ENVIRONNEMENT, SANTÉ

Situation de l'eau potable à Roquefort-les-Pins (suite)

Votre eau est constamment sous surveillance de votre délégataire, des collectivités et de l’Agence Régionale de Santé. Elle a d’ailleurs fait l’objet de 1801 analyses en 2020

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L'alimentation de la commune

Votre eau a montré une augmentation ponctuelle des taux de plomb et de nickel sur certains points de la commune.

Une eau passée de l'état "entartrant" à l'état "agressif"

La teneur en plomb de l’eau au robinet dépend :

  • des caractéristiques physico-chimiques de l’eau (pH, alcalinité, température)
  • du temps de stagnation de l’eau dans les réseaux de distribution et les systèmes de plomberie domestique qui contiennent du plomb, comme les tuyaux, les raccords, les soudures…

Si les temps de séjour de l’eau dans les canalisations sont relativement courts (les métaux n’ont donc pas le temps de “migrer” dans l’eau), ce n’est pas toujours le cas des branchements de particuliers. C’est pour cette raison qu’il est conseillé en l’état actuel de la situation de “purger” préventivement l’eau de votre réseau intérieur qui peut avoir séjourné plusieurs jours dans les canalisations en votre absence.

Pour Roquefort-les-Pins :

  • Les 4 ressources alimentant Roquefort les Pins ont été analysées : elles ne sont pas polluées  et ne présentent pas de plomb et de nickel.
    • Elles présentent une modification, plus ou moins importante du PH rendant l’eau plus abrasive ou « agressive » pour les canalisations et la robinetterie.

Les effets d'une eau aggressive

Une eau est dite « agressive » lorsqu’elle peut :

  • dissoudre le calcaire et le tartre (carbonate de calcium ou de magnésium) dans les canalisations,
  • provoquer la corrosion des métaux des conduites, des robinetteries…

Le calcaire et le tartre présents dans les canalisations, sous forme de dépôt, agissent comme une couche de protection des canalisations.

L’eau agressive s’attaque, dans un premier temps, à cette fine couche de protection puis s’attaque aux canalisations, soudures et équipements qui peuvent contenir du plomb et du nickel. Elle véhicule ces éléments jusqu’à votre robinet.

Une eau dite « agressive » n’est pas dangereuse pour l’homme, bien qu’elle engendre de la corrosion sur certains métaux. Certaines eaux naturelles sont « agressives » de par leur composition chimique, mais sont tout à fait potables et aptes à tous les usages du quotidien (exemple des certaines eaux douces de montagne).

Les actions menées

Les analyses d’eau sont quotidiennement effectuées tant par Veolia que l’ARS.

  • Actions curatives d’urgence : les actions menées depuis 10 jours
    • Purger des réseaux : l’objectif de ces manœuvres est de vider par tronçons les réseaux de cette eau agressive pour limiter son temps de contact avec les canalisations et évacuer les métaux qu’elle peut véhiculer.

    • Modifier l’alimentation de la commune : sur les 4 ressources, trois ont été privilégiées pour remplacer l’eau dans les réseaux en raison d’un PH plus favorable et moins corrosif.

Ces actions ont déjà produit des effets notables sur les analyses mais nécessitent du temps pour être pleinement efficaces jusqu’au retour à la normale.

  • Actions supplémentaires à mettre en œuvre 

Il s’agit de remettre l’eau distribuée à l’équilibre calco-carbonique, dès son pompage, afin qu’elle ne redevienne légèrement  entartrante.

Ce rééquilibrage consiste en un traitement de l’eau des 4 ressources  pour en réguler leur pH et la rendre ainsi légèrement incrustante pour reformer une couche protectrice à l’intérieur des canalisations.

Ce traitement, couramment pratiqué dans plusieurs régions en France, est en cours d’instruction par l’Agence Régionale de Santé.

Rappel des précautions à la maison

Les restrictions de l’arrêté préfectoral sont toujours applicables.

Il est recommandé de laisser couler l’eau deux minutes avant de l’utiliser pour les usages autorisés (hygiène notamment)