, de la soul, du hip-hop et, "last but not least", la musique de son pays, Cuba, dont il est devenu l’un des grands ambassadeurs.

Tout à la fois producteur, arrangeur, chef d’orchestre et compositeur, Roberto Fonseca est de ces pianistes curieux de la vie, curieux de l’envie qu’ils ont de créer, curieux de cette curiosité qui dynamise la science que l’on a de son art et le talent avec lequel on le sert. Un enthousiasme qui lui a valu toute sa place au sein du Buena Vista Social Club, puis de jouer avec les plus grands (Rubén González, Herbie Hancock, Michael Brecker ou Wayne Shorter), avant de s’imposer comme l’une des figures majeures du jazz cubain actuel, et du jazz tout court. «  Je suis si enthousiaste de pouvoir partager ce voyage avec mon public, là où ils m’accueillent  ». «  Jazz à Juan  » est heureux de cette invitation... au voyage !

SNARKY PUPPY
Leur groove est addictif, leurs compositions aux petits oignons, les solistes inspirés et leurs prestations torrides, tout cela dans une ambiance de fête et de partage. Un concert du collectif brooklynois «  Snarky Puppy  », c’est une expérience : vous prenez un plaisir fou, dès les premières minutes, mais sans savoir quel genre de musique vous êtes en train d’écouter. Jazz ? Funk ? Rock ? Pop ? Soul ? Jazz-rock ? Jazz-funk ? Tout ça à la fois, et avec une foi propre à renverser les montagnes. Véritable centrifugeuse musicale emmenée par le bassiste Michael League, ils seront à nouveau sur la mythique scène de «  Jazz à Juan  » «  for your brain and body  », votre âme et votre corps, puisque telle est leur devise !

Dimanche 10 juillet - 20:30
DEVON LAMARR ORGAN TRIO

Delvon Lamarr est le nom qui circule à la vitesse de l'éclair chez tous les amateurs de groove funky ces derniers temps, attendu comme le messie en Europe. Cre´e´ en 2015, le trio de Delvon Lamarr a su s’imposer et se faire un nom aux E´tats-Unis et a` l’international. Avec le son d’orgue e´mouvant de Delvon, le son de guitare explosif de Jimmy James et la batterie parfaite de Keith Laudieri, les trois artistes ont trouve´ l’e´quilibre parfait entre soul, jazz, rhythm 'n' blues et rock 'n' roll. Leur premier album intitule´ «  Close But No Cigar  » figure, en 2018, au premier rang du classement des albums de jazz contemporain ame´ricain, suivi de «  Live at Kexp  », un enregistrement qui offre un bel aperçu de la flamboyante énergie scénique des américains.

Une véritable leçon de groove. On pense bien sûr au génial Jimmy Smith et à tous ses chefs d'œuvre signés pour le label Blue Note, mais aussi par extension aux disques instrumentaux des «  Beastie Boys  ». Au cœur d'un incontestable revival de toute la mouvance soul-jazz des années 1960, Delvon Lamarr Organ Trio émerge du lot et se produit sur la scène internationale d'une façon fulgurante, jouant avec envie et spontanéité une musique réduite à son essence : l'âme et rien d'autre. Si vous aimez le son de Daptone Records, le rhythm 'n' blues des années 60 et la soul roots, sans chichi ni tricherie, ce concert est pour vous.

JOHN LEGEND
Incontournable et multiplatine, douze fois lauréat d’un Grammy Award® et ayant remporté un emblématique EGOT dans son intégralité (Emmy, Grammy, Oscar, Tony), John Legend mérite bien son nom. Dès son premier album, Get Lifted (2004), il imprime sa marque vocale et sonore dans le paysage de la nouvelle soul des années 2000. Cet auteur-compositeur et interprète, remarqué et signé par Kanye West, continue de gravir les échelons de la célébrité par de multiples collaborations pour des artistes de rap ou de soul, tout en enregistrant pour son propre compte les albums Once Again (2006) et Evolver (2008). En 2010, il s'accompagne du groupe «  The Roots  » pour l'album de reprises Wake Up !. Trois ans plus tard, il s'illustre sur Love in the Future et obtient avec All of Me qui en est extrait, son premier numéro un américain. En 2016 suit le cinquième album Darkness and Light.
La même année, il trouve dans La La Land son premier véritable rôle sur grand écran. Il a également composé la chanson Start a fire, que l'on peut entendre dans le film. En 2020, seize ans après son premier album, John Legend, qui a su si bien concilier l’atmosphère et l’émotion de la soul traditionnelle et les saveurs percutantes du hip-hop contemporain, revient avec un septième album Bigger Love, avant d’enchaîner sur deux mois de tournée à travers les États-Unis et de marquer les esprits en organisant un concert virtuel en direct au profit d’une œuvre caritative, qui réunit 500.000 participants ! Un artiste singulier et rare en France, doué d’un talent et d’une sensibilité hors du commun, que «  Jazz à Juan  » se réjouit d’accueillir.

Lundi 11 juillet - 20:30
MATTHIS PASCAUD & HUGH COLTMAN : «  NIGHT TRIPPIN  »

Jeune prodige de la guitare, sideman tre`s demande´ et compositeur de talent qui captive par ses compositions à la fois audacieuses, volcaniques et actuelles, Matthis Pascaud, après deux albums avec son groupe «  Square One  », rend hommage au légendaire guitariste et compositeur de la Nouvelle-Orléans : Dr John. Pour ce nouveau projet, il a choisi de collaborer avec le chanteur anglais Hugh Coltman. Ancien leader du groupe «  The Hoax  », Hugh Coltman, le plus frenchie des crooners anglais, enregistre le très réussi «  Shadows : Songs of Nat King Cole  » et remporte une «  Victoire du Jazz  » en 2017. Inspiré de la série «  Treme  » et ses trésors musicaux, il part à la Nouvelle Orléans pour écrire «  Who’s happy ?  » et affirme ses qualités de jazzman.
Ces deux grands admirateurs du pianiste/chanteur louisianais ont décidé d’explorer la période sixties de Dr John. Un sulfureux mélange réunissant le folklore de la Nouvelle-Orléans, l’ambiance électrique du groupe, la voix suave de Hugh, délicatement éraillée, et le jeu de guitare affirmé, volontaire et déterminé de Matthis, son écriture aboutie et très personnelle qui font de lui une des valeurs sûres de la scène musicale française. Une vraie leçon d’élégance, la légèreté divine d’une voix de funambule et, de bout en bout, un propos tout en intelligence musicienne.

TROMBONE SHORTY
Son nom de scène, le jeune Troy Andrews le doit à son frère aîné James, qui avait regardé avec amusement et attention comment Troy, qui n’avait alors que quatre ans, s’était faufilé au milieu de la procession avec un trombone mesurant deux fois sa taille. Cet enfant de la Nouvelle-Orléans fut des plus précoces, jouant en virtuose dès l’âge de cinq ans au sein des fanfares de sa ville natale. En plus de s’illustrer à la batterie et à la trompette, véritable surdoué, il est vite devenu une référence dans les milieux jazz, funk et dixie, mais aussi dans le rock, puisque tromboniste attitré de Lenny Kravitz depuis plusieurs années.
Mais Trombone Shorty a son quant à lui et développe son propre style, qu’il qualifie de «  supafunkrock  », petite merveille de funk et de groove. «  C’est comme le funk de James Brown mixé avec un son New-Orleans, avec ce que je fais qui vient se greffer par-dessus  », confie-t-il. C’est aussi sur scène que ce musicien de 36 ans au look de pop-star se révèle et épate ; incontestablement, le tromboniste et trompettiste, au charisme aussi fort que son souffle, est un virtuose. Chaque chorus, chaque note jouée soulève l’enthousiasme et renforce cette communion entre lui, le public et les autres musiciens. Dernier album : « Parking Lot Symphony

Mardi 12 juillet
CHARLES LLOYD QUARTET FEAT. BILL FRISELL, R. ROGERS & K. SCOTT

En 1966, le saxophoniste américain Charles Lloyd déboule à Juan avec une rythmique étonnante: le jeune Keith Jarrett au piano (21 ans), Cecil McBee à la basse et Jack DeJohnette à la batterie. «  Il avait un son énorme, que je n'avais jamais entendu en France. Le ténor, le gros truc, Coltrane, Rollins, ce genre de volume, de graves  », écrit Frédéric Goaty (Jazz Magazine). Premier musicien de jazz à vendre plus d’un million d’exemplaires d’un album (Forest Flower), Charles Lloyd a partagé les scènes des The Doors, Byrds, The Beach Boys et autres «  Grateful Dead  », influençant considérablement d’autres musiciens, tel Miles Davis.

Membre de l'écurie ECM, il a su créer son style, qui combine une évolution musicale permanente avec une tradition bien ancrée, au travers de sa prédilection pour les standards du jazz. «  Je suis toujours à la recherche de l'intervalle parfait, ce son qui révèle tout. Jusqu'à sa découverte, je devrai continuer à chercher ! Je ne peux rien tenir pour acquis.  » Plus précisément, le défi, son défi, consiste à rendre limpide ce qui est de prime abord complexe, faire l’alchimie entre les gammes de la musique country, certains airs du blues, les harmonies chères à Bartók et à Ellington, la quête spirituelle à la John Coltrane, la plainte du fado portugais… Cinquante-six ans après son premier concert sur la scène de la pinède Gould, Charles Lloyd épate encore !

CHUCHO VALDES & PAQUITO D'RIVERA REUNION SEXTET
60 ans ! Les aventures musicales partagées et l’étroite amitié entre le pianiste et compositeur Chucho Valdés et le saxophoniste, clarinettiste et compositeur Paquito D'Rivera remontent à 60 ans mais leurs chemins se sont rarement croisés ces dernières décennies. Les prix, les honneurs, les étagères remplies de récompenses… ne racontent qu'une partie de l'histoire de ces immenses musiciens. Chucho Valdés et Paquito D'Rivera ont accumulé plus de 25 Grammys et Latin Grammys à eux deux. Mais leur contribution à la musique, ensemble ou individuellement, va bien au-delà des chiffres et des médailles.
Chucho et Paquito rattrapent aujourd'hui le temps perdu avec un nouvel album, «  I Missed You Too  » («  Toi aussi tu m’as manqué  ») et une tournée mondiale.
Pour ces retrouvailles, ils se sont entourés d'une formation exceptionnelle : Diego Urcola à la trompette et au trombone à pistons, Armando Gola à la contrebasse et basse électrique, Dafnis Prieto à la batterie et Roberto Jr. Vizcaino aux percussions. Le répertoire sélectionné comprend d'anciens succès, dont certains sont déjà des standards du Latin Jazz, des classiques du répertoire latino-américain ainsi que des compositions originales. «  J'ai toujours eu l'espoir d'être à nouveau proche de Paquito et de rejouer avec lui  », dit Chucho. «  J'ai toujours eu cet espoir. Eh bien, nous y voilà !  »

Mercredi 13 juillet - 20:30
STACEY KENT

«  De sa voix pure, elle fige le beau maquillage de ses consœurs qui se craquèle soudain en éclats obsolètes, et voilà qu’une voix sort du miroir pour leur dire : Tu as la plus belle voix, ô ma Reine, mais la voix juvénile de Stacey t’a donné un p’tit coup de vieux, et désormais au royaume des crooneuses, c’est Stacey la plus belle  ». C’est ainsi qu’André Manoukian honore avec un beau lyrisme le plus doux sourire du jazz vocal. Avec une légion de fans dans le monde entier, l’américaine Stacey Kent accumule une foule d'honneurs et de récompenses dont une nomination au Grammy® mais aussi des ventes d'albums supérieures à 2 millions et de nombreuses certifications platine, double or et or qui ont atteint la première place des charts tout au long de sa carrière.

Même confinée, Stacey Kent s’est évadée en 2020 : elle a mis à profit l’isolement pour explorer un nouveau territoire de chansons, guidée par ses goûts éclectiques : deux nouveautés et des reprises de Barbara, Paul Simon, Lennon-McCartney, Kurt Weill-Ira Gershwin, Chico Buarque, «  Fleetwood Mac  ». Un périple virtuel qui a donné naissance à un album intimiste, façonné «  at home  » avec son mari Jim Tomlinson et, à distance, son complice, l’immense pianiste Art Hirahara. Comme la dame est partageuse, ses fans ont eu le bonheur d’entendre ces «  Songs From Other Places  », distillées sur le net en 2021, qui réveillent notre désir commun de déployer nos ailes, de renouer des liens. Le temps est venu de la retrouver sur scène à Juan et de vagabonder à ses côtés, bercés par sa voix suave et caressante.

VAN MORRISON
Ses tubes ont fait le tour du monde («  Gloria  », «  Here Comes the Night  », «  Baby Please Don't Go  »...) et ont été repris par le gratin de la scène : Jim Morrison, Jeff Buckley, Ray Charles, Rolling Stones... La liste est infinie. Depuis ses premières expérimentations rock - rhythm and blues avec le groupe «  Them  », dans les années 1960, Van Morrison a entrepris une série de métamorphoses musicales sans fin. Il est l'emblème de la génération Woodstock aux côtés de Bob Dylan, l'icône de la soul et du gospel, la vedette de duos enflammés avec Ray Charles, le roi de la mélodie populaire et le poète dont les textes sophistiqués témoignent d'une impressionnante culture littéraire, l'antistar, le bluesman voyageur et solitaire croisant John Lee Hooker et B. B. King sur son chemin.

Chapeau noir, costume noir. Van Morrison, homme à la carrière sans équivalent ni temps mort, est un personnage à part. Avec son attitude nonchalante, ce bougre irlandais a passé sa vie à souffler un air tiède de blues, de jazz, de rock. Il aime se balader un peu partout, comme pour mieux nous narguer. Toujours debout, toujours vivant, il remplit sa discographie brique par brique pour bâtir un royaume où les influences se croisent pour faire flancher les étiquettes. Il s’est ainsi forgé une carrière qui force l’admiration, sans break, ni excès destructeurs, sans jamais s'appesantir sur ses grandes chansons du passé et se tournant plutôt vers le présent. Sa quête est ailleurs : la musique, la création, l'échange, le blues et le jazz.

Jeudi 14 juillet - 20:30
SÉBASTIEN FARGE QUARTET

«  Ecrire, c’est essayer de trouver l’alchimie parfaite entre les notes. Trouver les belles notes qui vont s’unir entre elles ou même trouver LA note, celle que l’on attendait, celle que notre oreille attendait, cette évidence !… Ce n’est pas simple, mais ce défi m’interroge et me motive…  » Sébastien Farge se nourrit de rencontres, de partages, il se plaît à faire des passerelles entre les divers univers instrumentaux qui croisent sa route. Il ne fait pas de choix entre les
différents styles musicaux que permet l’accordéon, il les épouse tous avec curiosité et gourmandise (jazz, musique contemporaine, rock, musette…).
Et puisqu’il est ici question de rencontre, belle rencontre que celle du charismatique Sébastien avec trois personnalités marquantes : le pianiste Amaury Faye, le contrebassiste Gautier Laurent et le batteur Francis Arnaud.
La profonde connivence entre ces quatre musiciens, nous embarque dans un voyage émotionnel empreint d’énergie et de partages ; leur capacité à se réinventer, à se renouveler semble infinie.
Issu du dernier album de Sébastien Farge, Origines, un spectacle inventif, pimenté, coloré ou mélancolique, au service, jazz oblige, de l’improvisation.

CRÉATION JAZZ IN JUAN - THOMAS DE POURQUERY & SUPERSONIC
Difficile aujourd’hui d’ignorer l’existence de Thomas de Pourquery au sein de la scène jazz française. Multipliant les interventions en radio ou dans les plus grands magazines, la silhouette et la bonhomie caractéristiques de l’artiste sont omniprésentes. Musicalement, il s’emploie à dépoussiérer ce genre fourre-tout qu’est le jazz, sans pour autant renier ses fondamentaux. Après les prix et les succès, les attentes autour de sa nouvelle alliance avec ses acolytes du Supersonic étaient fébriles… Dix ans après la formation de ce supergroupe, satellisé dans l'orbite du compositeur et pianiste de jazz cosmique Sun Ra, le saxophoniste-chanteur Thomas de Pourquery reprend les commandes du vaisseau amiral dont son nouvel opus, Back To The Moon marque le troisième décollage.

Nouveauté pour cette 61e édition : en faisant appel à l’une des figures incontournables de la nouvelle scène jazz française, récemment directeur musical de la cérémonie des Oscars, «  Jazz à Juan  » tient à promouvoir la richesse du jazz hexagonal en donnant carte blanche à l’emblématique saxophoniste, qui s’adjoint la collaboration du Brass Band du Conservatoire de Musique d’Antibes Juan-les-Pins afin de présenter une version plus festive encore, plus cuivrée de «  Supersonic  ». Cette soirée en tout point exceptionnelle, offerte par la mairie en amont du traditionnel feu d’artifice, permettra à toutes et tous de profiter de ce qui sera, à n’en pas douter, l’un des temps forts du festival.

Samedi 16 juillet - 20:30
CROSS CURRENTS TRIO FEAT. D.HOLLAND, Z. HUSSAIN, C. POTTER

Le contrebassiste britannique Dave Holland, le percussionniste indien Zakir Hussain et le saxophoniste américain Chris Potter sont des légendes, des virtuoses atypiques, coloristes esthètes n’ayant jamais cessé d’ouvrir au jazz de nouveaux horizons… Dave Holland a épaulé des géants nommés Miles Davis, Stan Getz ou Chick Corea, avant de s’imposer comme un phare de la basse acoustique et électrique, membre éminent d’une génération qui a contribué à élargir les capacités expressives et mélodiques de la basse jazz.
Chez lui en Inde, Zakir Hussain, avec sa virtuosité éblouissante, bouillonnante généreuse, est un mythe, LE prince du tabla, percussion phare de la musique du nord de l’Inde qu’il n’a jamais cessé d’embarquer sur les terres du jazz, notamment avec son complice John McLaughlin au sein du groupe Shakti…
Chris Potter enfin, leur cadet de vingt ans, est le plus intègre et le plus impressionnant saxophoniste de sa génération, sideman pour la jazzosphère entière (il a participé à plus de 150 albums !) mais aussi compositeur et leader de ses propres projets (une vingtaine d’albums sous son nom).
Ensemble, Holland, Hussain et Potter se lancent dans l’exploration des influences du jazz dans la musique populaire indienne.

GILBERTO GIL & FAMILY
Gilberto Gil a le don de saisir des instants de la vie pour les intégrer dans ses chansons. La famille, la politique, les mouvements sociaux ou culturels, ce qui imprègne notre époque, tout est source d'inspiration pour une nouvelle chanson, une nouvelle mélodie. Gil a déjà chanté des chansons du nord-est de son enfance et de son admiration intemporelle pour Luiz Gonzague. Il a déjà écrit des chansons sur les avancées technologiques et leurs impacts sur l’être humain et nos sociétés. Il s'est plongé dans les profondeurs de l'être et a célébré à la fois la fête et la foi. Baigné dans le tropicalisme, à la guitare électrique ou à la guitare acoustique, son engagement envers la déesse de la musique est inébranlable.

Le thème central de son dernier album est la famille et l’amitié. Naturellement, petits-enfants, filles et fils musiciens et musiciennes ont composé les arrangements des chansons et sont devenus de plus en plus présents dans la vie et la musique de Gil. La proximité familiale produit une relation de grande liberté et d'intimité sur scène et en dehors. Alors, l'une des filles, Preta Gil, a lancé l'idée que toute la famille parte ensemble en tournée. Et cette idée s'est concrétisée. Certains d'entre eux sont musiciens, d'autres chanteurs, d'autres producteurs, tous plein de musique dans leur cœur, accompagnant, jouant et chantant avec Gilberto Gil sur différentes scènes européennes durant cet été 2022, dont, bien sûr, «  Jazz à Juan  ».

Dimanche 17 juillet - 20:30
JOEY ALEXANDER TRIO

Né à Bali le 25 juin 2003, Joey Alexander a découvert le jazz grâce à son père, qui a lui fait écouter les classiques du genre. A six ans, il commence à apprendre le piano en autodidacte avec le petit clavier électronique qu’il lui a offert. Il a huit ans lorsque l'UNESCO l'invite à jouer en solo pour un Herbie Hancock enchanté lors d'une visite du grand artiste en Indonésie. Joey plus tard fera remarquer à Herbie Hancock : «  Vous m'avez dit que vous croyiez en moi et depuis ce jour j'ai décidé de consacrer mon enfance au jazz  ». Une invitation de Wynton Marsalis sera sa première apparition aux Etats-Unis sur la scène du «  Jazz at Lincoln Center  ».
Un toucher aux milles nuances, d’une parfaite maîtrise rythmique, une jolie élégance dans les compositions et un impeccable don pour l’improvisation…
Joey Alexander aborde les standards avec une approche revigorante, les fusionne avec ses propres compositions, révèle le coeur et l'âme, sensibles et sincères, de sa personnalité de musicien… En 2020, il sort son 5e disque, «  Warna  », sur le prestigieux label Verve. Un opus qui fait suite à quatre albums parus chez Motema Music et qui lui ont valu trois nominations aux Grammy Awards, ainsi que les honneurs des magazines «  DownBeat  » et «  JazzTimes  ».

DIANA KRALL
Avec huit albums classés à la première place du classement jazz du Billboard lors leur sortie, cinq Grammy Awards®, huit Juno Awards et un nombre impressionnant de disques d’or et de platine, Diana Krall fait figure de véritable phénomène dans l’histoire du jazz. Son style inimitable transcende les genres musicaux et lui a permis de devenir l’une des artistes les plus marquantes de notre époque. Aussi belle que talentueuse, Diana Krall a apporté au jazz un visage séduisant et un indéniable talent vocal susceptibles d'attirer un public parfois rebuté par les clichés afférents à cette musique.

Elle a redonné au jazz vocal ses lettres de noblesse et rencontré le grand public avec une série d'albums tournés vers les standards du genre ou ouverts à d'autres styles (chanson traditionnelle, pop rock). Sa voix douce et chaleureuse et sa musicalité font le charme des disques à succès tels que All of You (1997), The Look of Love (2001) ou Quiet Nights (reprises de standards façon bossa-nova, 2009). La chanteuse canadienne n’hésite pas à casser les codes et opérer un véritable virage stylistique et musical avec le bouillant Glad Rag Doll (2012), suivi trois ans plus tard par les reprises des années 1960-1970 de Wallflower. En 2017, elle retrouve ses accents jazz dans Turn Up the Quiet, puis This Dream of You en 2020. Les plus belles salles du monde accueillent aujourd’hui celle qui est devenue l’une des grandes dames du jazz et la pinède Gould se réjouit de la retrouver.

Lundi 18 juillet - 20:30
TIGRAN HAMASYAN

Ce n’est pas un hasard si le nom de Tigran Hamasyan est si souvent cité par la jeune génération de musiciens de jazz comme une influence majeure. Il n’a que 16 ans lorsqu’il sort son premier album voilà une quinzaine d’années, et ne tarde pas à se faire un nom (et même un prénom) et conquérir l’Europe et les États-Unis avec son style inimitable, mélange inouï et hautement inflammable des enchevêtrements rythmiques du groupe de metal Meshuggah, de la grande tradition des pianistes de jazz de Thelonious Monk à Chick Corea, et des chants et des musiques traditionnelles de son Arménie natale. Le tout avec une intensité, une énergie et une puissance sonore irrésistible.

Tout en restant fidèle à la sonorité qui l’a rendu célèbre, Tigran n’a jamais cessé de renouveler ses sources d’inspiration et d’enrichir son monde intérieur de nouvelles couleurs. Après The Call Within, projet planant et atmosphérique, on le retrouve à Juan avec un nouveau trio, aux côtés de Matt Brewer et Justin Brown. En introspection perpétuelle et toujours en quête de nouvelles inspirations, c'est dans le passé que ce prodigieux pianiste a décidé de puiser pour son nouvel album (StandArt), une revisite des standards de jazz américain qui l’ont touchés au long de sa carrière.

HERBIE HANCOCK
Quand Miles Davis débarque en Europe (et à Juan !), en 1963, il a dans son nouveau quintet, aux côtés de Wayne Shorter, Ron Carter et Tony Williams, un pianiste de vingt-trois ans, Herbie Hancock, dont l'évident talent s'accompagne d'un projet aussi prometteur que raisonné quant à l'avenir du jazz : «  Il ne s'agit pas d'engager une compétition avec la musique classique, mais de bâtir une forme d'art qui n'ait rien à lui envier  ». De fait, rares sont les artistes qui ont su explorer une palette musicale aussi large que cette légende vivante du jazz, mettant du free dans son jazz-rock, des paillettes dans son funk, de l’électronique dans son swing.
Tout comme Gershwin marquant de son sceau la musique de Broadway, Hollywood et l'opéra américain, Hancock a ouvert de nouveaux horizons au jazz en influençant les tendances de la musique «  mainstream  » et la fusion pop-funk. De son duo «  acoustique  » avec Chick Corea (1978) au «  tube  » électrique et électronique (Rock it -1983), en passant par les hommages à Miles Davis, les musiques de film (Blow-Up d'Antonioni, Autour de minuit de Bertrand Tavernier), il n’a cessé de distribuer en tous sens et sous toutes les formes, avec un rare bonheur, les fruits de sa précocité et de sa générosité musicale, alliant avec une apparente facilité un toucher délicat et un jeu rythmique phénoménal.
La création de la «  Journée Internationale du Jazz  » en 2012 est la manifestation de son engagement sincère pour un partage universel des cultures et des valeurs humaines.

Mardi 19 juillet - 20:30
LET'S CELEBRATE GOSPEL

Le collectif «  Let’s Get Together  » fondé par la chanteuse Lisa Spada, réunit depuis plus de 10 ans la crème des artistes soul français sur les scènes des clubs parisiens. En tout, une vingtaine de musiciens et de chanteurs, réunis en de grandes messes soul survoltées, célébrant comme personne la grande musique afro-américaine. Aujourd’hui, la «  First French Family of Soul  » adapte son line up et décline son concept pour créer le programme «  Let’s Celebrate Gospel  » le temps d’un concert exceptionnel à la pinède autour des origines de la Soul Music, le gospel et ses grands standards.
«  Une haute dose de bonheur partagé - à la fois sur scène et dans la salle - dès lors qu’il s’agit d’incarner passionnément un grand répertoire. Un tel élan commun provoque des étincelles. Venez vous gonfler de bonnes vibrations et vivre un véritable moment de plaisir partagé (...) La grande force de cette réunion soul, au-delà de sa qualité musicale, c’est sa manière de carburer à l’énergie solaire et de puiser son élan dans une complicité rayonnante  » (Nicolas Teurnier, Soul Bag Mag).